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04 novembre 2015

Les oies sauvages

 En attendant la prochaine publication de dessin, que je ne prévois pas avant la fin de novembre,

voici une photo personnelle de migration d'oies cendrées vers leurs quartiers d'hiver,

prise à Theux, ce 3 novembre 2015, à 16h23.

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...

Voilà qu’à l’horizon s’élève une clameur ;
Elle approche, elle vient, c’est la tribu des oies.
Ainsi qu’un trait lancé, toutes, le cou tendu,
Allant toujours plus vite, en leur vol éperdu,
Passent, fouettant le vent de leur aile sifflante.

Le guide qui conduit ces pèlerins des airs
Delà les océans, les bois et les déserts,
Comme pour exciter leur allure trop lente,
De moment en moment jette son cri perçant.

Comme un double ruban la caravane ondoie,
Bruit étrangement, et par le ciel déploie
Son grand triangle ailé qui va s’élargissant.

...

(Guy de Maupassant : extrait du poème Les oies sauvages (Des Vers, 1880)).

Publié dans MERVEILLEUSE NATURE, POESIE | Tags : les oies sauvages, maupassant, photo, migration | Lien permanent | Commentaires (2) |

01 juillet 2015

Les nymphéas de Proust, Monet... et de mes portemines.

En ces premiers jours de juillet et de vacances scolaires belges, le soleil darde copieusement ses rayons : il est question d'une canicule persistante... 

Oh, je ne m'en plaindrai pas : mon antidote à ce que d'aucuns considèrent comme un calvaire, voire l’apocalypse (que ceux que le sport décourage ou, surtout, qui souffrent physiquement de cette chaleur accablante, me pardonnent), réside tout simplement (résultat d'une progressive préparation depuis le début de juin), en deux km de natation dans la piscine extérieure de ma commune chaque jour (et bientôt davantage : le double, peut-être, avant la fin août).

Mais pareil à chacun, j'apprécie toujours un peu de fraîcheur : alors, place à la réédition d’un dessin de 2008 dont vous vous souviendrez peut-être, si vous l’avez rencontré en 2010 sur mon précédent blog aujourd'hui abandonné, ou observé lors de l’une de mes expositions dans ma région de Belgique ; place à un dessin inspiré de créations parmi les plus prodigieuses que Dame Nature nous offre,

les plantes et fleurs aquatiques. 

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Certes, le dessin n’a pas changé - et depuis sa création, il orne les murs du propriétaire de ces nymphéas photographiés - mais j'ai modifié certains éléments de l’article qui l’accompagne. 

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Mes mots pour décrire ces merveilles seraient peu éloquents.  Alors, permettez-moi de faire appel à un écrivain au talent incomparable...

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Comment ne pas résister à la tentation de citer un extrait du livre "Du côté de chez Swann" (A la recherche du temps perdu, tome 1) de Marcel Proust pour brillamment accompagner ces quelques photos personnelles d’introduction.  Nul autre que lui n'a jamais réussi à décrire avec tant de sensibilité et élégance ces extraordinaires plantes aquatiques.

Laissons-nous emporter...  Rêvons et frémissons nous aussi...

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... "Mais plus loin le courant se ralentit, il traverse une propriété dont l’accès était ouvert au public par celui à qui elle appartenait et qui s’y était complu à des travaux d’horticulture aquatique, faisant fleurir, dans les petits étangs que forme la Vivonne, de véritables jardins de nymphéas. Comme les rives étaient à cet endroit très boisées, les grandes ombres des arbres donnaient à l’eau un fond qui était habituellement d’un vert sombre mais que parfois, quand nous rentrions par certains soirs rassérénés d’après-midi orageux, j’ai vu d’un bleu clair et cru, tirant sur le violet, d’apparence cloisonnée et de goût japonais. Çà et là, à la surface, rougissait comme une fraise une fleur de nymphéa au cœur écarlate, blanc sur les bords. Plus loin, les fleurs plus nombreuses étaient plus pâles, moins lisses, plus grenues, plus plissées, et disposées par le hasard en enroulements si gracieux qu’on croyait voir flotter à la dérive, comme après l’effeuillement mélancolique d’une fête galante, des roses mousseuses en guirlandes dénouées.  Ailleurs un coin semblait réservé aux espèces communes qui montraient le blanc et rose proprets de la julienne, lavés comme de la porcelaine avec un soin domestique, tandis qu’un peu plus loin, pressées les unes contre les autres en une véritable plate-bande flottante, on eût dit des pensées des jardins qui étaient venues poser comme des papillons leurs ailes bleuâtres et glacées, sur l’obliquité transparente de ce parterre d’eau ; de ce parterre céleste aussi : car il donnait aux fleurs un sol d’une couleur plus précieuse, plus émouvante que la couleur des fleurs elles-mêmes ; et, soit que pendant l’après-midi il fît étinceler sous les nymphéas le kaléidoscope d’un bonheur attentif, silencieux et mobile, ou qu’il s’emplît vers le soir, comme quelque port lointain, du rose et de la rêverie du couchant, changeant sans cesse pour rester toujours en accord, autour des corolles de teintes plus fixes, avec ce qu’il y a de plus profond, de plus fugitif, de plus mystérieux, — avec ce qu’il y a d’infini, — dans l’heure, il semblait les avoir fait fleurir en plein ciel." ...

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Vous aimez les nymphéas, ces fleurs reines des jardins aquatiques ?  

 

Parlons maintenant d'orthographe et de symbolisme. 

L’Académie française écrivait auparavant "nénufar" en raison de son étymologie persane ; puis, dans sa huitième édition du dictionnaire en 1935, en adoptant "nénuphar", elle choisissait d’effectuer un rapprochement sémantique avec le mot d’origine grecque "nymphe" (divinité partageant avec cette plante aquatique un attrait certain pour l'eau) et le genre "nymphaea" qui est celui de certaines variétés de nénuphars.  Les « Rectifications orthographiques du français (1990) » préconisent de revenir à l’ancienne orthographe « nénufar » : sa véritable étymologie lui serait de la sorte rendue et sa graphie, dit-on, simplifiée.

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Quoi qu'il en soit, ces plantes aquatiques embellissent généreusement le petit étang entouré d'un jardin soigné ou au contraire le plan d'eau sauvage perdu dans la nature : n'est-ce pas là l'essentiel ?  Qui ne connaît ces feuilles arrondies flottant à la surface des eaux calmes, qui inspirent beauté, paix, grâce et volupté ?   Qui n’a jamais admiré ces fleurs solitaires, qu’elles soient rougeâtres ou blanches, jaunes ou violacées, qui accrochent le regard tant leur couleur douce s’oppose au foncé de l’eau qu’elles laissent apparaître entre leurs feuilles sombres

De tout temps, le nénuphar (permettez-moi de rester fidèle à l’ancienne orthographe) a été considéré comme une fleur à part, objet de symbole de la Méditerranée à l’Inde ou la Chine - il fait partie de la famille des Nymphéacées, à laquelle appartient également le très célèbre lotus blanc dont la floraison symbolise, dans les traditions égyptienne, hindoue et bouddhiste, la réalisation de l’être qui a réussi à quitter les profondeurs des eaux obscures pour atteindre la pleine clarté de la lumière du jour -, mais aussi de contemplation pour les romantiques et de poésie un peu partout !  

Avant de vous quitter, permettez-moi de vous présenter la photo-modèle, choisie parmi une dizaine de clichés pris en juillet 2008, chez mon ami Marcel, que je remercie ici d'offrir à ses invités, lorsqu'il les reçoit parfois l'été sur la terrasse de son jardin, un tel spectacle !

Voici cette photos choisie pour ce dessin dont vous avez déjà vu une partie.  Je dois être capable de reproduire avec mes mines grises toutes ces subtilités de tons verts ou roses...  Je dois réussir à dessiner cette eau limpide qui stagne à la surface des feuilles... Je dois laisser apparaître les nervures sombres visibles à l'ombre du dos des feuilles...

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"Les nymphéas"

dessin au portemine d'après photo personnelle

20 x 29 cm - 2008

Les fleurs de la "Nymphéa Attraction" sont d'un rouge grenat foncé, s'éclaircissant sur les bords.  Elles s'ouvrent en coupe puis deviennent étoilées, pouvant mesurer jusqu'à 25 cm de diamètre.  Les feuilles sont ovales, d'un vert bronze clair, recourbées sur leur pourtour.

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"Les nymphéas"

photo personnelle

Croyez-moi : j'ai éprouvé un immense plaisir à tenter de reproduire, avec toutes les nuances de gris que mes portemines permettent, ces subtilités de tons verts ou roses, cette eau transparente stagnant à la surface des feuilles et ces nervures sombres visibles à l'ombre de leur dos !

Impossible à cet instant de ne pas partir rêvasser dans le jardin de Giverny créé par Claude Monet.  Parcourons le site officiel de sa Fondation, baladons-nous en toute quiétude dans ces lieux où tout visiteur ressent intensément l'atmosphère qui régnait chez le maître de l'impressionnisme, et s'émerveille devant les compositions de fleurs et de nymphéas, ses sources d'inspiration les plus fécondes.

Puis, partons en visite au Musée de l'Orangerie du Jardin des Tuileries de Paris : ne manquons en aucun cas la visite virtuelle qu'il offre à ses visiteurs venus de l'immense toile internet.  Nous y flânerons dans deux spacieuses salles elliptiques dans lesquelles se déploie - sur deux mètres de hauteur et près de cent  mètres linéaires - un paysage d'eau jalonné de nymphéas, de branches de saules,  de reflets d'arbres et de nuages ; nous resterons sans voix devant cet immense ensemble mural, somme de toute une vie d'artiste, devant donner au visiteur l'illusion d'un tout sans fin, d'une onde sans horizon et sans rivage, cette idée étant venue à l'artiste en 1910, alors qu'il peignait déjà depuis plusieurs années cet espace de son jardin de Giverny.

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 "La tentation m'est venue d'employer à la décoration d'un salon ce thème des nymphéas : transporté le long des murs, enveloppant toutes les parois de son unité, il aurait procuré l'illusion d'un tout sans fin, d'une onde sans horizon et sans rivage ; les nerfs surmenés par le travail se seraient détendus là,  selon l'exemple reposant de ces eaux stagnantes et, à qui l'eût  habitée, cette pièce aurait offert l'asile d'une méditation paisible au centre d'un aquarium fleuri."

                                                          Claude Monet

Source :

DU PANORAMA PICTURAL AU CINEMA CIRCULAIRE,

Origines et histoire d'un autre cinéma,1785-1998

Emmanuelle Michaux - L'HARMATTAN


Je ne résiste pas au plaisir de vous présenter ici six toiles de Monet parmi ses plus belles, chacune exposée dans un célèbre musée ou appartenant à une collection privée, choisies sur le site http://www.intermonet.com/, présentées chronologiquement et accompagnées de citations de l'artiste.

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"Nymphéas, effet du soir", 1897, 73 x 100 cm, Musée Marmottan, Paris.

"Tout d'un coup j'ai eu la révélation des fééries de mon étang.  J'ai pris ma palette.  Depuis ce temps je n'ai guère eu d'autre modèle."

 

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"Nymphéas", 1904, 90 x 92 cm, collection privée.

"Il y avait un ruisseau, l'Epte, qui descend de Gisors en bordure de ma propriété.  Je lui ai ouvert un fossé, de façon à remplir un petit étang creusé dans mon jardin.  J'aime l'eau, mais j'aime aussi les fleurs.  C'est pourquoi, le bassin rempli, je songeai à le garnir de plantes.  J'ai pris un catalogue et j'ai fait un choix au petit bonheur, voilà tout."

 

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"Nymphéas", 1905, 81 x 100 cm, National Museum of Wels, Cardiff Great Britain.

"Les effets varient constamment, non seulement d'une saison à l'autre, mais d'une minute à l'autre, puisque les fleurs aquatiques sont loin de constituer toute la scène ; vraiment, elles ne sont que l'accompagnement."

 

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"Nymphéas", 1906, 90 x 93 cm, The Art Institute of Chicago, Chicago Illinois USA.

"L'essentiel du motif est le miroir d'eau dont l'aspect s'altère à chaque moment, à cause des lambeaux de ciel qui s'y reflètent, et qui lui donnent sa lumière et son mouvement. " 

 

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  "Nymphéas", 1908, 92 x 81cm, Collection privée.

"Ces paysages d'eau et de reflets sont devenus mon obsession.  Ils sont bien au-delà de mes pouvoirs de vieux et malgré tout je veux réussir à traduire ce que je ressens.  J'en détruis certains...  Je recommence encore...  et j'espère que quelque chose finira par sortir de tant d'efforts."

 

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"Nymphéas", 1908, 92 x 89 cm, collection privée, Japon.

" J'ai mis du temps à comprendre mes nymphéas...  Je les avais plantés pour le plaisir ; je les cultivais sans songer à les peindre...  Un paysage ne vous imprègne pas en un jour..."

 

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"Le Nénuphar"

Le nénuphar s’étend là, monotone et vaseux,

Plaine d’ajoncs rompus et de mousses gluantes,

Immonde rendez-vous où mille êtres visqueux

Croisent obscurément leurs légions fuyantes.

 

Or, parmi ces débris de corruptions lentes,

On voit, immaculé, splendide, glorieux,

Le nénuphar dresser sa fleur étincelante

Des blancheurs de la neige et de l’éclat des cieux.

 

Il surgit, noble et pur, en ce désert étrange,

Écrasant ces laideurs qui le montrent plus beau,

Et, pour lui faire un lit sans tache en cette fange,

 

Ses feuilles largement épandent leur rideau,

Et leur grand orbe vert semble être, au fil de l’eau,

Un disque d’émeraude où luit une aile d’ange.

 

 Louis DANTIN, extrait de : « Le Coffret de Crusoë »  

 

 

28 juin 2015

Plage et brise-lames en Zélande, Pays-Bas, Mer du Nord.

L'article progressif et le dessin pas à pas sont régulièrement complétés en bas de page.

 

Ultimes modifications ce dimanche 28 juin.

 

VENDREDI 19 JUIN

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SAMEDI 20 JUIN

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La Zélande, région intimement liée à la mer, mérite son nom de

"terre prise sur l'eau".

Les cartes anciennes, méconnaissables pour qui tenterait  de retrouver les contours actuels du pays (voisin par le nord de ma Belgique), en témoignent à merveille.  Aucune dune large et imposante ne protégeait auparavant les côtes de cette partie des Pays-Bas - un pays en grande partie sous le niveau de la mer - des assauts répétés de la Mer du Nord.  Au fil des siècles, par de courageux et inlassables travaux de poldérisation, une grande partie de terres immergées y a été gagnée de haute lutte.

 

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DIMANCHE 21 JUIN : la lutte incessante contre les flots

Tant d'acharnement à empêcher la mer de s'accaparer les terres, tant d’opiniâtreté à faire reculer la mer, même, ne suffisent pas toujours.  Malgré cette lutte incessante contre les flots, de nombreuses inondations, terribles déluges de mer dévastateurs, sont profondément ancrées dans la mémoire collective.

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LUNDI 22 JUIN

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1953 : la nuit du 1er février, rien ne peut arrêter les vagues d’une monstrueuse tempête.  Les digues, l’une après l’autre, irrépressiblement, cèdent sous l’assaut de la mer : une tragédie – de Ramp (la Catastrophe) - à jamais gravée dans la mémoire des Néerlandais.

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1953, l’année de ma naissance : je me souviens que bambin, quelques ans plus tard, j’entendais parler encore et encore - très impressionné et incompréhensif - de ce déchaînement de flots.

Plusieurs années seront nécessaires pour obturer toutes les brèches des digues et consolider les défenses de l’intérieur des terres, puis évacuer le sable, la vase et les débris dévastateurs qui ont envahi les paysages et les terres agricoles.

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MARDI 23 JUIN

La Zélande profite, pendant les mois d'été, du plus grand ensoleillement des Pays-Bas et Domburg est sa plus ancienne station balnéaire.  Cette ville historique m’impressionne par sa situation directement en contrebas des dunes.  Sa vaste plage de sable blanc - parfaitement nettoyée durant les mois d’été – s’étend sur plus de 10 km jusqu’à Westkapelle : nulle autre plage ne m’a jamais offert tant de paix et de quiétude.   J’aime particulièrement l'aspect unique que lui donnent ses têtes de piliers caractéristiques... 

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MERCREDI 24 JUIN

En langue néerlandaise nommés "palengolfbreker",  les brise-lames de Domburg, ces lignes de piliers, de poteaux d'arbres de plusieurs mètres de hauteur, profondément enfoncés, à des espacements rapprochés et réguliers, sur cette étendue énorme de plage sablonneuse, assurent une protection certaine aux digues et terrains risquant d’être assaillis par la mer lors des tempêtes.

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VENDREDI 26 JUIN

Les brise-lames présentent l’intérêt de créer des zones abritées qui constituent une protection contre l’attaque des houles : ils permettent de limiter, en dissipant l’énergie des vagues et de la houle et en créant une divergence du mouvement orbital caractéristique des vagues, l’érosion d’un tronçon de plage. 

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DIMANCHE 28 JUIN 

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- UNE PHOTO PERSONNELLE DE 2013 -

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- dessin achevé, d'après photo personnelle -

- format : 25 X 40 cm -

 

Troncs d’arbre plantés dans le sable : par l'homme...

Sentinelles tournées vers la mer : pour l'homme...

15 mai 2015

Une vigne douce... sous le soleil de Toscane...

 

L'article est régulièrement complété en bas de page, depuis le dimanche 19 avril.

Ultimes modifications ce MARDI 5 MAI.

 

PROCHAIN DESSIN DEBUT JUIN.

 

dimanche 19 avril 2015

 

Bonjour, cher lecteur.  Dans les prochains jours, si l’idée vous plaît, retrouvez ici ce dessin de vigne douce sous le soleil de Toscane, présenté début 2012 sur mon précédent blog et à l’époque nommé  "Dolce farniente in Toscana", ce dessin dont j'ai conservé l'original mais qui, grâce à une numérisation parfaite en atelier de graphisme spécialisé, est reproduit fidèlement jusque dans ses moindres détails et tonalités de gris, en plusieurs exemplaires, et est accroché à quelques murs de connaissances de ma région, l’un d’eux ornant même une pièce de séjour de l'un des pays de Bretagne !

 

Toscana... La Toscane... 

Vous souvenez-vous de ces deux escapades en terre toscane

déjà partagées sur ce blog l’an dernier ? 

 

Peut-être étiez-vous près de moi, approché au plus près

de l’un des 10 panneaux en bronze ciselé des mains de Ghiberti

de la Porte du Paradis à Florence ! (lien)

 

Peut-être étiez-vous encore avec moi,

penché du haut de sa célèbre Tour,

pour admirer la Place des Miracles de Pise. (lien)

 

Quelques jours de vacances, ce printemps, me mèneront à nouveau vers la Toscane et Florence : vous vous doutez que quelques visites de hauts-lieux culturels sont prévues, à la rencontre des chefs-d’œuvre de la Renaissance italienne...

savernano%20c%C3%B4t%C3%A9%20sud.jpgJe ne vous cacherai pas qu’en même temps, j'aspirerai à un peu de repos, à une autre forme d'escapade, à une douce oisiveté, à une "dolce farniente", au cours de ce second séjour en chambre d'hôte "agriturismo", dans un lieu paradisiaque à une demi-heure du centre de Florence, où avait été prise en 2006 une photo de vigne qui m'inspira ce dessin que je vous montrerai bientôt, en quelques étapes évolutives comme à l'habitude ...

 

mercredi 22 avril 2015

  Quelques raisins toscans sous le soleil de midi !

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La Toscane, région natale du génial Leonardo Da Vinci,

la Toscane, toute en courbes,

avec ses collines vallonnées que les vignobles de coteau embellissent encore,

la Toscane et son ensoleillement, considérable,

la Toscane, la plus importante région viticole de la péninsule italique,

la Toscane, célèbre pour son Chianti... 

Le Chianti, le vin le plus italien d’Italie...

paysage et collines de Toscane

 vendredi 24 avril 2015

2006.  cinq jours de vacances aoûtiennes en Toscane - avec ses journées de visites aussi passionnantes qu’éreintantes (déplacements par le train vers Florence ou Pise ; périples en voiture vers Sienne, Volterra ou Arezzo) alternant avec journées de repos et "dolce farniente" - me permettent de découvrir une forme de tourisme alternatif, l’agritourisme - un tourisme de rencontres et de partages puisant sa richesse dans la qualité des produits offerts et la convivialité des propriétaires - , en un endroit idyllique, un petit coin de paradis perdu en pleine nature, à 35 minutes en train de Florence.

L’accès en voiture - plutôt rude - vers notre maison, blottie au cœur des collines sur un petit plateau, oblige à manipuler le levier de vitesse : c'est désarçonnant, mais qu'importe, l'on s’en agrémente très vite lorsque l’on découvre que là-haut, le calme et la solitude sont assurés.

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Quelques petites tables dressées sur une terrasse de rêve, avec vue sur les montagnes et collines de la Toscane, permettent de déguster en tête à tête, en soirée, le Chianti DOCG de notre maître des lieux, viticulteur, accompagnant les succulents produits du terroir - à l’huile d’olive vierge artisanale de la Maison - préparés par son épouse. 

Permettez-moi d'évoquer encore, au risque d'en rougir, les petits-déjeuners copieux qu’ils nous proposaient en nous réservant chaque matin un accueil exceptionnel et chaleureux : l'occasion de prodiguer conseils judicieux et renseignements utiles pour les visites à l'ordre du jour...

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Chaleureux... Comme les chambres spacieuses et climatisées, d’une propreté extrême, décorées avec de vieux meubles toscans, aux plafonds avec poutrelles et carreaux en terre cuite, peut-être en  terracotta d’Impruneta.

Chaleureux... Comme la limpide piscine extérieure propice à la détente, une piscine entourée d’un jardin fleuri et parfaitement entretenu témoignant, si besoin l'est, de l’amour des lieux de nos hôtes.  Tout autour, vignes et oliviers confortent cette impression de vivre au paradis. 

Chaleureux... Comme ces grappes de raisin photographiées en plein soleil un jour aux alentours de midi - les ombres en témoignent - : de nombreux clichés pris presque en rafale, afin d'être certain de trouver "la" photo" à dessiner...

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Le Chianti : le vin le plus italien d’Italie.

A bientôt pour la suite du dessin ! 

(et je vous parlerai des intéressantes découvertes qu'il a suscitées...)

 

 samedi 25 avril 2015

Ce matin, je vous propose une question à laquelle je tenterai, dans une prochaine intervention, de répondre aussi précisément et complètement que possible :

Pourquoi les vignerons, du Bordelais à la Toscane, plantent-ils parfois des roses

à l’entrée des rangs de ceps, en bordure des parcelles ?

- comme sur cette photo prise à deux pas de la maison de "mon" viticulteur toscan -

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Tout simplement pour "faire joli" ? 

Certes, le rosier agrémente avec bonheur les lieux à la belle saison,

et cette justification esthétique justifierait bien, à elle seule, cette plaisante coutume...  

 

D’autres, plus avertis, proposeront de rationnelles explications,

avançant - à raison - que les roses seraient vitales pour la vigne !

 

C'est avec un détail de mon dessin - son coin supérieur gauche -

que je vous invite à patienter quelques jours

pour découvrir la prochaine mise à jour de cet article !

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A bientôt : rendez-vous ce mercredi 29 avril !

 

MERCREDI 29 AVRIL 2015 : LE ROSIER, SENTINELLE ET PROTECTEUR DE LA VIGNE  !

Quelle est donc l’utilité des rosiers en bordure des vignes ?

Le rosier est la sentinelle de la vigne...

Les botanistes le considèrent comme un avertisseur irréfutable de la maladie de "l’oïdium", ce champignon qui s’attaque à la feuille de vigne et empêche toute photosynthèse, causant ainsi de terribles dégâts, voire la perte totale de la récolte.  Très sensible et plus vite touché par la maladie que la vigne, le rosier est un indicateur incontournable : il prévient le vigneron de l’éventuelle contamination de sa vigne, les premiers symptômes (des taches blanches sur le feuillage) apparaissant d'abord sur le rosier.  Les deux types d’oïdium – d’humidité ou de chaleur – peuvent alors, préventivement, recevoir un traitement par antifongiques.

 

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Sur l'une des pages de son site, le CAVE - Club des Amateurs de Vins Exquis - apporte cependant à ces considérations couramment admises un petit bémol, en estimant que cette utilité, sans être remise en cause, appartient plus au passé qu'au présent : de nos jours, les stations vitivinicoles préviendraient bien mieux que les rosiers des périodes auxquelles il faut traiter les ravageurs, maladies ou insectes.

Ce site suisse propose en outre une explication supplémentaire - ayant trait à l’histoire de la viticulture - à la présence tant appréciée par les vignerons de rosiers en bordure de leurs propriétés.

Car le rosier est aussi le protecteur de la vigne ...

Une autre explication est parfois avancée, sans contredire la première.  Si l'on peut regretter que les rosiers portent des épines, l'on peut tout autant sans réjouir !  C'était l'optique des viticulteurs d'autrefois.  Une technique ancestrale voulait que l’entretien des du sol entre les rangs des vignes ait lieu avec des chevaux de trait.  Tirant la charrue, ils avaient l'habitude de tourner brusquement à la fin d'un rang, risquant d’abîmer la première souche du rang suivant.  Ce repère visuel signalait au cheval le moment de tourner vers le rang suivant.  De plus, par leurs épines, les bouquets de fleurs dissuadaient, semblerait-il, les chevaux circulant entre les rangs de vignes de tourner trop court et ainsi d’abîmer le cep de fin de rang.

Savez-vous que dans de nombreuses régions viticoles, des chevaux travaillent encore ? - travaillent à nouveau devrais-je écrire -, les viticulteurs les préférant au tracteur-enjambeur car ils évitent le tassement du sol causé par le passage des roues sur la terre, une terre meuble étant propice au développement des racines de vignes qui tirent alors la quintessence du terroir...

S'il s'agit donc de relativiser l'importance de ces rôles de sentinelle et de protecteur tenus par le rosier, quoi qu'il en soit, j'imagine que personne ne me contredira : ces rosiers sont du plus bel effet ! 

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SAMEDI 2 MAI : DES PHOTOS POUR UN DESSIN  !

Le 24 avril, c'est après ces quelques mots que vous découvriez les premières grappes de raisin dessinées  :

 "Chaleureux ... Comme ces grappes de raisin photographiées en plein soleil un jour aux alentours de midi - les ombres en témoignent - : de nombreux clichés pris presque en rafale, afin d'être certain de trouver "la" photo à dessiner ..."

Vous plairait-t-il de regarder certains de ces clichés ?

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20 août 2006 - 8 h 46

Mon choix se porte

sur ces grappes en début de ligne.

20 août 2006 - 8 h 47

Vue rapprochée de ces raisins que je voudrais dessiner.

Mais le soleil ne brille guère ; les ombres sont peu marquées.

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21 août 2006 - 11 h 03

Le soleil brille de tous ses feux.

Le pieu, à l'avant-plan, 

prend trop d'importance.

Rapprochons-nous...

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Les grappes mûrissent en plein soleil

ou à l'ombre du feuillage.

Dommage, le pieu n'apparaît plus sur l'image.

Un peu de recul pourrait me permettre d'obtenir la vue idéale...

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Le pieu occupe une position trop centrale

et ces raisins à droite sont trop au soleil...

Ce fil tendu et cette chaîne,

ces deux piquets à droite me gênent !

Rapprochons-nous pour cadrer sous un angle différent.

Déplaçons l'une ou l'autre feuille

pour placer les grappes de raisin à l'ombre.

C'est la photo choisie pour mon futur dessin !

    La voici, cette photo dont je rêvais : agrandissement...

vigne de savernano - toscane - 06

     savernano jaune

 

MARDI 5 MAI : SOUS LE REGARD DE CAROLE...

Sur mon précédent blog, il y a trois ans, les yeux de Carole Chollet-Buisson (lien)

s'étaient posés sur ce dessin de vignes toscanes et sur l'article évolutif qui l'accompagnait.

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  Avec une extrême gentillesse, de sa plume adroite, habile, talentueuse et débordant d'imagination,

elle avait accepté de partager son regard, ses pensées et sentiments, ses émotions.

Merci, Carole !

Appréciez à votre tour ce merveilleux hommage à mes grappes de Toscane,

ce poème écrit avec talent et sensibilité, finement construit,

qui me comble encore et toujours de bonheur. 

 

COMME UNE VIGNE DOUCE ...

poème écrit par Carole CHOLLET-BUISSON (lien)

dimanche 13 mai 2012

 

Comme une vigne douce aux mains du vigneron,

Comme un fruit grandissant sous le ciel de l’automne,

Comme un raisin portant tous les vins à venir,

Comme un rêve de lumière enfanté par la terre,

 

J’ai vu mûrir une œuvre.

 

Dans l’effort patient de l’homme

Étendant sur la feuille l’ombre et l’or de ses mines,

Lentement absorbant tous les sucs de la vie,

L’éclat des heures, la profondeur des souvenirs,

 

Elle a grandi, s’est éployée,

Est venue jusqu’à nous,

Grappe chargée de tout son poids de songes,

De deuil, d’amour et d’espérance.

 

Et c’était comme une promesse

Tenue comme une note pure,

Dans l’harmonie du monde,

Comme une parole donnée

Au soleil et aux hommes :

 

Le clair mystère de l’art

Transmuant la matière.

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Carole Chollet-Buisson.

Chère lectrice, cher lecteur, je vous invite à découvrir cette écrivain française, à l'indescriptible talent qui toujours me surprend et m'impressionne.  Sur son blog, elle transcrit, par des textes inséparables de ses photos, les rêveries, clins d’œil et réflexions amusées ou mélancoliques que lui inspirent les lieux, de Selommes ou de Nantes, qu'elle traverse et observe.

A chaque instant, ses sens en éveil et son œil affuté perçoivent le détail qu'elle seule remarque.  A chaque seconde, son appareil photographique semble prêt pour le déclic, pour fixer le regard qu'elle pose sur un objet, une personne, un reflet, une couleur, une façade.

Observant discrètement son sujet, elle écrit de rapides mémentos sur des feuilles volantes puis peaufine ses esquisses sur le clavier de l'ordinateur.  Sa plume inspirée compose des textes touchants suscitant réflexion.  Le travail profond de l'écriture, essentiel à son art, enchante.  

Si vous le voulez bien, je vous invite à découvrir son blog, ses productions littéraires ou poétiques journalières, surprenantes, profondes, interpellantes. 

Cliquez sur Carole Chollet-Buisson (lien).

Prenez le temps de vous laisser guider vers son blog : nul doute, vous ne le regretterez pas. 

merci Carole. 

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