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08 octobre 2017

Satu, berger d'Ethiopie.

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Ce nouvel article, accompagnant un portrait de berger éthiopien jamais publié jusqu'à présent,

est régulièrement mis à jour.

Les sites Internet qui m'ont inspiré seront mentionnés lors de la dernière étape de la publication,

ainsi que le nom du photographe dont je reproduis certaines œuvres.

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Vendredi 22 septembre

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Je me réjouis de vous le présenter...

 

dimanche 24 septembre

à suivre, cet après-midi :

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Les terres semi-arides du Sud éthiopien sont le territoire exclusif du peuple Borana

qui a réussi à dompter cet environnement hostile.

 

Les Boranas, considérés comme issus de la lignée la plus pure et la plus ancienne des peuples d’Éthiopie, a su conserver un mode de vie traditionnel ancestral. Ils sont demeurés d’indéfectibles pasteurs semi-nomades, dépendant exclusivement pour leur subsistance de leurs troupeaux de zébus. La survie d’un bétail si précieux dépend de l’eau et les pousse à creuser d’impressionnants puits atteignant parfois une profondeur de 40 mètres. La technique employée pour l'excavation de ces puits en usage depuis des siècles s'est perdue.

De tels ouvrages témoignent d’une société qui devait être parfaitement organisée, susceptible de mobiliser des ressources humaines importantes. De cette organisation, les Boranas ont conservé un sens aigu de la discipline et de la coopération : le tirage de l’eau s’apparente à un service social auquel tous participent au profit de la communauté.

 

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mercredi 27 septembre

 

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Dans la corne de l’Afrique, au sud de l’Éthiopie, les pluies sont rares – à peine 300 mm par an - et en outre, ne se répartissent que durant une courte saison des pluies. La majeure partie de l’année, il ne pleut jamais ; la sécheresse est interminable ; l’herbe est grillée. Satu, à 66 ans, a toujours vécu au rythme des sécheresses et souffre de leur intensification. Les scientifiques ont observé une hausse de la température de 1,3 °C en 10 ans et une réduction de la pluviométrie de 10 % en 50 ans. Les périodes d’intense sécheresse se répètent de plus en plus souvent.

 

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Face à de telles conditions, confronté à un cruel manque d’eau et d’alimentation pour son bétail, comment Satu peut-il encore réussir à élever son troupeau de 30 vaches ?  Comment peut-il s'adapter ? 

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vendredi 29 septembre

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Le petit troupeau de zébus que Satu, éleveur semi-nomade, possède, est sa principale richesse. Pour leur procurer l’eau dont elles ont besoin tous les deux jours, il parcourt plusieurs kilomètres à pied, deux heures de marche le matin et autant en début d'après-midi pour regagner le village.

En 2007, lors d’une sécheresse exceptionnelle, Satu avait perdu la moitié de ses vaches. Lui et sa famille avec ses sept enfants risquaient de perdre l’unique repas du soir –un bol de lait de vache, mélangé avec du maïs pilé-. Alors, Satu a acheté quelques chameaux, mieux adaptés à la sécheresse, qui lui donnent plus de lait que ses vaches. Il n’en possède pas beaucoup, car ils coûtent trop chers…

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lundi 2 octobre

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Si la saison sèche s’éternise, les niveaux d’eau s’amenuisent. Les tensions sont vives entre les éleveurs, vivant chacun dans une grande précarité. L’enjeu du dérèglement climatique global est crucial, tant pour le bétail que pour les hommes. La femme de Satu rejoint les autres femmes des villages environnants, au puits d’eau potable le plus proche. Ici, plus que partout au monde peut-être, les préoccupations humaines restent les besoins primaires : manger et boire. Le peuple Borana doit s’adapter pour survivre. Ainsi, depuis 2008, Satu et son village cultivent quelques céréales, un peu de maïs, de sorgho, de pois. La voie de la diversification est tracée, même si les rendements sont encore faibles…

 

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jeudi 5 octobre

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Le photographe auteur de ces clichés de Satu donne régulièrement des conférences. Souvent, les participants lui demandent comment ils pourraient aider Satu et sa famille, ainsi que tous les peuples sous-alimentés à travers le monde, victimes du réchauffement climatique.

Sa réponse est simple : "Réduisons ici, dans notre pays, nos propres émissions de gaz à effet de serre, afin de ne pas amplifier la sécheresse là-bas, dans les régions vulnérables du sud ; car aider les personnes les plus vulnérables aux changements climatiques ne peut réussir que grâce à des actes simples et silencieux, ceux du quotidien, ici."

Pour lui, surmonter la faim est le défi le plus réalisable au monde. Il y a suffisamment de nourriture pour tous les humains  et il ne faut aucune révolution scientifique pour combattre ce fléau.

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Dernier rendez-vous ce dimanche 8 octobre,

pour la publication de la photo qui m'a inspiré ce dessin.

(ainsi que la publication du nom du photographe et des sites Internet qui m'ont inspiré)

 

dimanche 8 octobre

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Satu, le berger, une photo de Gaël Derive.

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Ci-après, larges extraits et vidéos copiés sur le site de Gaël Derive (lien) :

Grâce à ses passionnants périples à travers le monde, sous toutes les latitudes - de l'Arctique à l'Amazonie, du Pacifique à l'Himalaya - Gaël est aujourd'hui l'un des grands témoins de l'évolution de l'Homme et de la planète...

"Je suis un expert. Je suis un grand témoin. J'interpelle la conscience de l’humain face à la beauté et la fragilité de la planète Terre. Aujourd'hui, le défi climatique nous impose un nouveau regard sur le développement de l'humanité. Osons le regarder en face, avec pragmatisme et humanisme. A nous d'inventer une nouvelle histoire. Nous en sommes capables. Tout démarre maintenant ..."

Au coeur de la nature

En tant qu'humain, Gaël est convaincu qu'il faut ressentir la beauté de la petite bille bleue terrestre pour percevoir le monde tel qu'il nous entoure. Ainsi, il parcourt la planète sous soutes les latitudes pour retranscrire sa diversité climatique, de la débâcle arctique aux sommets himalayens, des atolls perdus à la forêt amazonienne. L'émerveillement est la premier pas vers le respect.

Un expert scientifique

Docteur ès sciences, Gaël a travaillé au sein des grands organismes scientifiques français (CNRS, INRA, IRD) sur l'étude de la planète (la glace, l'eau, le climat, la biosphère). Son engagement l'a aussi amené à s'impliquer dans le premier Plan Climat d’une agglomération (PCET), celui de Grenoble. Avec son âme de scientifique, la rigueur de ses propos constitue toujours le pilier de son discours.

Un voyageur à hauteur d'homme

L'une des plus grandes richesses de la planète : l'humain. Gaël rencontre les hommes et femmes directement chez eux, dans leur famille, pour partager leur quotidien, les pieds dans les rizières ou sur la banquise. Chaque rencontre sonne comme un témoignage unique, apportant des bouts de réponses précieux. A hauteur d'homme, la situation humaine et planétaire se dévoile plus facilement.

 

 

 

 

L'une des plus grandes richesses de la planète : l'humain. Gaël rencontre les hommes et femmes directement chez eux, dans leur famille, pour partager leur quotidien, les pieds dans les rizières ou sur la banquise. Chaque rencontre sonne comme un témoignage unique, apportant des bouts de réponses précieux. A hauteur d'homme, la situation humaine et planétaire se dévoile plus facilement.

 

 

Si vous souhaitez approfondir le sujet, et découvrir plus encore Gaël Derive , je vous conseille aussi :

http://www.lr2l.fr/actualites/habiter-la-terre-avec-le-cl...

http://www.grands-reportages.com/tv-gael-derive-planete-c...

http://boutique.terrevivante.org/librairie/interview/aute...

https://fr-fr.facebook.com/gderive/

https://www.youtube.com/watch?v=rx75HeNBXK0

http://biosphere.blog.lemonde.fr/2015/02/26/nous-aurions-...

 

 

01 septembre 2017

Aubade sous la fenêtre (à Tilcara, en Argentine).

Ce dessin pas à pas, ainsi que l'article qui l'accompagne, 

sont à présent achevés.

 

Ne manquez pas la dernière mise à jour, en bas de page !!!

 

La date de la prochaine parution d'article sera annoncée à la mi-septembre.

 

Je vous remercie pour votre fidélité.

 

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Mardi 15 août 2017

Lors de la première publication de ce dessin en 2010,

sur un autre blog progressivement sauvegardé ici, complété par de nouvelles publications,

dans les premiers mots du texte l'accompagnant,

j'écrivais que ce dessin promettait d'être bien ... cadenassé !

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Autant vous prévenir d'emblée ! Il ne s'agit pas d'un dessin de cadenas d'amour !

  (voyez à ce sujet la note publiée, en cliquant sur ce lien.)

 

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Jeudi 17 août 2017

Sur mon dessin, pas la moindre inscription,

et un cadenas – vous l’aviez remarqué -, qui ne ferme rien !

 

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Aujourd’hui, je vous propose un élément déterminant de mon dessin :

une main vieille et ridée …

Pour la suite, permettez-moi de laisser libre cours à votre imagination !  

 

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crayon%20anim%C3%A9.gifSamedi 19 août 2017

Tous les deux jours, je vous présenterai l'une à la suite de l'autre les étapes évolutives de ce dessin qui prend vie, ce dessin de cadenas, ce dessin de main ridée.

Sans plus attendre, voici l'étape de ce jour :

 

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... deux mains appuyées sur un montant de bois ...

... les détails du gilet tout en dentelle ...

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Lundi 21 août 2017 

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.... un oeil ridé, un dos courbé, un torse appuyé ...

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Mercredi 17 août 2017

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... l'esquisse des lèvres, de ses commissures ...

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Vendredi 25 août 2017

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... la bouche d'une dame sans doute âgée ...

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Mais, que regarde-t-elle avec autant d'attention, d'intérêt, d'insistance ?

 Ne manquez pas de revenir dans deux jours, pour quelques éléments de réponse.

 

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Dimanche 27 août 2017

cadenas d'amour - 12 -

Que penser de ce regard ?

Est-il troublant ? Critique ? Inquisiteur ? Ou simplement … égaré ?

Arrivé à cette étape du dessin sur mon précédent blog OB, je demandai à mes quelques lecteurs d’imaginer ce que pense cette vieille dame, ce qu’elle regarde avec curiosité, avec une apparente extrême attention …

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Tantôt sérieux, tantôt humoristiques, voici ce qu'ils imaginaient : 

- Ce pourrait être la mère Michel qui a perdu son chat et crie à la fenêtre à qui le lui rendra !  D’ailleurs, qui sait ce que la mère Michel regardait vraiment !

- Ces mains paraissent porter moins d'années que l'aperçu de son visage...

- Contrairement à sa bouche édentée, son œil est éclatant !

- Cette dame âgée, sauf le respect que l’on lui doit, aurait peut-être été un rapace dans une vie antérieure avec son nez fortement charpenté, ses yeux vivaces ?  C’est vers d'autres horizons que se dirige sa pensée. On la verrait bien s'envoler avec des compagnons ailés ... Ce sont eux qu'elle guette.

- Cette femme a vu la réalité extérieure bien en face !

- Et si c’était la sorcière de Blanche-Neige ?

- Elle regarde, confiante, un événement insolite qui se passe devant chez elle, quelque chose qui a l'air de lui faire plaisir, peut-être des gens qui participent à une manif ?

 

Sachez que je n'ai pas reproduit ici le plus beau, le plus poétique, signé Aurore,

celui que j'avais préféré pour accompagner le dessin

à sa première (et dernière, car il avait été acheté !) exposition publique !

Je le garde pour le dernier jour de la présentation, pas à pas, de ce dessin.


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 Mardi 29 août 2017

 
Que regarde-t-elle, avec curiosité, tête, épaule et mains hors de cette lucarne ?

Qui est-elle ?

Les cheveux manquent encore... Les voici, quelque peu !

De quoi mieux appréhender le visage de cette vieille dame !

 

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 Jeudi 31 août 2017 

 

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Qui est-elle ?

Cette vieille dame parle le Quechua et vit à Tilcara, un petit village dont le nom pourrait signifier étoile filante, perdu dans la province de Jujuy, en Argentine, à 2 465 mètres d’altitude, un petit village dans la Quebrada de Humahuaca (un profond canyon) déclaré Patrimoine Culturel et Naturel de l’Humanité depuis 2003, ceci tant pour ses splendides paysages que pour les nombreux villages et cités qui abritent nombre de vestiges précolombiens et coloniaux, tels ceux de la culture Omaguaca conservée quasi intacte.

Mais que regarde-t-elle ?

Un merveilleux commentaire d'Aurore, de 2010, en guise de réponse, samedi matin !

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Samedi 1er septembre : fin !

Un fidèle ami d'enfance est venu lui donner l'aubade !

Il est suivi par une longue file de mulets chargés de fleurs séchées

(dame ! depuis tant d'années...)

timidement cueillies et conservées tout au long de sa vie.

Ce matin, le vieillard s'est dit :

"Il est temps de déclarer ma flamme à ma belle"...

 Aurore

 

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Mille Mercis encore, Aurore - son blog n'existe plus - ,

pour ce merveilleux commentaire reçu en 2010.

(lors de la première publication de ce dessin sur mon précédent blog, aujourd'hui à l'abandon)

 

30 mars 2015

Histoire d'un dessin pas à pas, d'un portrait, d'un homme, d'un artiste d'exception.

Nouvelle publication d'un dessin déjà présenté en novembre 2014.

En consultant en bas d'article les mises à jour régulières,

vous découvrirez progressivement un nouveau dessin pas à pas

et l'histoire d'un portrait, d'un homme, d'un artiste d'exception !

- DERNIERE ETAPE CE JEUDI  27 NOVEMBRE -

LUNDI 24 NOVEMBRE

Lorsque je dessine un portrait, j'appréhende à chaque fois le moment où il s'agira de dessiner les yeux.

Plus encore avec cet œil dessiné tout récemment, fin de l'été, à lui seul débordant d'expression, élément central d'une superbe photo aimablement offerte par un ami photographe...

Plus encore parce que cet œil est celui de quelqu'un que je connais personnellement et que j'ai, ces dernières semaines, plus d'une fois rencontré, parfois longuement...

(Lorsque le dessin sera achevé, il vous paraîtra réussi s'il est beau et si vous ne connaissez pas le modèle, alors qu'il pourrait me décevoir s'il ne ressemble pas à ce modèle que je connais si bien.  Par contre, lorsque je dessine un visage d'après photo de quelqu'un qui m'est inconnu, je ne cours guère de risque si la "copie" n'est pas conforme à la réalité : l'essentiel est qu'elle soit belle et attire le regard des gens, le vôtre, le mien...)

En entamant mon dessin par cet œil, je choisis donc délibérément de commencer par le plus risqué et si je ne réussis pas, j'abandonnerai le projet !

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Apparemment, c'est réussi...

Je prends le risque et je continue, je persévère ! 

Travaillons les sourcils, les petites rides sous les yeux...

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Les sourcils, très importants pour préciser le regard, me paraissent réussis...  Continuons !

Il s'agit de ne pas exagérer l'importance des rides, ce qui assurément n'enchanterait pas le modèle (qui, à ce moment-là, ignore tout de mon projet !).

Difficile aussi, cette oreille : les réglages photographiques l'ont rendue floue et les détails n'apparaissent guère, ou pas du tout.  Je choisis, comme à l'habitude, une fidélité totale à la photo qui m'inspire et la rend tout aussi floue.

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Quelques cheveux au niveau des oreilles, imprécis eux aussi...  Un nez à dessiner tout en douceur, prolongé par une ride nettement marquée ; la lèvre supérieure et quelques poils montrant que notre homme n'était pas rasé de près au moment de la prise  de vue !

MARDI 25 NOVEMBRE

Je suis fébrile tant j'ai peur de rater les éléments entamés du visage : je commence le menton...

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Mes mines se concentrent tour à tour sur chaque partie du visage déjà entamée.  

Toujours et toujours angoissé à l'idée d'aller trop vite et de me tromper, je change d'endroit : je me lance maintenant sur la mèche de cheveux couronnant le front, que j'appréhende aussi depuis l'entame du dessin ; tout va bien, continuons les cheveux près de la tempe...

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Rassuré par la tournure que prend le dessin, je voyage sur la feuille, du menton et des lèvres aux cheveux, à la joue, aux tempes...

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Tout va bien, me semble-t-il... 

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Je ne suis pas mécontent du menton et des lèvres, en voie d'achèvement. 

Le front ne devrait pas être source de difficultés...

Si l'on me voyait pour l'instant, j'affiche un sourire plus ample que celui, discret de mon modèle.  Car le voici enfin, le dessin achevé, et avec lui, le défi relevé...

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Qui est l'auteur de cette photo qui m'a inspiré ?  A qui sont ces rides souriantes ? A qui appartient ce demi-visage à l’œil qui vous regarde, vous observe, intensément, comme pour analyser votre âme ?  Qui possède un tel regard vous scrutant au plus profond de vos sentiments et semblant percevoir vos rêves les plus secrets ?  Comment mes mines m'ont-elles mené vers lui ?  Pourquoi ai-je ressenti ce besoin de le dessiner, en secret, puis de le publier (car il vient d'être publié...) ? 

Vous trouverez réponses à ces questions en revenant demain, ce jeudi 27 novembre et en cliquant, tout simplement, sur l'image qui apparaîtra ci-dessous !

 

JEUDI 27 NOVEMBRE : CLIC SUR L'IMAGE POUR DECOUVRIR LA SUITE

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08 novembre 2014

Lalibela, vieille Dame du Wollo.

 Je vous invite à consulter régulièrement, en bas d'article,

les mises à jour de ce dessin "pas à pas" et de l'article évolutif qui l'accompagne !

(un portrait présenté auparavant sur mon précédent blog et intégré sur le bandeau d'accueil ci-dessus)

MISE A JOUR CE VENDREDI 7 NOVEMBRE

 

LUNDI 27 OCTOBRE 2014

LALIBELA 
(1ère partie)
 
Le voici, ce portrait...  Un regard, avant tout.

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Je suis particulièrement fier de vous présenter à nouveau ce portrait d'une vieille Dame, et l'article remanié qui l'accompagne.
 
J'ignore comment se nomme cette vieille Africaine, que j'ai choisi d'appeler -comme son village- Lalibela : je l'ai patiemment dessinée tout au long du mois de novembre 2008, au rythme journalier moyen de quelque six heures de travail.
 
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Ses rides témoignent de son grand âge : Lalibela vit depuis toujours dans son pays natal, le Wollo.  Sur son visage las et fatigué semblent se lire les famines répétées, la sécheresse et le manque d’eau, les épidémies, les invasions de criquets et les dévastations des cultures qu'elle a connus : ce cruel sort que la nature a réservé à l’Éthiopie, tout particulièrement pour la province du Wollo, une province du Nord, l’une des régions les plus touchées par tous ces drames. 

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MARDI 28 OCTOBRE 2014

Un regard, avant tout... Mais aussi les rides de son front.

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Souvenez-vous : une famine aux dramatiques conséquences et très médiatisée -on avait déploré au moins un demi-million de morts- avait dévasté l'Éthiopie en 1984 et 1985. Dans le Nord, les guerres internes avaient été les conséquences ultimes de cette famine, alors que les faibles précipitations de 1984 étaient à leur origine.

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Le Nord, et donc parmi les autres provinces visibles sur la carte ci-dessus, la Province du Wollo (nommée également Ouollo), était en proie à la guerre civile causée par les insurrections du Tigray et de l'Erythrée.  Cette guerre avait provoqué un exode d'un demi-million de paysans de la région, s'enfuyant  principalement ver le Soudan.  Beaucoup de ces fugitifs avaient trouvé la mort lors de leur transfert vers les camps de réfugiés à l'étranger.

MERCREDI 29 OCTOBRE 2014

Un regard, avant tout ; mais aussi les rides de son front... 
Et sa bouche, avec de fines lèvres.

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Lalibela est avant tout le nom d'un village du Wollo, cette province du nord de l'Ethiopie tristement célèbre pour ses famines répétées : elles avaient donné lieu, en 1985, au concert "Live Aid".    
   

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 L'affiche. Freddy Mercury, chanteur du groupe Queen.
 
Ce drame suscita dans le monde une vive émotion, relayée par les médias, notamment en Occident où des actions caritatives furent menées un peu partout, comme les concerts « Live Aid » simultanés au Wembley Stadium de Londres et au John F. Kennedy Stadium de Philadelphie, en juillet 1985, sous l’impulsion du chanteur Bob Geldof (Y fut rassemblé le gratin des musiciens et groupes de rock de l'époque -certains sont encore très actifs 25 ans plus tard- comme Queen, Phil Collins, The Who, Elton John, Sting, Madonna, Bob Dylan, Led Zeppelin, Status Quo, Cat Stevens, U2). On estime à 1,5 milliard le nombre de personnes ayant suivi cet événement musical à la télévision dans plus de 100 pays différents. Je me souviens : je faisais partie de ces téléspectateurs.  L'intégralité de l'événement Live Aid fut commercialisée (toujours à des fins caritatives) sous la forme d'un coffret quadruple DVD en 2005, à l'occasion de son vingtième anniversaire.
 
Lalibela, lors d'une exposition de mes dessins en juin 2009 au Centre Culturel de Theux, était probablement le préféré du public, ou du moins celui qui impressionna le plus. Je n’oublierai jamais, particulièrement, cette visiteuse (pas celle visible sur la photo ci-dessous)...

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... qui resta un long moment, bouche bée, devant ce portrait, voulut m'adresser la parole mais trop émue et sans voix, versa une larme puis m’expliqua, après avoir repris un peu d’assurance, être bouleversée par ce visage, parce que les souffrances que cette vieille Ethiopienne porte en elle se lisent dans ses yeux fiers et son regard résigné...  Ce fardeau la rendait belle et superbe à ses yeux, me dit-elle encore, et faisait resurgir au plus profond d'elle-même des douleurs personnelles profondes. 
La beauté de cette belle Dame sur laquelle je m’étais penché près de deux cents heures, en un instant, venait d’être décuplée à mes yeux. La photo de ce visage m’avait ému : je n’imaginais pas que le dessin qu'il m'avait inspiré pourrait ensuite bouleverser quelqu’un à tel point.
 

JEUDI 30 OCTOBRE 2014

Cette vieille Dame

que j'ai appelée Lalibela

habite donc à Lalibela,

ce village du Wollo

tristement célèbre

pour ses famines répétées...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mais heureusement réputé

pour une toute autre raison

dont je souhaite vous parler...

   

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(2ème partie)

 
Le village de Lalibela est extrêmement réputé pour un autre aspect que les épisodes noirs de son histoire : avez-vous déjà entendu parler de ses églises taillées dans la pierre ?  Permettez-moi de vous les présenter : suivez le guide... le temps d'ajuster ma casquette !

Lalibela, cette vieille femme, est originaire de la ville de Lalibela, une cité monastique située à 2630 mètres d’altitude, de réputation internationale.
Cette renommée s’explique par la présence,  à proximité de maisons traditionnelles rondes, de onze églises monolithes taillées dans la roche, sur ordre d'un certain roi Lalibela, il y a 800 ans.
Le site est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1978. 
                                                                                    

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Gebre Meskel Lalibela, roi chrétien d'Ethiopie (1181 – 1221) au 13ème siècle, trouvant les pèlerinages à Jérusalem incertains, fonda Lalibela : en quelque sorte "une Jérusalem de remplacement" sur l'inspiration de cette dernière. En raison de l'expansion de l'islam en effet, il était de plus en plus difficile pour les pèlerins chrétiens éthiopiens de se rendre à Jérusalem.  La légende raconte qu' à sa naissance, le roi Lalibela fut entouré d'abeilles.  D'où son nom qui signifie "Les abeilles savent qu'il sera grand.".  Durant son enfance, le trône d'Ethiopie était occupé par son frère qui, de crainte que l'oracle ne se réalise, tenta de l'empoisonner.  Il resta trois jours dans le coma.  Cette "expérience de mort imminente", comme aujourd'hui l'on dirait, fut à l'époque considérée comme un miracle : Dieu fit monter Lalibela au ciel et lui commanda d'ériger des églises faites d'une seule pierre.  Le roi estima dès lors qu'il était nécessaire d'ordonner la construction d'un sanctuaire dans la ville.  Cette nouvelle Jérusalem aurait également son Jourdain et son mont Sinaï, des noms de lieux saints étant ainsi repris. Il en reste à l’époque actuelle un site extraordinaire avec toutes ces églises monolithes et de nombreux édifices religieux dispersés aux environs dans les superbes paysages près du Lac Tana, source du Nil Bleu. C’est devenu depuis la ville sainte des chrétiens orthodoxes.
 

VENDREDI 31 OCTOBRE 2014

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Ces onze églises monolithes, taillées dans une coulée de déchets volcaniques rouges, sont reliées entre elles par un dédale de tunnels et de passages qui débouchent sur des grottes d'ermites et des catacombes.


Elles diffèrent toutes les unes des autres autant par leur conception que leur style.  Deux d'entre elles sont ornées de peintures murales et de figurations sculptées très intéressantes. 
                                            

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L’église « Bet Giyorgis », consacrée à Saint Georges, patron de l'armée éthiopienne, est le dernier et le plus spectaculaire des célèbres temples de Lalibela.

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Creusé, taillé puis modelé dans la roche du sous-sol, il y a huit siècles, par l'excavation d’une large tranchée tout autour de ses quatre murs, le bâtiment est en forme de croix.

Son toit coïncide donc avec le niveau du sol naturel et un large fossé l'entoure.

Les autres églises et temples sont adossés à la paroi rocheuse ou entièrement dégagés.

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LUNDI 3 NOVEMBRE 2014

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L'apothéose de ce lieu se situe pendant les fêtes du Timkat, début janvier, lors de la fête de l’Épiphanie éthiopienne, fête majeure de l’année liturgique, qui commémore fastueusement –12 jours après le Noël éthiopien dans le calendrier justinien– le baptême du Christ dans les eaux du Jourdain.  Les Tables Sacrées, le “Tarot”, d’ordinaire visibles du seul clergé, sortent de la ville pour une nuit et sont apportées, précieusement recouvertes d’étoffes, au bord de l’eau. La sérénité et la ferveur la plus intense, alliées à la beauté des ornements liturgiques, font de cette fête qui se déroule durant deux jours un événement exceptionnel.  Lors des processions qui précèdent et terminent le baptême rituel de la foule des pèlerins, le clergé se mêle aux fidèles au son des chants, des tambours et des sistres, arborant costumes sacerdotaux et chapes brodées, grandes croix d'or et multicolores ombrelles chatoyantes en soie.  C'est un événement qui est resté profondément religieux et qui constitue une des facettes de la beauté de cette Éthiopie méconnue.

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Mais malheureusement il y a un hic : le site est en danger !

Bien sûr, elles se sont dégradées au fil des décennies, mais les églises ont toujours résisté aux guerres, aux invasions et aux pluies diluviennes qui s’abattent sur les hauts plateaux de juin à septembre. Pourtant, en ce XXIème siècle, elles vont devoir survivre à un bien plus terrible danger, une vague touristique sans précédent annoncée et déjà en route : le gouvernement veut attirer un maximum de visiteurs à Lalibela.  Un souci qui répond à l’extrême pauvreté de la région. L’environnement est en effet trop érodé, trop dégradé, ce qui rend impossible tout essor de la foresterie ou de l’agriculture.

Le tourisme est le seul moyen d’améliorer les conditions de vie des autochtones.  Il y a quelques années, plus de 90 % de ce peuple souffrait de malnutrition.  Un adulte sur trois était sans emploi, la plupart des autres survivant grâce à la vente de bois de feu ou à un salaire de journalier agricole.  Concrètement, les églises représentent la seule richesse de la ville.  Elles font vivre un clergé pléthorique —quelque 350 prêtres, 250 diacres, 400 élèves et quelques centaines de moines— mais heureusement aussi une partie de la population qui gravite autour des touristes étrangers que le site attire de plus en plus.

A présent, la cité médiévale doit réussir son entrée dans la modernité.  Au vingtième siècle, elle était encore inaccessible par la route pendant la saison des pluies.  Depuis 1997, une nouvelle route mène à la ville équipée d’un véritable aéroport.  L’électricité est arrivée.  Sur le site, des restaurants et boutiques de souvenirs, des musées et des parkings voient le jour, se multiplient.  A la longue, le tourisme tuera Lalibela, comme il a longtemps tué le Mont-Saint-Michel en France, avant que de nécessaires mesures soient prises.  C’est une catastrophe.  Des hôtels sont construits n’importe où alors qu’on aurait pu utiliser les villages traditionnels des environs pour loger les touristes.  Lalibela risque de continuer à se développer de façon anarchique si on ne donne pas d’orientations aux habitants et aux tour-opérateurs pour protéger le périmètre des églises.
   
 
 

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Pourtant, rien d’irréparable n’a encore été commis en tous lieux. Mieux, le développement touristique pourrait stimuler une mise en valeur intelligente du site. Les visiteurs sont massivement favorables à la protection du périmètre des églises, déplorant le mauvais état des monuments et regrettant qu’ils soient recouverts par des abris.

(Ces structures de tôle et de bois destinées à les protéger empêchent, avec plus ou moins d’efficacité, les infiltrations d’eau de continuer à ravager les églises, en attendant mieux.)
 
     

 

Malheureusement, des divergences sur les priorités en matière de conservation opposent l’Unesco à la Commission européenne, toutes deux impliquées dans la mise en valeur du site.  La première n’a pas les moyens de financer sa restauration, la seconde n’a pas vocation à le faire : la seule chose qu’elle puisse s’autoriser est de sauvegarder le potentiel touristique du pays.  L’Unesco et la Direction éthiopienne du Patrimoine voudraient voir les travaux de restauration commencer.  La Commission européenne continue malheureusement à prévoir davantage d’argent pour l’entretien des "abris" des églises que pour leur conservation, abris qui sont un mal nécessaire mais ne peuvent être que provisoires.  Ils permettront au moins de protéger les églises pendant dix ans.  Ensuite, il appartiendra à l’Éthiopie de trouver de l’argent pour financer les travaux.  Autant dire qu’ils ne sont pas prêts de démarrer.  Mais le ciel peut attendre...

 

MERCREDI 5 NOVEMBRE 2014

Cher lecteur, j'espère que ce condensé de mes nombreuses recherches sur internet vous aura permis de découvrir Lalibela et la richesse de son passé : ces quelques aspects plaisent - et suffisent le plus souvent - aux touristes "aisés" parcourant ce "fameux" Wollo.

Lalibela, non plus la vieille et si belle Dame, mais ce village unique, est ... renversant !  En effet, si la foi soulève les montagnes, à Lalibela, elle les a creusées.  Lorsque notre cher Occident œuvrait là à nos cathédrales, ici, à coups de pics et de haches, des églises monumentales ont été taillées dans la roche.  Alors que nos cathédrales s’élevaient vers le ciel, les onze églises de Lalibela surgissaient du dedans de la montagne. 

Mais dites-moi, le sort des ouvriers de ci était-il enviable à celui des ouvriers de là ?

Vous avez compris, en lisant la phrase précédente, que ce condensé digne d'un guide touristique ne me suffisait pas !  J'ai beaucoup songé à ce résumé avant de le préciser ...  Continuons donc : ne suivez plus le guide à casquette mais emboîtez son pas dans sa réflexion !

Le sort des ouvriers n'était guère enviable.  La technique de travail a été reconstituée, sans peine : ils creusaient longuement, longtemps, inlassablement, presque démunis d'outils, les  tranchées extérieures délimitant le bloc de l'église, son volume brut.  La taille du monument s’effectuait donc de haut en bas.  À partir du bloc ainsi mis au jour, les ouvriers élaguaient les pilastres incrustés dans des murs, ouvraient des fenêtres, puis pénétraient dans le roc et procédaient à la taille des plafonds, coupoles, nefs, croix, piliers, arcs, chapiteaux, marches, et tombeaux : ils créaient ainsi, de l’intérieur, une église complète, "normale" aurait-on envie de dire !  Personnellement, je dirais... tout à fait hors du commun !

Vous continuez à me suivre ?  Très bien : je ne pense pas que les guides pour touristes en tous genres fréquentant Lalibela me suivraient dans la voie que je choisis ici.  Suivons-la pourtant...

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VENDREDI 7 NOVEMBRE 2014

 

Vous continuez à me suivre ?  Très bien : je ne pense pas que les guides pour touristes en tous genres fréquentant Lalibela me suivraient dans la voie que je choisis ici. 

Ce qui m'étonne le plus, c'est que ces constructions me paraissent dépasser tout entendement.  Je reste pantois devant la dimension humaine que ces églises monolithes expriment le plus fortement.  Je n’ose imaginer les chantiers pharaoniques qui furent nécessaires : comment ne pas penser ici à cette  civilisation  égyptienne aujourd'hui disparue, à ces gigantesques monuments qui font florès tout au long du Nil et qui, sous couvert de protéger à l'extrême le corps du roi défunt, n'avaient comme seul but que de rendre plus glorieux encore le règne de l'un par rapport à celui des autres, ses prédécesseurs.  Je n'ose imaginer la peine des ouvriers (et des animaux, sans doute des ânes martyrs ? ) qui ont extrait et transporté des tonnes et des tonnes de pierres, tous ainsi exploités au nom de Dieu et au profit de qui, de quoi ?   Mais bien sûr, travailler pour Pharaon, œuvrer pour le dieu sur terre devait représenter un honneur infini aux yeux de tous ces artistes et artisans égyptiens.  Et au Wollo, il en fut de même : que de similitudes, du point de vue religieux s'entend, avec certains rites nilotiques.

Permettez-moi d'ouvrir une parenthèse sur le mystère de la foi, ce mystère qui constitue la "condition humaine". Ici d’impressionnantes églises surgies des entrailles rocheuses, là des pyramides insurmontables, là encore des cathédrales, des temples, et comme depuis des temps immémoriaux, des dolmens, des menhirs et autres mégalithes.  Que ne commet-on au nom de l’espérance plus ou moins aveuglante?  Là à Lalibela, tout autour de ces monuments sublimes, j'ai pu me rendre compte - parfois - lors de mes multiples recherches sur des sites et blogs en toutes langues et tous styles que la misère s’étale, insupportable.

Le gouvernement le sait, certainement, et reste, pour longtemps encore, profondément démuni.  Une chose est la pauvreté, et l’Éthiopie est pauvre, ça oui !, une autre est la misère, celle qui abaisse l’homme plus bas que la terre, plus bas que les fosses des églises glorieuses.  L’Afrique se distingue à cet égard.  Quand nos papes arrêteront-ils de se voiler la face ?  L’Éthiopie, particulièrement, émerge de ce bien triste lot ; il y a du monde sur le podium !

Si nous pouvions être à Lalibela, au Wollo, nous regarderions, bouche bée : ils sont là, mes lectures me l'ont révélé, comme en d’innombrables cours des miracles, ces mendiants qui ne sont presque plus humains, de vrais infra-humains, aveugles, estropiés, fous hagards, malades mourants, affamés.  Et comment ne pas parler de ces enfants à la rue, en guenilles, pris par la fièvre, mourants !  Allez soutenir leurs regards, ne pas vous dérober à leurs plain

tes, leur faire l’aumône, les prendre… en photo ?  Lalibela a été prise en photo : tant mieux pour moi, tant mieux pour vous qui passez me lire, ne nions pas notre "plaisir".  Lalibela, je me plais à l'imaginer, me ferait un large sourire si elle lisait cet article !  Tu ne te trompes pas, me dirait-elle de sa voix de sage, prends la photo, dessine-moi, et fais savoir à tous tes lecteurs notre souffrance à nous, peuple du Wollo, habitants de Lalibela.

Oui, Lalibela, tu as raison : j'ai eu raison de vous parler ainsi, à vous, chers amis ! 

 

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Mes sources d'informations essentielles :
Le site de l'Unesco : http://whc.unesco.org/fr/
Le site des destinations sacrées : http://www.sacred-destinations.com/
Le site des monuments rupestres : http://rupestre.free.fr
"Ethiopie contemporaine" de Gérard Prunier, Editions Karthala                         
Unesco World Heritage List : http://www.thesalmons.org/lynn/world.heritage.html
Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Lalibela
 

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Je vous remercie, chers lecteurs, pour votre attention...

La visite est terminée, pour cet article. 

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