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11 octobre 2014

TANT D'ATTENTES...

« TANT D’ATTENTES. »

MERCREDI 24 SEPTEMBRE

Pas à pas, de jour en jour, un tout nouveau dessin,

jamais présenté sur ce blog ou sur internet,

va prendre vie sous vos yeux...

Un dessin que je vous montrerai, achevé, en fin d'article, le dimanche 5 octobre.

Un dessin qui vient d'être primé : je vous en parlerai, de même en fin d'article.

"TANT D'ATTENTES" : ce portrait d’une Dame du Bénin que m’inspira une photographie de mon frère aîné (membre de l'ASBL "Amitiés Amay Bénin" et qui a pour projet la construction d'une école primaire pilote au Bénin à Mamatchoké), habite dans une région du pays très éloignée de tout  (deux heures de piste à moto car le village n’est pas accessible en voiture) que l’hôte béninois avait souhaité montrer à ses visiteurs.

Sur le chemin du retour, ils s’étaient arrêtés quelques minutes dans ce village où les hommes étaient occupés à reconstruire une classe (en terre battue).  C’est près de ce chantier que mon frère avait pris son cliché : "Sans doute la Dame s’était-elle rapprochée, me dit-il, car je n’ai pas pour habitude de faire des portraits d’aussi près..."

 

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Et il précise : "Ce qui est sûr, c’est que j'ai souvent croisé ce genre de regard, grave et digne, exprimant tacitement tant d’attentes…"

S'il y retournait à présent, il croiserait plus souvent encore de tels regards, dramatique actualité oblige dans ce pays d'Afrique de l'Ouest en état d'alerte, menacé par le virus Ebola frappant à ses frontières...

MISE A JOUR DU JEUDI 25 SEPTEMBRE

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MISE A JOUR DU VENDREDI 26 SEPTEMBRE

 

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 L’ŒIL EST LANGAGE
 
"Un regard est dans tout pays un langage."
 
George Herbert  

 

 MISE A JOUR DU SAMEDI 27 SEPTEMBRE

 
 
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 L’ŒIL EST REGARD
 
"Chacun de nous ignore la couleur de l'iris de presque tous ses amis.
L’œil est regard : il n'est œil que pour l'oculiste et pour le peintre. "
 
 
André Malraux  

  MISE A JOUR DU DIMANCHE 28 SEPTEMBRE

 

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LE REGARD EST VRAI
 
" Les yeux peuvent mentir, pas le regard. "

 Yasmina Khadra    

 

  MISE A JOUR DU LUNDI 29 SEPTEMBRE

 

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 LE REGARD EST SILENCE
 
"Quand le regard parle, la parole se tait. "
 
 
Henri-Frédéric Amiel   

 

 MISE A JOUR DU MERCREDI 1er OCTOBRE !

 

 

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LE REGARD EST SILENCE
 
" Si un regard est bien souvent une réponse, le silence en est une autre. "

 Sophie Cottin       

 

 MISE A JOUR DU JEUDI 2 OCTOBRE

 

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LE REGARD EST DIALOGUE
 
" Lorsque vos yeux me parlent, c'est mon cœur qui vous écoute. "

 Michel Vaner       

 

ULTIME MISE A JOUR, CE DIMANCHE 5 OCTOBRE ...

 

 

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14 mai 2014

Un dessin des Rolling Stones, les Papys du Rock qui font... de la résistance !

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un dessin de 2013 - dimensions 30 x 40 cm - de longues, longues heures de travail

 

Dernière mise à jour du dessin et de l'article le mercredi 14 mai.

 

MARDI 6 MAI

Le format est délibérément très réduit.  Jamais je n'ai, jusqu'alors, travaillé sur de si petits portraits.  Puisque j'ai choisi de relever un défi, autant qu'il soit le plus périlleux possible ! 

Avec à portée de main mes mines de 0,3 mm de diamètre d'une dureté allant de 4H, H et HB à B, j'élabore patiemment, dans un format de 30 x 40 cm, ces quatre célèbres visages ne mesurant sur mon papier pas plus de 7 cm de hauteur. 

Avec, à l'esprit, à chaque instant, la crainte de ne pas réussir à relever ce défi dont je vous parlais, ce défi qu'un ami, amateur de Rock and Roll, m'a un jour lancé, pas vraiment en blague !  Regarde, Jean-Claude, cette superbe photo des Stones : toi qui aimes tant rides et détails en tous genres, tu serais capable de les dessiner ? 

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Oh, non, avais-je répondu, la photo est trop sombre, trop noire, avec trop peu de détails ; trop difficile, trop risqué  !  Avec, dans la tête, déjà, secrètement, l'envie de relever ce fameux défi !

Puis, un jour, de longues semaines plus tard, je me suis lancé à pas feutrés dans l'aventure : et les premiers traits du premier visage sont doucement, tout doucement apparus...

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JEUDI 8 MAI 

Les Rolling Stones, depuis l'époque où il était coutume de demander tu es Beatles ou Rolling Stones ?, on aime... ou on n'aime pas !

Pour vous présenter ce dessin, pour vous parler de ce groupe, j'ai choisi un article paru sur FIGARO.fr, écrit par Nicolas Ungemuth, très caricatural peut-être, mais incitant à une intéressante réflexion sur ce groupe qui n'est plus à l'aube de sa vie ou au sommet de son talent, ni même de sa gloire, une intéressante réflexion sur notre société.

L' article, scindé en plusieurs parties, accompagnera l'évolution de mon dessin.

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FIGAROVOX/HUMEUR : Les billets pour le concert des Rolling Stones en juin prochain au Stade de France se sont arrachés en moins d'une heure.  Un succès incompréhensible pour Nicolas Ungemuth : le groupe n'est plus à la hauteur de sa splendeur passée et devrait prendre sa retraite.

Nicolas Ungemuth est critique littéraire et critique musical au Figaro Magazine. Il est notamment l'auteur de "Garageland" (Hoëbeke), d'une biographie de David Bowie (Librio Musique) et du "Roman du rock" (Le Rocher).

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SAMEDI 10 MAI

suite de l'article paru sur FIGARO.fr, écrit par Nicolas Ungemuth

Des gens s'arrachent des billets pour écouter un groupe décati dans des conditions acoustiques infectes, et dans un lieu si vaste que la plupart des spectateurs en seront rendus à regarder un écran géant.

Impossible de l'ignorer tant les médias l'ont martelé : les 75 000 billets pour le concert des Rolling Stones au Stade de France le 13 juin prochain se sont arrachés en 51 minutes.  En soi, ce n'est pas extraordinaire : si Internet (et le Stade de France) avait existé à l'époque de leur splendeur -en 1972, par exemple-, il y a fort à parier que tout cela serait parti en un quart d'heure. 

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Ce qui est extraordinaire, c'est que les Stones, précisément, ne sont plus à l'époque de leur splendeur, et que des gens s'arrachent des billets qui auraient valu 650 francs il n'y a pas si longtemps, pour écouter un groupe décati dans des conditions acoustiques infectes, et dans un lieu si vaste que la plupart des spectateurs en seront rendus à regarder un écran géant.  Pour y voir quoi, d'ailleurs ?

Keith Richards, des fanfreluches sur le front pour masquer sa calvitie, a une telle arthrose des doigts qu'il est désormais incapable de prendre un solo, et passe la plupart de ses concerts à prendre les vieilles poses de toréador qui ont fait son succès en jouant le moins de guitare possible.  Laissant le boulot à Ron Wood, pièce rapportée depuis 1976, qui ressemble désormais à un pivert lyophilisé passé au moule à gaufres.  À la batterie, Charlie Watts est blanc comme un boulanger en fin de journée.  Il y a un bassiste dont personne ne connaît le nom -Bill Wyman, homme sage et digne, a préféré quitter l'entreprise à la fin des années 1980- et Mick Jagger.

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LUNDI 12 MAI

suite de l'article paru sur FIGARO.fr, écrit par Nicolas Ungemuth

Les Stones sont vieux.  Ce n'est pas de leur faute : tout le monde, sauf les malchanceux, le devient un jour. Ils ont été, longtemps, le plus grand groupe de rock and roll du monde.  À l'époque où le rock and roll signifiait quelque chose.  Aujourd'hui, alors qu'on entend "Whole Lotta Love" de Led Zeppelin dans des publicités pour parfum, le rock est autre chose : c'est un musée, un vestige, une ruine, qu'on visite pour avoir la conscience tranquille.  Pour se dire qu'au fond de soi, on est resté jeune, qu'on est encore, le samedi soir, un peu rebelle malgré bobonne, les gosses, la maison à crédit et les vacances aux sports d'hiver ou en Toscane.  Le peuple a besoin de légendes, or il n'y a plus de légendes.  Qui sont les nouveaux Rolling Stones, les nouveaux Who, les nouveaux Beatles? Arcade Fire? Metronomy? Daft Punk? Allons, allons.

Ce Mick Jagger qui, tel Peter Pan, refuse de vieillir et se trémousse dans des tenues grotesques en chantant obstinément qu'il est un «combattant de la rue» et qu'il n'arrive pas à être «satisfait» (les 75 000 fois 100 euros rapportés pour cet unique concert devraient peut-être arranger cette situation, à supposer qu'elle en ait besoin).  On se demande s'il chantera "19th Nervous Breakdown" de la même manière que les Who osent encore beugler "I Hope I die before I get old" («j'espère mourir avant d'être vieux»), le slogan de leur antique tube 3My Generation".

On peut comprendre que cette absence, ce vide, engendre une nostalgie croissante pour un lointain âge d'or, mais on s'explique moins l'aveuglement du public refusant d'admettre la médiocrité de ceux qu'ils vont aller écouter à prix très fort.  Il ne viendrait à l'idée de personne de payer plus de 100 euros pour aller voir jouer John McEnroe à son âge, comme il ne serait venu à l'idée de personne de débourser la même somme pour aller écouter un pianiste classique de 80 ans, désormais incapable de jouer une sonate de Beethoven.  Mais les fans de rock, groupies dans l'âme, ne sont pas bien exigeants : ils se disent «au moins, j'aurais vu les Stones».  Pour eux, c'est un acte subversif.  Alors qu'en réalité, ils n'auront pas vu les Rolling Stones, qui n'existent plus -artistiquement parlant- depuis «Start Me Up» (et encore, les carottes étaient déjà cuites), c'est-à-dire depuis plus de 30 ans, mais un artefact, un avatar, une mauvaise copie.  Du rock and roll senior, embaumé, sentant la naphtaline et la subversion artificielle.  La lumière posthume d'un soleil éteint depuis longtemps…

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MERCREDI 14 MAI

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Par un heureux hasard de l'actualité, la semaine dernière, en ouvrant l'hebdomadaire belge "moustique" (n° 4606, 07-05-14), j'ai découvert cette photo, et dans l'article écrit par Luc Lorfèvre qu'elle illustre...

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... ce chapitre qui a retenu toute mon attention car il complète à merveille l'article paru dans Le Figaro : je vous le propose, en guise de conclusion.

LE ROCK, VALEUR REFUGE.

Vous n'y échapperez pas.  Un anniversaire (mort, naissance), une nouvelle tournée d'un groupe de dinosaures, un événement ponctuel comme le Record Store Day ou la période des fêtes de fin d'année sont autant de prétextes pour ressortir des oeuvres musicales qui datent de plusieurs décennies. "C'est avec les rééditions d'artistes pop ou rock que nous réalisons nos meilleures ventes", explique Arnaud Ray, responsable du back catalogue chez Universal Music.  "C'est logique, le rock n'a plus connu de grande révolution depuis le grunge voici vingt ans.  Ceux qui s'intéressent à ce genre musical aiment particulièrement remonter dans le temps.  C'est vrai aussi pour le disco ou la soul des seventies qui connaissent régulièrement un phénomène revival.  Par contre, les rééditions en chanson française fonctionnent moins bien que dans le passé, sans doute parce que le marché est saturé.  Au contraire des Stones ou d'un Jimi Hendrix qui sortent des archives susceptibles d'intéresser le public, on a pratiquement fait le tour avec le catalogue de Georges Brassens ou de Serge Gainsbourg."

Dans son récent ouvrage Rock'n'Roll is Here To Stay paru aux éditions Laffont, Bruno Lesprit ajoute une explication socio-économique à ce business de la nostalgie.  Si le rock refuse de passer la main et que les Stones ou AC/DC sont toujours à la mode, c'est parce que tous ceux qui ont grandi avec ce style de musique détiennent désormais le pouvoir : le pouvoir d'achat mais aussi le pouvoir d'influence et celui de décision.  Quand Barack Obama déclare ainsi dans un discours télé "C'est moi le Président des Etats-Unis, mais c'est Bruce Springsteen le Boss", on peut être sûr qu'il suscite un phénomène de curiosité auprès d'un jeune public qui ne connaît pas encore l'oeuvre de Springsteen.

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THE ROLLING STONES

un dessin de 2013 - dimensions 30 x 40 cm

Je vous abandonne quelques instants à vos réflexions personnelles à propos de ces articles de Nicolas Ungemuth et Luc Lorfèvre, tout en vous conseillant, si l'idée vous plaît, de regarder la page LES ROLLING STONES - SCULPTURE ET CARICATURES.   Vous y verrez que cette photo des Stones que j'ai dessinée, ou son plus célèbre membre Mick JAGGER,...

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... ont inspiré bien d'autres artistes que moi...  et souvent de très belle manière ! Les Stones sont-ils vieux ?  Du moins, vous y trouverez là une preuve qu'ils ne sont pas prêts de disparaître ou de tomber dans l'oubli...

rendez-vous

pour un prochain article,

un prochain dessin,

le mercredi 21 mai !

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28 novembre 2013

Ma perle d'Ethiopie...

 

DERNIERE MISE A JOUR EN BAS DE PAGE

CE MARDI 26 NOVEMBRE

 

MERCREDI 6 NOVEMBRE

Il y a près de trois ans, je me lançais - quelque peu sceptique tout de même - ce périlleux défi :

"Et si tu dessinais des centaines de perles colorées,

au portemine, en noir et blanc, en gris,  avec toutes les nuances que tes mines t'autorisent ?" 

Perles d'Ethiopie, perles tubulaires en pâte de verre,

un monde infini de poésie et de couleurs où se mêlent

les histoires du verre et l’alchimie des teintes.

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SAMEDI 9 NOVEMBRE

Perles nées sous les doigts des Egyptiens il y a des millénaires : 

ils confectionnaient une faïence de poudre de quartz pétrie avec du natron et cuite vers 900°, 

ce qui entraînait une vitrification ...

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MERCREDI 13 NOVEMBRE

 Les perles ?  Un trésor !

Perles de troc, utilisées comme monnaie jusqu’au XVe siècle...

Les perles ?  Un trésor !

Perles de parure et de code social, représentant encore maintenant opulence, rang et fortune...

Les perles ?  Un trésor !

Rouges, vertes, jaunes, bleues, oranges, roses, mauves ou noires,

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elles rivalisent de couleur et d’éclat pour cette jeune fille de la vallée de l’Omo, en Ethiopie...

VENDREDI 15 NOVEMBRE

Si vous feuilletez régulièrement les pages de ce blog, cette jeune Africaine arborant - à mes yeux d'Européen à tout le moins - un aussi surprenant qu'interminable collier de perles, ne vous est plus inconnue.

En outre, peut-être avez-vous eu l'occasion et la possibilité de la regarder de très près : j'avais choisi ce dessin "ma Perle d'Ethiopie" pour illustrer l'affiche de ma récente exposition

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et, le moins que je puisse encore en dire, en toute modestie, c'est que bien mis en valeur dans la Galerie - ainsi que pour une autre raison que j'ai l'intention de vous préciser bientôt -, il n'y est guère passé inaperçu.

... Sans oublier que, par cet article évolutif, il m'importe de vous en montrer le cheminement !

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mais aussi de vous parler de cette fière Ethiopienne et de sa tribu.

 

DIMANCHE 17 NOVEMBRE

Cette belle et énigmatique Africaine appartient au peuple des Nyangatoms vivant aux confins septentrionaux de l’Ethiopie, dans la basse vallée de la rivière Omo qui alimente le lac Turkana, situé pour l’essentiel sur le territoire du Kenya voisin. 

         

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La région, habituellement désolée et aride, est en pleine floraison après la saison des pluies.  La journée, un fusil d'assaut bariolé en bandoulière, les hommes mènent les troupeaux sur de vastes pâturages où les hautes tiges des champs de sorgho attirent chaque jour davantage d'oiseaux qu’il appartient aux femmes et aux enfants de chasser. 

Un fusil d’assaut bariolé en bandoulière ?  Une arme pour défendre les troupeaux et faire respecter son droit d'être là où on l’a décidé.  Une arme aussi pour dire que l'on est un homme, un guerrier.

Ethnie minoritaire originaire d'Ouganda - arrivée progressivement au coeur de la basse vallée de l'Omo vers la fin du XVIIIe siècle - les Nyangatoms seraient aujourd'hui 15.000 individus.  

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Les Nyangatoms !  Un nom de guerre signifiant les “fusils jaunes” ou “fusils neufs”.  Pendant des décennies, ce peuple combattant s'est battu sans relâche contre ses voisins pour l'accès aux pâturages et aux points d'eau. Une lutte sans merci avec les Karas et les Hamars à l'est, les Surmas et les Mursis au nord, les Turkanas et les Dassanechs au sud. 

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MERCREDI 20 NOVEMBRE 

Ces violentes et soudaines guerres entre tribus rivales résultent davantage des conditions écologiques de la vallée que d'une véritable inimitié culturelle.  Dans ce monde semi-désertique où, en dehors de la courte saison des pluies, l'accès à l'eau est limité à l'Omo et à quelques rivières temporaires, et où les aires de pâturage peuvent se modifier d'une année à l'autre, le premier arrivé sait qu'il survivra. 

Les Nyangatoms cultivent le sorgho, le maïs, les haricots, récoltent le miel dans les arbres, sèchent les poissons qu'ils pêchent.  L'homme possède pour toute richesse son troupeau, ses femmes et ses enfants, mais aussi ses ornements corporels, son appuie-tête et ses armes.

Les Nyangatoms ont réussi à maintenir leur mode de vie culturel et social très spécifique.  

L'identité de ce peuple de pasteurs et d'agriculteurs s'est construite autour de l'honneur, de la fierté et du courage. Naguère, celui qui tuait un ennemi au combat était honoré.  Aujourd’hui encore, le vol de bétail entre communautés voisines est fréquent et provoque inévitablement des situations conflictuelles.

Dans l'univers des Nyangatoms, les hommes peuvent se marier plusieurs fois.  Plus un homme possède de bétail, plus il peut prétendre à prendre une nouvelle épouse avec l'espoir de fonder son propre village au sein de la communauté.  La répartition des tâches de la vie quotidienne est à la fois très codifiée et pragmatique.  Certaines activités demeurent strictement masculines, comme la récolte du miel ou l'usage de l'arc et de la flèche pour extraire le sang du cou des zébus.  Les ornements portés par les femmes - colliers, labrets (plateau ou disque labial), bracelets - racontent l'histoire personnelle et indiquent la classe d'âge de leur propriétaire.  Ainsi l'appartenance sociale des femmes se lit-elle à livre ouvert au regard de tous les Nyangatoms.

 

Longtemps protégé par son mode de vie ancestral et l'isolement de la vallée de l'Omo,

ce peuple, aujourd'hui confronté à de graves problèmes, vit-il la fin de son histoire ?

Pour les Nyangatoms, le compte à rebours a-t-il commencé ?

Le monde agropastoral de ces semi-nomades est-il en voie de disparition ?

 

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De cette dramatique et sans doute inéluctable disparition, je vous reparlerai !

 

 SAMEDI 23 NOVEMBRE

 

 

Une lourde menace pèse sur les Nyangatoms de la basse vallée de l’Omo.

 

Tout comme sur les Mursis et tous les autres peuples des berges de la rivière, déjà presque en marge de la vie dans cette région le plus souvent sèche et aride.                                                   

 

      Gilgel Gibe III                                                                                                     

 

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Gilgel Gibe III : tel est le nom donné à ce gigantesque barrage hydroélectrique en construction dans le bassin supérieur de la rivière Omo, un barrage qui bouleversera le cycle du flux de la rivière.  Il remettra profondément en cause la gestion de l’eau et des territoires de la vallée de l’Omo, affectant immanquablement écosystèmes et modes de vie jusqu’au Lac Turkana du Nord du Kenya.

A terme, il finira par détruire la sécurité alimentaire et l’économie locale et conduira les populations (500 000 personnes appartenant à des communautés tribales éloignées et marginalisées, n’assurant leur subsistance qu’au travers de l’agriculture, la chasse ou la pêche) à l’exode forcé et à une sédentarisation nullement désirée, car elles sont entièrement dépendantes des crues alluvionnaires de la rivière pour leur existence.  Non sans avoir au préalable aiguisé les conflits locaux entre les différents groupes ethniques - composés essentiellement de pasteurs et pêcheurs - en quête de survie. 

Retenir l’eau en amont du lac va réduire le niveau de ses eaux de 7 à 10 mètres, avec toutes les conséquences que cela implique, comme, par exemple, la recrudescence de la malaria et de la typhoïde dues à la prolifération des moustiques.

La basse vallée de la rivière Omo - inscrite au patrimoine archéologique mondial de l’UNESCO, par les nombreux fossiles d’Hominiens découverts - est le lieu d’une riche biodiversité : une multitude de populations de crocodiles et d’hippopotames et de plus de 40 espèces de poissons y vivent.

Gilgel Gibe III est la troisième étape d’un vaste projet de constructions de complexes de barrages : Gibe I et II sont pour l’heure achevés.  Le gouvernement éthiopien projette d’en construire deux autres, Gibe IV et V.  Tout cela, l’on s’en doute, sans une réelle consultation des populations éthiopiennes affectées par ces projets et sans aucune consultation des autorités et populations kényanes.

Gilgel Gibe III, en voie d'achèvement, atteindra une hauteur de 243 m et sera associé à une centrale hydroélectrique de 1870 MW. qui triplerait ainsi la capacité du pays, actuellement de 800 MW. et assurerait l'exportation de l’électricité aux pays voisins par un système régional d'interconnexion de transmission. La production de Gilgel Gibe III sera entièrement exportée au Kenya.  Le coût total estimé avoisine 1,5 milliards d’Euros.

Aucune mesure n’a pourtant été prise,

aucun moyen financier n’a été engagé pour assurer le suivi des personnes déplacées...

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"Le problème aujourd'hui n'est pas l'énergie atomique, mais le coeur des hommes"

Albert EINSTEIN
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MARDI 26 NOVEMBRE 

Et si j'osais apporter de la couleur

- oh, si peu, à peine pour deux perles, mais si importantes ! -

au superbe collier de cette jeune et ravissante Nyangatom ?

3091333966.JPGC'est ce dessin que j'ai choisi de présenter, en octobre dernier, à un concours artistique organisé à la Galerie d'art "Espace Christie" de Soiron, un des plus beaux villages de Wallonie, sur le Plateau de Herve.

Ce dessin est depuis auréolé du "Prix du Jury Illustration" !

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PROCHAINE PUBLICATION

DEBUT DECEMBRE

     

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"Le mot, issu d'une pensée, peut, s'il est choisi avec le coeur, apporter son lot de bonheur

à la quête étouffée de celui qui le reçoit."

Graziella GUERRIER
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