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18 octobre 2018

Tseten, vieux Tibétain en exil.

 

ARTICLE ET DESSIN PAS À PAS

MIS A JOUR EN BAS DE PAGE

CE JEUDI 18 OCTOBRE

 

mardi 2 octobre 2018

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jeudi 4 octobre 2018

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1959. Tseten a presque 50 ans quand il est forcé d'abandonner son troupeau de chèvres et yacks pour fuir le Tibet. Comme lui, 2000 Tibétains vivent alors dans un camp de réfugiés près de Choglamsar, au Ladakh, à quelques kilomètres de Leh, en Inde. Il n'y possède plus qu'une chèvre et un petit lopin de terre où poussent quelques légumes :

"Grâce à ma culture bouddhiste, je suis heureux de vivre, quelque soit où..."

samedi 6 octobre 2018

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Le Ladakh a accueilli ses premiers réfugiés tibétains peu de temps après la fuite du Dalaï-Lama. La majeure partie des réfugiés sont arrivés au cours des années soixante.

1959. 100 000 Tibétains ont suivi le Dalaï-Lama dans son exode en Inde où il crée, dirige et démocratise le gouvernement tibétain en exil jusqu'en mars 2011. Il prend alors sa retraite : pour lui, le rôle politique des Dalaï-Lamas est dépassé et doit laisser place à la démocratie.

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1959. La majorité des Tibétains en exil viennent de l'Ouest tibétain. Comme le Ladakh est la terre étrangère la plus proche, vraiment très proche, ils traversent tout simplement la frontière à pied avec moutons et yaks.

Au Ladakh, les réfugiés tibétains se retrouvent dans un environnement familier. Mêmes montagnes rocheuses et prairies d'altitude, même climat intense et sec. Les habitants parlent la même langue, portent les mêmes vêtements, vénèrent les mêmes déités, mangent la même nourriture et boivent le même thé au beurre...

Le Ladakh est une région himalayenne de culture tibétaine, les réfugiés s'y installent - dans les années soixante - sans connaître le choc culturel vécu par ceux qui se retrouvent dans les autres régions d'Inde.

mercredi 10 octobre 2018

Tsetsen, comme tant d'autres Tibétains qui font leur marche définitive vers le Ladakh en 1959 ou ensuite, ne se considèrent pas directement affectés par l'occupation chinoise, car ils sont majoritairement de familles pauvres.

Mais ils n'ont pas de liberté religieuse.

L'interdiction de la religion est le premier argument invoqué par la plupart des réfugiés

pour expliquer pourquoi ils ont fait le choix de l'exil.

D'autres causes semblent toutefois jouer un rôle déterminant dans leur décision, parmi lesquelles l'emprisonnement des leader locaux, la conscription des garçons dans l'Armée Populaire de Libération et la collectivisation des terres qui commence à être mise en oeuvre après la fuite du Dalaï-Lama.

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vendredi 12 octobre 2018

Plus de 150 000 Tibétains vivent en exil à travers le monde. Une diaspora dynamique, regroupée autour de leur chef spirituel, le Dalaï-Lama, revendique l’originalité de sa culture et rêve pour l’immense majorité de retourner dans son pays, occupé depuis plus de 40 ans par les Chinois.

Sous prétexte d’apporter éducation, culture, hygiène et accès à un monde économique extérieur, le gouvernement de Mao a envahi petit à petit, dés 1949, les différentes provinces composant le Tibet et ainsi le "libérer". Mais de quoi ?


Le Tibet c’est 1 200 000 morts sur une population de 7 millions, plus de 6 000 monastères détruits, 8 millions de Chinois pour 6 millions de Tibétains vivant dans la Province "Tibet autonome", les deux autres provinces - l’Amdo et le Kham - ayant déjà été annexées par la Chine.

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lundi 15 octobre 2018

La guerre contre le terrorisme islamiste n’a pas encore été gagnée et risque de durer encore longtemps. La Chine ne profite-t-elle pas de l’aubaine pour faire légitimer sa répression sous couvert de lutte contre ce terrorisme ?

Mais où sont les terroristes au Tibet ?

Au crédit de son compte d’exploitation intra-muros, la Chine inscrit une plus grande marge de manœuvre dans la répression des minorités environnantes : celle des Ouighours du Xinjiang à majorité musulmane ; celle des Bouddhistes tibétains du Tibet ; celle des Chrétiens du Nord-Est. Tous ces peuples revendiquent davantage leur identité culturelle que leur indépendance. Mais le gouvernement de Pékin semble ne rien entendre. Il recherche avant tout l’union de toutes les nationalités : 团结 ( tuanjie / tuánjié ),  l’unité avant tout, quitte à éliminer ces minorités dites activistes.

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jeudi 18 octobre 2018

Nombreux sont les Tibétains qui ont quitté clandestinement leur pays dans l’espoir d’échapper au sort qui leur est réservé. Ou même parfois des parents confiant leurs enfants à des petits groupes qui fuyaient, quitte à leur faire affronter la barrière himalayenne pour qu'ils soient éduqués dans leur culture, en Inde en particulier, proche du Dalaï-Lama.

Dans le sillage du Dalaï-Lama, prix Nobel de la paix en 1989, un vaste réseau de soutien et d’aide s’est mis en place pour aider cette lutte non violente : création d’écoles où les cours sont dispensés en tibétain, développement de centre de santé traditionnel, préservation de la culture par la création de troupes de danses et théâtre tibétains.

Le développement de centres d'apprentissage tournés vers des métiers d'avenir et aussi la réflexion d'un statut juridique tibétain est autant d’exemples de la survie de la culture tibétaine en exil.

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prochaine étape

ce DIMANCHE 21 octobre

 

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Publié dans VISAGES DU MONDE | Tags : ladakh, tibet, dalaï-lama | Lien permanent | Commentaires (4) |

21 mars 2014

Rendez-vous en terre... peu connue ! Au Ladakh (ལ་དྭགས), avec Jigme et Sonam.

 

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Dès ce jeudi 13 mars, chaque jour,

pendant une semaine, JUSQU'AU 20 MARS,

partons en voyage en Inde, au Ladakh,

à la rencontre de Jigme et Sonam.

   

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Le Ladakh (ལ་དྭགས། wylie : la-dwags) est une région de l'État indien du Jammu-et-Cachemire, située dans sa partie orientale, et dont elle occupe plus de la moitié de la superficie. Cependant, c'est l'une des régions les moins peuplées du pays. Parfois appelé le Petit Tibet, le Ladakh est célèbre pour ses paysages montagneux et sa culture bouddhiste tibétaine. Sa ville la plus importante est Leh (གླེ་).

 

Source : Wikipedia

 

 

 

 

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Le photographe raconte...

"Nous étions en plein mois de novembre.  J'étais alors en voyage à Ladakh, dans un endroit très reculé près de la frontière tibétaine, lorsque je suis tombé sur un petit groupe de nomades en train de dépecer un yack pour les réserves hivernales de nourriture.

Ils étaient une trentaine et il semblait qu’elles étaient toutes unies par des liens de parenté.  Mon interprète leur parla de mon envie de prendre quelques photos : j'ai alors commencé à installer un flash puis à prendre des Polaroids pour leur distribuer, j'utilisais alors un Hassebald.

J'avais remarqué une jeune fille avec un bébé sur le dos.  Chaque fois que je la regardais, elle partait en courant dans sa tente en peau de yack.  Finalement, plus tard dans la journée, elle eut assez de courage pour se laisser prendre en photo.

Jigme et Sonam sont deux sœurs dont la famille est descendue il y a peu de ses terres himalayennes pour s'installer dans ce camp d'hiver sur le plateau tibétain, à 2000 mètres d'altitude. Quand j'ai donné à Jigme sa photo Polaroid, elle l'a regardée, a crié et a couru vers sa tente.  Je suppose que c'était la première fois qu'elle se voyait réellement car sa famille n'avait même pas de miroir.

J'ai depuis continué à prendre beaucoup de clichés de personnes vivant dans des terres reculées, n’ayant jamais vu leur propre tête. La réaction que j'obtiens le plus souvent est qu'elles ne croient pas que mes photographies les représentent vraiment..."

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 Phil Borges : un photographe humanitaire.

Phil Borges fait partie des Maîtres de la photographie américaine.  Souvent primé, il documente avec passion, depuis une quarantaine d'années, la vie des populations tribales du monde entier : les portraits qu’il en dresse et en diffuse soulèvent à chaque fois la question cruciale de la survie de ces peuples autochtones. 

Il considère que sa mission est spirituelle et part à la découverte des régions les plus éloignées de la planète.  Ses photographies suspendent le temps.  A la fois photographe, artiste et poète, il devient témoin et porte-parole de chacun de ces peuples uniques qu’il rencontre.  Il dénonce le plus souvent la dure réalité de leur triste condition.  Il donne une voix à ceux qui n’en ont pas.  Il diffuse les cultures qui disparaissent progressivement en mettant l’accent sur leur inestimable valeur.

"Je veux que le spectateur voit ces personnes en tant qu'individus, connaisse leurs noms et un peu de leur histoire, pas uniquement en les voyant comme des étrangers qui vivent dans de lointaines contrées, mais en les regardant comme êtres humains qui tour à tour souffrent ou connaissent le bonheur."

http://www.philborges.com/

Voyez aussi (en suivant le lien) "Le Trésor de Yama",

un autre dessin inspiré d'une photo de Phil Borges,

présenté sur ce blog en octobre 2013.

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1471554384.gifJEUDI 20 MARS 2014

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Un dessin au portemine graphite (dureté : B, HB, H, 4H ; épaisseur 0,3 mm)

dimensions : 30 x 35 cm

 

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Dès à présent, les commentaires sont ouverts...

 

Prochain dessin

au début du mois d'avril !

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