Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20 décembre 2017

Satu, berger d'Ethiopie.

1926639039.png

Ce nouvel article, accompagnant un portrait de berger éthiopien jamais publié jusqu'à présent,

est régulièrement mis à jour.

Les sites Internet qui m'ont inspiré seront mentionnés lors de la dernière étape de la publication,

ainsi que le nom du photographe dont je reproduis certaines œuvres.

__________________________________________________________________

2267916325.png

__________________________________________________________________ 

 

Vendredi 22 septembre

1645143556.JPG

Je me réjouis de vous le présenter...

 

dimanche 24 septembre

à suivre, cet après-midi :

131067336.png

Les terres semi-arides du Sud éthiopien sont le territoire exclusif du peuple Borana

qui a réussi à dompter cet environnement hostile.

 

Les Boranas, considérés comme issus de la lignée la plus pure et la plus ancienne des peuples d’Éthiopie, a su conserver un mode de vie traditionnel ancestral. Ils sont demeurés d’indéfectibles pasteurs semi-nomades, dépendant exclusivement pour leur subsistance de leurs troupeaux de zébus. La survie d’un bétail si précieux dépend de l’eau et les pousse à creuser d’impressionnants puits atteignant parfois une profondeur de 40 mètres. La technique employée pour l'excavation de ces puits en usage depuis des siècles s'est perdue.

De tels ouvrages témoignent d’une société qui devait être parfaitement organisée, susceptible de mobiliser des ressources humaines importantes. De cette organisation, les Boranas ont conservé un sens aigu de la discipline et de la coopération : le tirage de l’eau s’apparente à un service social auquel tous participent au profit de la communauté.

 

290535585.JPG

mercredi 27 septembre

 

949172962.png

 

Dans la corne de l’Afrique, au sud de l’Éthiopie, les pluies sont rares – à peine 300 mm par an - et en outre, ne se répartissent que durant une courte saison des pluies. La majeure partie de l’année, il ne pleut jamais ; la sécheresse est interminable ; l’herbe est grillée. Satu, à 66 ans, a toujours vécu au rythme des sécheresses et souffre de leur intensification. Les scientifiques ont observé une hausse de la température de 1,3 °C en 10 ans et une réduction de la pluviométrie de 10 % en 50 ans. Les périodes d’intense sécheresse se répètent de plus en plus souvent.

 

2714584144.jpg

Face à de telles conditions, confronté à un cruel manque d’eau et d’alimentation pour son bétail, comment Satu peut-il encore réussir à élever son troupeau de 30 vaches ?  Comment peut-il s'adapter ? 

4132216374.JPG

vendredi 29 septembre

175656013.png

Le petit troupeau de zébus que Satu, éleveur semi-nomade, possède, est sa principale richesse. Pour leur procurer l’eau dont elles ont besoin tous les deux jours, il parcourt plusieurs kilomètres à pied, deux heures de marche le matin et autant en début d'après-midi pour regagner le village.

En 2007, lors d’une sécheresse exceptionnelle, Satu avait perdu la moitié de ses vaches. Lui et sa famille avec ses sept enfants risquaient de perdre l’unique repas du soir –un bol de lait de vache, mélangé avec du maïs pilé-. Alors, Satu a acheté quelques chameaux, mieux adaptés à la sécheresse, qui lui donnent plus de lait que ses vaches. Il n’en possède pas beaucoup, car ils coûtent trop chers…

2728150553.JPG

 

2457561070.jpg

lundi 2 octobre

841879299.png

Si la saison sèche s’éternise, les niveaux d’eau s’amenuisent. Les tensions sont vives entre les éleveurs, vivant chacun dans une grande précarité. L’enjeu du dérèglement climatique global est crucial, tant pour le bétail que pour les hommes. La femme de Satu rejoint les autres femmes des villages environnants, au puits d’eau potable le plus proche. Ici, plus que partout au monde peut-être, les préoccupations humaines restent les besoins primaires : manger et boire. Le peuple Borana doit s’adapter pour survivre. Ainsi, depuis 2008, Satu et son village cultivent quelques céréales, un peu de maïs, de sorgho, de pois. La voie de la diversification est tracée, même si les rendements sont encore faibles…

 

781182224.JPG

jeudi 5 octobre

3753196270.png

Le photographe auteur de ces clichés de Satu donne régulièrement des conférences. Souvent, les participants lui demandent comment ils pourraient aider Satu et sa famille, ainsi que tous les peuples sous-alimentés à travers le monde, victimes du réchauffement climatique.

Sa réponse est simple : "Réduisons ici, dans notre pays, nos propres émissions de gaz à effet de serre, afin de ne pas amplifier la sécheresse là-bas, dans les régions vulnérables du sud ; car aider les personnes les plus vulnérables aux changements climatiques ne peut réussir que grâce à des actes simples et silencieux, ceux du quotidien, ici."

Pour lui, surmonter la faim est le défi le plus réalisable au monde. Il y a suffisamment de nourriture pour tous les humains  et il ne faut aucune révolution scientifique pour combattre ce fléau.

3499871713.JPG

Dernier rendez-vous ce dimanche 8 octobre,

pour la publication de la photo qui m'a inspiré ce dessin.

(ainsi que la publication du nom du photographe et des sites Internet qui m'ont inspiré)

 

dimanche 8 octobre

1894956331.png

Satu, le berger, une photo de Gaël Derive.

 2126566130.jpg

Ci-après, larges extraits et vidéos copiés sur le site de Gaël Derive (lien) :

Grâce à ses passionnants périples à travers le monde, sous toutes les latitudes - de l'Arctique à l'Amazonie, du Pacifique à l'Himalaya - Gaël est aujourd'hui l'un des grands témoins de l'évolution de l'Homme et de la planète...

"Je suis un expert. Je suis un grand témoin. J'interpelle la conscience de l’humain face à la beauté et la fragilité de la planète Terre. Aujourd'hui, le défi climatique nous impose un nouveau regard sur le développement de l'humanité. Osons le regarder en face, avec pragmatisme et humanisme. A nous d'inventer une nouvelle histoire. Nous en sommes capables. Tout démarre maintenant ..."

Au coeur de la nature

En tant qu'humain, Gaël est convaincu qu'il faut ressentir la beauté de la petite bille bleue terrestre pour percevoir le monde tel qu'il nous entoure. Ainsi, il parcourt la planète sous soutes les latitudes pour retranscrire sa diversité climatique, de la débâcle arctique aux sommets himalayens, des atolls perdus à la forêt amazonienne. L'émerveillement est la premier pas vers le respect.

Un expert scientifique

Docteur ès sciences, Gaël a travaillé au sein des grands organismes scientifiques français (CNRS, INRA, IRD) sur l'étude de la planète (la glace, l'eau, le climat, la biosphère). Son engagement l'a aussi amené à s'impliquer dans le premier Plan Climat d’une agglomération (PCET), celui de Grenoble. Avec son âme de scientifique, la rigueur de ses propos constitue toujours le pilier de son discours.

Un voyageur à hauteur d'homme

L'une des plus grandes richesses de la planète : l'humain. Gaël rencontre les hommes et femmes directement chez eux, dans leur famille, pour partager leur quotidien, les pieds dans les rizières ou sur la banquise. Chaque rencontre sonne comme un témoignage unique, apportant des bouts de réponses précieux. A hauteur d'homme, la situation humaine et planétaire se dévoile plus facilement.

 

 

 

 

L'une des plus grandes richesses de la planète : l'humain. Gaël rencontre les hommes et femmes directement chez eux, dans leur famille, pour partager leur quotidien, les pieds dans les rizières ou sur la banquise. Chaque rencontre sonne comme un témoignage unique, apportant des bouts de réponses précieux. A hauteur d'homme, la situation humaine et planétaire se dévoile plus facilement.

 

 

Si vous souhaitez approfondir le sujet, et découvrir plus encore Gaël Derive , je vous conseille aussi :

http://www.lr2l.fr/actualites/habiter-la-terre-avec-le-cl...

http://www.grands-reportages.com/tv-gael-derive-planete-c...

http://boutique.terrevivante.org/librairie/interview/aute...

https://fr-fr.facebook.com/gderive/

https://www.youtube.com/watch?v=rx75HeNBXK0

http://biosphere.blog.lemonde.fr/2015/02/26/nous-aurions-...

 

 

15 décembre 2017

Une sculpture Don de la nature, en bois flotté.

 

  samedi 1er juillet 2017   

Je suis heureux de vous présenter mon dessin en cours de réalisation,

une sculpture de la nature, avec du bois flotté en guise de matériau ...

3210262205.JPG

Commencé le 8 juin dernier, il est en voie d'achèvement.

Une semaine de travail encore, si tout va bien...

Venez découvrir les étapes de sa création dès demain, 2 juillet,

des premiers traits jusqu'aux derniers.

 

crayon%20anim%C3%A9.gif

 

  dimanche 2 juillet 2017: - premiers traits du 8 juin dernier -   

 

… humble création de la Nature …

… Des mois, des ans … combien ? les flots tumultueux d’un torrent de montagne du Tyrol

ont-ils balloté, caressé, ce bout de bois auquel mes mines, à leur tour, donnent forme ?

3021542146.JPG

crayon%20anim%C3%A9.gif

 

  lundi 3 juillet 2017: - traits au 11 juin -   


3884140678.JPG

crayon%20anim%C3%A9.gif

 

  mercredi 5 juillet 2017: - traits au 13 juin -   

 

1613071301.JPG

 

crayon%20anim%C3%A9.gif

 

  jeudi 6 juillet 2017: - traits au 16 juin -   

 

1085800334.JPG

crayon%20anim%C3%A9.gif

 

  samedi 8 juillet 2017: - traits au 25 juin -  

3339793613.JPG

crayon%20anim%C3%A9.gif

lundi 10 juillet 2017: - traits au 29 juin -  

2492165961.JPG

crayon%20anim%C3%A9.gif

  mardi 11 juillet 2017: - traits au 1er juillet -    

321758218.JPG

crayon%20anim%C3%A9.gif

  jeudi 13 juillet 2017: - traits au 3 juillet -     

1779728532.JPG

crayon%20anim%C3%A9.gif

  vendredi 14 juillet 2017: - traits au 5 juillet -   

3527905755.JPG

crayon%20anim%C3%A9.gif

  samedi 15 juillet 2017: - traits au 6 juillet -   

 

Bois séché au soleil entre deux crues torrentielles.

 Bois comme imprégné de nourriture terrestre.

 

Inlassablement, le courant a poli, à l’infini, nombre d'irrégularités du bois.

Rivages secrets de l’humble création que les vagues et flots modèlent sous mes doigts.

 

Ici, un nœud, un dégradé ; là, une courbe, des lignes parallèles ou qui s’opposent.

Diversité des traits ou la différence brille et rayonne.

 

 Je tente de traduire l’harmonie de l’ensemble, plaisante au regard, au toucher.

 

Je ne camoufle aucune des irrégularités du bois.

Au contraire, je les mets en valeur afin de satisfaire la particularité, l’unicité de la matière.

 

Mes mines paraissent effleurer le bois comme pour le palper.

En ressentir les rondeurs et les creux, les nervures et la fibre.

 

Tous les éléments du dessin sont assemblés.

Comme une énigme patiemment déchiffrée.

Le voici, entier, complet, rien n'y manque, pas même la signature.

Il vous délivre enfin ses secrets ...

 

  samedi 15 juillet 2017, en fin de soirée : - PHOTO DU 2 JUIN -   

391237749.JPG

 

Le deux mai dernier…

De passage dans la Zillertal, chez un jeune Tyrolien de ma belle-famille, menuisier-ébéniste de profession.

Chez lui tout n’est que bois façonné de ses mains. Mon regard s’attarde sur cette œuvre d’art posée sur un meuble… : je sais à l’instant qu’elle sera l’objet de mon prochain dessin !

Un instant bouche bée, je lui demande, quémande presque, non sans une émotion immanquablement perceptible,  si je peux la regarder de plus près…

Un court et profond échange de regards nous suffit : nous nous comprenons ! Il n'est pas le créateur de l’œuvre, mais il en serait tellement fier. Oui, c'est du bois flotté, trouvé sur le bord d'un torrent de montagne près de sa maison... Il sait ma passion pour le dessin, il connaît mes sujets de prédilection : il devine déjà, c’est probable, ce qui s’ensuivra… !

Je prends ; je touche ; je caresse ; j’admire… Je sors mon appareil photo, je cherche un endroit bien éclairé. Il me guide vers le balcon, devant un panneau en verre teinté : c’est là que je prends une, deux, trois, cinq, dix photos - sous tous les angles - de cette œuvre d’art façonnée par la Nature et tous ses éléments, avec en arrière-plan, un ciel, des nuages "à la Magritte."

Très modestement, j’ai tenté de dessiner cette merveille sous l’angle qui me plaît le mieux, l’angle que lui-même avait choisi en le posant sur son meuble, à hauteur de l’œil. Combien d’heures me suis-je penché sur ce dessin ? Cent cinquante… non, certainement davantage… deux cents… à tout le moins ! J’ai aimé relever ce superbe défi, j’ai du moins exploité au mieux les talents que l'on me connaît ; j’aime ce que j’ai réalisé…  

Mais, permettez-moi… Je viens de rouvrir sur mon ordinateur le dossier "souche de Hansjörg et Nicole".

Oh, vu de l’autre côté, ce bijou de bois flotté est tout aussi merveilleux !

... Un prochain dessin ? ...

2770574717.JPG

391237749.JPG

PROCHAIN ARTICLE 

MARDI 15 AOUT

EN COURS DE JOURNEE.

3199407460.gif

762519450.gif