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27 août 2015

un dessin de "kapokier" ou "kapok tree" (ceiba pentendra), nommé encore "fromager".

Voyez ci-dessous l'évolution pas à pas de cet arbre

et en bas de page le dessin achevé

(JEUDI 27 août).

 

MARDI 4 AOÛT 2015

Voici la première étape de mon dernier dessin, celui d’un vieil arbre majestueux des forêts tropicales, pouvant atteindre une hauteur de soixante mètres et vivre trois siècles. 

Aujourd’hui, jetons un premier regard sur les détails d'une partie de la base de son tronc à contreforts ou racines-contreforts, si particulières, dont la hauteur atteint parfois deux mètres pour un diamètre approchant, pour les plus vieux, la dizaine de mètres. (je vous en montrerai l'une ou l'autre photo dans quelques jours).

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Je vous invite à revenir régulièrement pour découvrir les étapes suivantes de la réalisation de ce dessin, achevé à la fin de ce dernier mois de juillet ; comme de coutume, j'accompagnerai les photos de ce dessin pas à pas de multiples explications à propos de ce kapokier, répondant au nom vernaculaire de fromager et au nom scientifique de ceiba pentendra, appelé Kapok tree en anglais.

JEUDI 6 AOÛT 2015

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Une photo de Beth Moon m’a inspiré ce dessin.

Beth Moon, pendant 14 années, a parcouru les continents à la recherche des arbres les plus beaux, les plus vieux, les plus majestueux.  Elle a recueilli l’histoire de ces végétaux exceptionnels qui ont défié les années, sur des terrains privés ou des sites protégés.

Pour renforcer le caractère ancien de ces arbres séculaires, les plus grands parmi les plus vieux êtres vivants de la planète, Beth Moon a développé ses photos "à l’ancienne", au platine et au palladium.  Un procédé qui permet aux deux métaux de devenir partie intégrante du papier et de durer ainsi, elle l’espère, pendant des siècles : comme les arbres qu'elle a rassemblés dans son livre intitulé "Ancient Trees".

 

DIMANCHE 9 AOÛT 2015

 

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"Les courants océaniques et les vents transportent les graines de kapokier en Afrique"

En vert : zones de distribution du kapokier

Cet arbre dont j'ai tenté de dessiner les moindres détails de l’écorce (ride par ride, me suis-je souvent dit, comme ces marques du temps de quelque Dame âgée parfois dessinée), ce kapokier est un arbre vivant dans les forêts denses et humides des régions tropicales et subtropicales, nommées par les scientifiques forêts ombrophiles sempervirentes, ce qui signifie qu'elles sont composées essentiellement d’arbres à feuillage persistant, restant vert ou fleuri toute l’année (sempervirent - ou semperflorens – veut dire "à feuillage persistant"). 

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Je ne suis ni botaniste ni historien (et ne prétend en aucun cas l’être).  Dès lors, un aspect de mes diverses lectures - via l’écran de mon ordinateur - afin d'enrichir mes connaissances à propos cet arbre dont la photo m’a subjugué, me laisse songeur : l’origine de son nom fromager me paraît quelque peu incertaine.  Elle pourrait, ai-je lu, provenir de la consistance de son bois qui rappelle celle du fromage de Hollande, ou du fait que par ailleurs son bois était auparavant utilisé pour la fabrication de boîtes pour les fromages ; elle pourrait aussi être expliquée par la déformation de l’expression forme âgée inspirée par les reliefs du tronc évoquant ces rides dont je vous parlais précédemment.

 

MERCREDI 12 AOÛT 2015

Le tronc du kapokier (dont la base n'est pas encore achevée sur l'étape suivante de mon dessin ci-dessous) servait autrefois à la fabrication de pirogues - il était parfois appelé piroguier -, et plus tard de contreplaqués, de cageots et de caisses. Ce tronc, recouvert de grosses et larges épines lorsqu’il est jeune, est lisse et gris cendré à l’âge adulte. 

Les plus grosses branches de la couronne de l’arbre, que je commence à dessiner, étalées en forme d’immense parasol, supportent des plantes aériennes appelées épiphytes, fournissant l’habitat idéal à de nombreuses espèces animales. 

Ainsi, une multitude d’oiseaux se nourrissent et nichent aux plus hautes perches des extrémités ; les mammifères utilisent les membres de ce géant végétal comme des routes aériennes ; les grenouilles donnent vie à leurs têtards dans de petits réservoirs d’eau recueillis par les broméliacées suspendues à l’arbre ; les insectes atteignent le sommet de leur diversité dans la canopée de cet arbre colossal.

 

202673692.JPGDIMANCHE 16 AOÛT 2015

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Les fleurs du kapokier sont de couleur blanc crème, jaunâtre ou rosé avec une tache brune à la base, aux pétales très laineux.  La floraison est nocturne et lorsque l’arbre est dépourvu de feuilles.

Les fruits sont de longues capsules pendantes vertes d’environ 18 cm qui, à maturité, deviennent marron clair. Ces fruits sont remplis d’une fibre végétale soyeuse, blanchâtre, imputrescible et imperméable, proche du coton, appelée « Kapok », longtemps utilisée pour le rembourrage de coussins d’oreillers, de matelas et de gilets de sauvetage, également utilisée pour absorber les hydrocarbures lors de pollutions maritimes.  

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Elle est en revanche très inflammable, caractéristique qui a causé - en 1942 - l’incendie et la perte du paquebot Normandie dont les gilets de sauvetage en kapok ont pris feu par accident.1104949015.JPG

MERCREDI 19 AOÛT 2015


Le kapokier était un arbre sacré pour les Mayas d’Amérique centrale qui le vénéraient comme l’arbre de vie, considérant qu’il reliait le centre de la terre et le monde terrestre au monde des esprits du dessus, grâce aux longues et épaisses floraisons qui pendent de ses membres étalés, fournissant une connexion vers les cieux pour les âmes qui y montaient.    De nos jours encore, ce grand arbre est très souvent épargné lorsque les forêts sont décimées.  Seul vestige de ce passé végétal d’antan en rapide disparition, il n’est pas rare de voir un kapokier isolé étendant fièrement ses branches, ombrageant ainsi un pâturage ou un champ agricole.

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SAMEDI 22 AOÛT 2015

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Voici bientôt mon dessin de kapokier achevé.  La semaine prochaine, je vous présenterai trois photos d'admirables kapokiers, choisis parmi les plus gigantesques ! 

Auparavant, je ne voudrais clore la partie rédactionnelle et didactique de cet article sans aborder les vertus médicales que les habitants des régions tropicales lui attribuent, à tort peut-être ou très judicieusement, qui peut vraiment les certifier...

Ils lui reconnaissent des propriétés antiseptiques, anti-inflammatoires ou encore diurétiques qui servent à traiter maux de dents, aphtes, troubles intestinaux ou encore règles douloureuses.  Les racines sont réputées vomitives et utilisées lors de dysenterie chronique, rachitisme ou tétanos.  L’écorce aux vertus aphrodisiaques serait le remède idéal contre l’hypertension, la stérilité féminine, la toux, les caries dentaires, le paludisme, la diarrhée et la dysenterie, à nouveau. Les feuilles permettraient de soigner les maladies mentales, les abcès, la conjonctivite et la fièvre.  Les fleurs et fruits sont utilisés comme remède contre la céphalée et les vertiges.

MARDI 25 AOÛT 2015

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- le kapokier le plus large connu au monde -

 

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- une autre vue du kapokier le plus large connu au monde -

 une photo de Chrishibbard (encyclopédie wikipédia anglaise)

 

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Le kapokier relie le centre de la terre et le monde terrestre

au monde des esprits du dessus,

en connexion vers les cieux pour les âmes qui y montent. 

 

JEUDI 27 AOÛT 20152961874370.JPG

KAPOK TREE ou KAPOKIER

dessin achevé en juillet 2015

30 X 40 CM

PROCHAINE

PUBLICATION

AUX ALENTOURS

DE LA MI-SEPTEMBRE

 

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09 avril 2015

Chiens de traîneau, chiens d'attelage.

Découvrez la présentation pas-à-pas du dernier-né de ma collection de dessins.

En consultant en bas d'article les mises à jour régulières et annoncées,

vous découvrirez progressivement ce nouveau dessin  !

Dernière étape le JEUDI 9 AVRIL.

 

LUNDI 23 MARS 2015 (étape 1)

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Le plus souvent, les chiens de traîneau, chiens d’attelage par excellence, sont attachés deux par deux en ligne. Dans cette forme d’attelage nommée tandem double -la plus utilisée par les mushers, terme anglais pour meneurs de chiens-, les chiens sont attelés par deux, chaque chien étant attaché à une ligne centrale, la ligne de trait, par deux extrémités, par leur collier au niveau du cou et par un harnais au niveau du bas du dos, à l'origine de leur queue. 

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MERCREDI 25 MARS 2015 (étape 2)

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D’autres formes d’attelages existent selon le territoire dans lequel ils évoluent.

Dans le tandem double dont je vous parlais précédemment, les deux chiens de tête "font la trace", c'est-à-dire qu'ils préparent le terrain sur la neige fraîche et facilitent le passage des suivants qui avanceront ainsi plus aisément.  Cette forme d’attelage est le plus souvent utilisée pour les passages en forêt. L’on voit aussi parfois un attelage impair avec un seul leader, même si les chiens à sa suite sont disposés par deux...

Le tandem simple est préféré sur des pistes très étroites ou lorsque la neige est très profonde.  Les avantages de trace sont alors augmentés puisque chaque chien suit un seul guide qui peut être aidé, lorsque l’épaisseur de neige est trop importante, par le musher lui-même chaussé de raquettes et progressant pas à pas devant son attelage.  Mais avec ce type d’attelage plus long, les manœuvres –dans les virages par exemple- sont plus compliquées, et le démarrage de l’attelage est plus dur.  Les mushers privilégient alors de plus petits attelages...

attelage-tandem-simple.gifforme d'attelage simple

SAMEDI 28 MARS 2015 (étape 3 et 4)

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Moins répandu, l’attelage en éventail s’avère pourtant fort intéressant dans certaines circonstances.  Sans avoir besoin de faire de trace, les chiens se répartissent sur une plus grande largeur.  Principalement utilisé dans le Grand Nord, le Grand Blanc des Inuits vivant dans les régions arctiques du Groenland et de l’Amérique du Nord, c’est l’attelage idéal pour la chasse et les longs déplacements sur les territoires sans obstacles et les sols durs de la banquise enneigée et durcie par les vents qui soufflent. 

attelage-eventail-veritable.gifforme d'attelage en éventail véritable

 

Dans un attelage en éventail, chaque chien est plus libre que dans toute autre formation, pouvant courir plus aisément et davantage à son rythme.  Surtout, si un chien tombe dans une crevasse –comme lors d’une traversée d’un lac gelé- il n’emmène pas le reste de l’attelage avec lui et peut être sauvé plus facilement.

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DIMANCHE 29 MARS 2015 (étape 5)

L’inconvénient majeur d’une formation en éventail est la perte de puissance pour la traction.  Bien que dirigés à la voix et au claquement de fouet, tantôt à gauche tantôt à droite, les chiens sont parfois un peu trop écartés et l’énergie se perd dans plusieurs directions.

Les attelages en éventail de traîneaux à chiens peuvent se décliner sous une forme quelque peu différente que celle montrée hier sur le schéma : je vous en parlerai dès demain et vous présenterai la suite de ce dessin évolutif, si toutefois le rendez-vous vous convient.

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LUNDI 30 MARS 2015 (étape 6)

Dans l’éventail véritable, rappelé ci-dessous, chacun des chiens est directement relié au traîneau par une ligne de trait, toutes d’égale longueur.

attelage-eventail-veritable.gifforme d'attelage en éventail véritable

L’éventail allongé est semblable à l’attelage en éventail véritable, avec comme différence la longueur des lignes de traits : chaque chien est tenu à distance du traîneau à une longueur variable, selon les qualités et le rôle que le musher souhaite lui faire jouer dans l’attelage, les lignes de trait devenant progressivement plus longues lorsque l’on se rapproche des chiens centraux.  

attelage-eventail-allonge.gifforme d'attelage en éventail allongé

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 JEUDI 2 AVRIL 2015 (étape 7)

 L’attelage en éventail prend de l’ampleur : d'autres chiens le rejoindront-ils encore ? 

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 VENDREDI 3 AVRIL 2015 (étape 8)

Je ne sais à quelle race ces chiens appartiennent : sont-ils des husky sibériens, des malamutes d’Alaska, des esquimaux du Groenland, des samoyèdes, des alaskan huskies ?  Je me demande dans quelle mesure il est possible, même pour un spécialiste en races canines, de la déterminer en n’observant que cette seule photo de face ? 

Dès lors, sans connaissance particulière en la matière, je ne m'y risquerai pas !

Ce qui m’importe davantage, c'est le charme et la beauté de cette photo de chiens d'attelage ainsi unis dans l’effort, tirant un traîneau de prime abord invisible mais cependant bien réel, guidés par un musher dont la présence indispensable ne peut être décelée que par la silhouette de la tête et de l'épaule.  Le distinguez-vous, derrière l'un des chiens ?

Les chiens de traîneau, quelle que soit leur race, ont tous une silhouette, des comportements et instincts communs qui rappellent la loi du clan, propre à leurs ancêtres les loups !

Comme eux, ne sont-ils pas superbes ?  Leur corps solidement charpenté et leur tête de forme triangulaire où pointent des oreilles plutôt petites, bien dressées, attire immanquablement le regard.  Leur fourrure est double, avec un sous-poil cotonneux et une couche extérieure de poils denses et plus longs qui les protègent un peu plus encore du froid, du vent et de la neige.  Elle se prolonge en une queue retournée sur le dos.

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Les lois auxquelles ils se soumettent volontiers répondent chacune à l'instinct de conservation de l'espèce, qui prime dans la plupart des comportements animaux.  Avec, toutefois, des différences psychiques profondes par rapport au loup.  Mais tous préfèrent instinctivement la hiérarchie sociale de la meute à la solitude.  Comme dans une meute de loups, ils respectent un chef de groupe dominant qui s’impose comme étant le chien le plus fort physiquement et psychologiquement.

La comparaison s'arrêtera là...  Car leur réputation est excellente : l'on sympathisera naturellement, sans grande arrière-pensée, avec tout chien de ces races utilisées pour les attelages, en le regardant, l'admirant, le caressant.  Pourtant, leurs prédécesseurs, a contrario, souffrent d'un manque de considération  (depuis des siècles, l'homme a éprouvé une peur, une haine viscérale pour les loups qu'il décrit comme des animaux cruels, sanguinaires, lâches et sournois) qui, heureusement, disparaît progressivement...

DIMANCHE 5 AVRIL 2015 (étape 9)

Ils hurlent plutôt qu’ils n’aboient.  Un seul, souvent le chef de meute, entame une légère plainte lancinante qui va crescendo, et toute la troupe se met à l'unisson, quelques secondes ou plusieurs minutes, et en une fraction de seconde, tous s'arrêtent. Ces cris confirment qu’ils trouvent bien leurs origines dans les hordes sauvages de loups qui peuplent encore le Grand Nord. 

Ils communiquent entre eux par des mimiques diverses indiquant, pour celui qui est capable de les comprendre, la soumission (la plus spectaculaire : sur le dos, pattes en l'air, la gorge déployée et vulnérable) la provocation (pattes raides en se grandissant et en hérissant leur fourrure pour impressionner) ou simplement l’invitation au jeu. 

Dans un contexte polaire, ils s'avèrent être des chiens extrêmement durs, les places de la hiérarchie étant aussi enviées qu’enviables. Lorsque les motivations sont fortes, ils sont toujours prêts à grogner, à montrer les crocs.  Une bagarre est vite engagée, sans raison apparente, l’instinct ancestral des canidés sauvages bien présent.  Alors, le musher intervient rapidement, il faut en effet veiller à ce que cette attitude ne dégénère pas par la mort d’un chien.  Parfois, le seul son de sa voix calme les chiens.  Souvent, le chien le plus faible interrompt subitement le combat en adoptant l'une des positions de soumission. 

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LUNDI 6 AVRIL 2015 (étape 10)

N'est-il pas normal que, puisqu'ils descendent du loup, leur instinct de chasse soit très développé !  Mais mieux vaut être sur ses gardes : ils ne différencient pas la faune sauvage de la faune domestique !

D’aucuns leur attribue une réputation de férocité envers l'homme.  Cette réputation est totalement surfaite : ce sont des chiens très respectueux et amicaux s’ils sont bien éduqués.  D’ailleurs, on dit souvent... que les chiens ressemblent à leur maître !

Tous les chiens de traîneau ont en commun la conformation de leur corps, qui leur permet de courir devant un traîneau, et leur volonté de courir, le fameux "will to go" !  Mais attention : un vieil adage eskimo dit "Pas de pattes, pas de chien ".  Il prouve combien il est important pour le musher de prendre parfaitement soin des pattes de ses chiens, tant le contact répété avec la neige et la glace peut se révéler destructeur. Pour prévenir les problèmes, rien de mieux que des onguents spéciaux et les fameuses bottines, vues au moins une fois par tout spectateur sur une course de traîneaux à chiens.  Mais la bottine, pour amusante qu'elle soit, est une véritable nécessité et atteint un niveau de technicité important.  On en trouve en nylon épais, polypropylène, en Cordura (le tissu le plus résistant qui soit à l'abrasion), en fourrure polaire ou en kevlar tissé, selon le type de neige rencontré.

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LUNDI 6 AVRIL 2015 (étape 11 - étape finale - dessin achevé) 

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dessin 10 x 40 cm - mines de graphites 0,3 mm 4H, H, HB, B et 0,5 mm B

 

A voir, regarder, observer, analyser cette image dans ses moindres détails pour bien la percevoir afin de la dessiner au mieux...

A voir, regarder, observer, analyser ces chiens de traîneaux dans leurs moindres détails pour bien les percevoir afin de les dessiner au mieux...

A voir, regarder, observer, analyser, percevoir dans ses moindres détails - afin de le dessiner au mieux - cet attelage tout juste décelable par quelques centimètres de lignes de trait, devançant son musher tout juste perceptible par une forme de tête sombre et l'épaule couverte d'un épais manteau de fourrure...

... j'ai si souvent imaginé une meute de loups, tous pacifiques, lancée vers moi, à pleine vitesse, sur une vaste étendue enneigée, une meute de loups pacifiques lancée vers moi et qui pourrait être comparable à ce pacifique attelage de chiens de traîneaux... 

... j'ai si souvent réfléchi à ce manque de considération de certains hommes pour le loup, cette peur, cette haine viscérale dont je vous parlais précédemment, et qui serait, face à ce spectacle qui m'émerveille, totalement injustifiée et irrespectueuse...

 

Nous n'avions pour eux aucune haine.

Ils faisaient métier de loups comme nous faisions métier d'hommes.

Ils étaient créatures de Dieu.

Comme nous.

Ils étaient nés prédateurs.

Comme l'homme.

Mais ils étaient restés prédateurs, alors que l'homme était devenu destructeur.

 

Paul-Emile Victor

 

Paul Eugène Victor dit Paul-Émile Victor, né le 28 juin 1907 à Genève, décédé le 7 mars 1995 à Bora-Bora, était un explorateur polaire, scientifique, ethnologue, écrivain français, fondateur et patron des expédions polaires françaises durant 29 ans.

En 1936, il réalise l’exploit de traverser le Groenland en traîneaux à chiens, d'ouest en est, avec ses compagnons Robert Gessain, Michel Perez et le Danois Eigil Knuth.  Arrivé à l'est, il reste quatorze mois seul à Kangerlussatsiag au sein d'une famille Inuits "Comme un eskimo parmi les eskimos".

source : Wikipédia

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Mes sources d'information pour la rédaction de cet article :

Les races de chiens de traîneaux

Chiens et traîneaux magazine

Le blog de l'Outdoor qui a du chien

La ferme des Huskies

Futura - Sciences

Voyage Forum

 

 

 

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30 mars 2015

Histoire d'un dessin pas à pas, d'un portrait, d'un homme, d'un artiste d'exception.

Nouvelle publication d'un dessin déjà présenté en novembre 2014.

En consultant en bas d'article les mises à jour régulières,

vous découvrirez progressivement un nouveau dessin pas à pas

et l'histoire d'un portrait, d'un homme, d'un artiste d'exception !

- DERNIERE ETAPE CE JEUDI  27 NOVEMBRE -

LUNDI 24 NOVEMBRE

Lorsque je dessine un portrait, j'appréhende à chaque fois le moment où il s'agira de dessiner les yeux.

Plus encore avec cet œil dessiné tout récemment, fin de l'été, à lui seul débordant d'expression, élément central d'une superbe photo aimablement offerte par un ami photographe...

Plus encore parce que cet œil est celui de quelqu'un que je connais personnellement et que j'ai, ces dernières semaines, plus d'une fois rencontré, parfois longuement...

(Lorsque le dessin sera achevé, il vous paraîtra réussi s'il est beau et si vous ne connaissez pas le modèle, alors qu'il pourrait me décevoir s'il ne ressemble pas à ce modèle que je connais si bien.  Par contre, lorsque je dessine un visage d'après photo de quelqu'un qui m'est inconnu, je ne cours guère de risque si la "copie" n'est pas conforme à la réalité : l'essentiel est qu'elle soit belle et attire le regard des gens, le vôtre, le mien...)

En entamant mon dessin par cet œil, je choisis donc délibérément de commencer par le plus risqué et si je ne réussis pas, j'abandonnerai le projet !

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Apparemment, c'est réussi...

Je prends le risque et je continue, je persévère ! 

Travaillons les sourcils, les petites rides sous les yeux...

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Les sourcils, très importants pour préciser le regard, me paraissent réussis...  Continuons !

Il s'agit de ne pas exagérer l'importance des rides, ce qui assurément n'enchanterait pas le modèle (qui, à ce moment-là, ignore tout de mon projet !).

Difficile aussi, cette oreille : les réglages photographiques l'ont rendue floue et les détails n'apparaissent guère, ou pas du tout.  Je choisis, comme à l'habitude, une fidélité totale à la photo qui m'inspire et la rend tout aussi floue.

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Quelques cheveux au niveau des oreilles, imprécis eux aussi...  Un nez à dessiner tout en douceur, prolongé par une ride nettement marquée ; la lèvre supérieure et quelques poils montrant que notre homme n'était pas rasé de près au moment de la prise  de vue !

MARDI 25 NOVEMBRE

Je suis fébrile tant j'ai peur de rater les éléments entamés du visage : je commence le menton...

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Mes mines se concentrent tour à tour sur chaque partie du visage déjà entamée.  

Toujours et toujours angoissé à l'idée d'aller trop vite et de me tromper, je change d'endroit : je me lance maintenant sur la mèche de cheveux couronnant le front, que j'appréhende aussi depuis l'entame du dessin ; tout va bien, continuons les cheveux près de la tempe...

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Rassuré par la tournure que prend le dessin, je voyage sur la feuille, du menton et des lèvres aux cheveux, à la joue, aux tempes...

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Tout va bien, me semble-t-il... 

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Je ne suis pas mécontent du menton et des lèvres, en voie d'achèvement. 

Le front ne devrait pas être source de difficultés...

Si l'on me voyait pour l'instant, j'affiche un sourire plus ample que celui, discret de mon modèle.  Car le voici enfin, le dessin achevé, et avec lui, le défi relevé...

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Qui est l'auteur de cette photo qui m'a inspiré ?  A qui sont ces rides souriantes ? A qui appartient ce demi-visage à l’œil qui vous regarde, vous observe, intensément, comme pour analyser votre âme ?  Qui possède un tel regard vous scrutant au plus profond de vos sentiments et semblant percevoir vos rêves les plus secrets ?  Comment mes mines m'ont-elles mené vers lui ?  Pourquoi ai-je ressenti ce besoin de le dessiner, en secret, puis de le publier (car il vient d'être publié...) ? 

Vous trouverez réponses à ces questions en revenant demain, ce jeudi 27 novembre et en cliquant, tout simplement, sur l'image qui apparaîtra ci-dessous !

 

JEUDI 27 NOVEMBRE : CLIC SUR L'IMAGE POUR DECOUVRIR LA SUITE

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