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22 octobre 2018

Tseten, vieux Tibétain en exil.

 

ARTICLE ET DESSIN PAS À PAS

ULTIME MISE A JOUR EN BAS DE PAGE

CE VENDREDI 26 OCTOBRE

prochaine publication prévue à la mi-novembre

 

mardi 2 octobre 2018

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jeudi 4 octobre 2018

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1959. Tseten a presque 50 ans quand il est forcé d'abandonner son troupeau de chèvres et yacks pour fuir le Tibet. Comme lui, 2000 Tibétains vivent alors dans un camp de réfugiés près de Choglamsar, au Ladakh, à quelques kilomètres de Leh, en Inde. Il n'y possède plus qu'une chèvre et un petit lopin de terre où poussent quelques légumes :

"Grâce à ma culture bouddhiste, je suis heureux de vivre, quelque soit où..."

samedi 6 octobre 2018

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Le Ladakh a accueilli ses premiers réfugiés tibétains peu de temps après la fuite du Dalaï-Lama. La majeure partie des réfugiés sont arrivés au cours des années soixante.

1959. 100 000 Tibétains ont suivi le Dalaï-Lama dans son exode en Inde où il crée, dirige et démocratise le gouvernement tibétain en exil jusqu'en mars 2011. Il prend alors sa retraite : pour lui, le rôle politique des Dalaï-Lamas est dépassé et doit laisser place à la démocratie.

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1959. La majorité des Tibétains en exil viennent de l'Ouest tibétain. Comme le Ladakh est la terre étrangère la plus proche, vraiment très proche, ils traversent tout simplement la frontière à pied avec moutons et yaks.

Au Ladakh, les réfugiés tibétains se retrouvent dans un environnement familier. Mêmes montagnes rocheuses et prairies d'altitude, même climat intense et sec. Les habitants parlent la même langue, portent les mêmes vêtements, vénèrent les mêmes déités, mangent la même nourriture et boivent le même thé au beurre...

Le Ladakh est une région himalayenne de culture tibétaine, les réfugiés s'y installent - dans les années soixante - sans connaître le choc culturel vécu par ceux qui se retrouvent dans les autres régions d'Inde.

mercredi 10 octobre 2018

Tsetsen, comme tant d'autres Tibétains qui font leur marche définitive vers le Ladakh en 1959 ou ensuite, ne se considèrent pas directement affectés par l'occupation chinoise, car ils sont majoritairement de familles pauvres.

Mais ils n'ont pas de liberté religieuse.

L'interdiction de la religion est le premier argument invoqué par la plupart des réfugiés

pour expliquer pourquoi ils ont fait le choix de l'exil.

D'autres causes semblent toutefois jouer un rôle déterminant dans leur décision, parmi lesquelles l'emprisonnement des leader locaux, la conscription des garçons dans l'Armée Populaire de Libération et la collectivisation des terres qui commence à être mise en oeuvre après la fuite du Dalaï-Lama.

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vendredi 12 octobre 2018

Plus de 150 000 Tibétains vivent en exil à travers le monde. Une diaspora dynamique, regroupée autour de leur chef spirituel, le Dalaï-Lama, revendique l’originalité de sa culture et rêve pour l’immense majorité de retourner dans son pays, occupé depuis plus de 40 ans par les Chinois.

Sous prétexte d’apporter éducation, culture, hygiène et accès à un monde économique extérieur, le gouvernement de Mao a envahi petit à petit, dés 1949, les différentes provinces composant le Tibet et ainsi le "libérer". Mais de quoi ?


Le Tibet c’est 1 200 000 morts sur une population de 7 millions, plus de 6 000 monastères détruits, 8 millions de Chinois pour 6 millions de Tibétains vivant dans la Province "Tibet autonome", les deux autres provinces - l’Amdo et le Kham - ayant déjà été annexées par la Chine.

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lundi 15 octobre 2018

La guerre contre le terrorisme islamiste n’a pas encore été gagnée et risque de durer encore longtemps. La Chine ne profite-t-elle pas de l’aubaine pour faire légitimer sa répression sous couvert de lutte contre ce terrorisme ?

Mais où sont les terroristes au Tibet ?

Au crédit de son compte d’exploitation intra-muros, la Chine inscrit une plus grande marge de manœuvre dans la répression des minorités environnantes : celle des Ouighours du Xinjiang à majorité musulmane ; celle des Bouddhistes tibétains du Tibet ; celle des Chrétiens du Nord-Est. Tous ces peuples revendiquent davantage leur identité culturelle que leur indépendance. Mais le gouvernement de Pékin semble ne rien entendre. Il recherche avant tout l’union de toutes les nationalités : 团结 ( tuanjie / tuánjié ),  l’unité avant tout, quitte à éliminer ces minorités dites activistes.

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jeudi 18 octobre 2018

Nombreux sont les Tibétains qui ont quitté clandestinement leur pays dans l’espoir d’échapper au sort qui leur est réservé. Ou même parfois des parents confiant leurs enfants à des petits groupes qui fuyaient, quitte à leur faire affronter la barrière himalayenne pour qu'ils soient éduqués dans leur culture, en Inde en particulier, proche du Dalaï-Lama.

Dans le sillage du Dalaï-Lama, prix Nobel de la paix en 1989, un vaste réseau de soutien et d’aide s’est mis en place pour aider cette lutte non violente : création d’écoles où les cours sont dispensés en tibétain, développement de centre de santé traditionnel, préservation de la culture par la création de troupes de danses et théâtre tibétains.

Le développement de centres d'apprentissage tournés vers des métiers d'avenir et aussi la réflexion d'un statut juridique tibétain est autant d’exemples de la survie de la culture tibétaine en exil.

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lundi 22 octobre 2018

En mars 2008, à l'occasion du 49e anniversaire de sa fuite de Lhassa, le Dalaï-Lama dénonce la politique de la Chine au Tibet dans un discours prononcé à Dharamsala, en Inde, où il vit en exil; Il accuse Pékin de "violations énormes et inimaginables des droits de l'homme", de "négation de la liberté religieuse" et de "génocide culturel". Dans le même temps, quelques centaines de moines manifestent à Lhassa.

Les contestataires tibétains en exil et les dissidents chinois tentent de faire entendre leur voix à l'approche des jeux Olympiques qui doivent se dérouler à Pékin en août. Le lendemain, à Lhassa, les forces de sécurité chinoises répriment les manifestations de moines qui demandent la libération de leurs frères arrêtés la veille. Les jours qui suivent, des affrontements meurtriers opposent des émeutiers tibétains aux forces de sécurité chinoises. Le gouvernement tibétain en exil estime à plus d'une centaine le nombre des victimes. Très vite, Lhassa est placé sous couvre-feu, le séjour des touristes est interdit et les permis spéciaux dont sont porteurs les journalistes étrangers permettant de circuler dans la Région autonome du Tibet sont suspendus.

À l'expiration de l'ultimatum adressé aux émeutiers de Lhassa pour qu'ils se rendent, les forces de sécurité chinoises procèdent à près de cinq mille arrestations : les prisonniers sont condamnés à de lourdes peines de prisons et des exécutions. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao déclare que celles-ci ont été "formentées et organisées par la clique du Dalaï-Lama" dans le but de "saboter les jeux Olympiques de Pékin".

Depuis 2009, au moins 152 Tibétains se sont immolés par le feu au Tibet pour demander la liberté et le retour du Dalaï-Lama. Âgé de 82 ans, il a mis en place la démocratie pour les en exil, avant de démissionner de toute fonction politique en 2011.

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vendredi 26 octobre 2018

2 mars 2018. À l'approche du 59e anniversaire du soulèvement tibétain du 10 mars 1959, qui est aussi le 10e anniversaire des manifestations de 2008 lourdement réprimées, l'armée chinoise se livre à une démonstration de pouvoir en effectuant un exercice massif à Lhassa, appelé le "Mur d'acier", afin de montrer qu'elle est "prête au combat" si une manifestation éclate durant le mois de mars. Ce spectacle de la puissance militaire chinoise souligne la forte militarisation du plateau tibétain, ne se limitant pas à Lhassa.

Chaque année, partout dans le monde, le 10 mars, les Tibétains en exil commémorent pacifiquement ces évènements, de Paris à Genève, pour promouvoir par la non-violence la résolution du conflit sino-tibétain. 

 

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Dessin d'après une photo de Phil Borges

Sources :

AGORAVOX, le média citoyen

PHOTOKUNST, Phil Borges

UNIVERSALIS, Chine, émeutes au Tibet

 

Une source d'information nouvelle, non exploitée dans cet article,

pour ceux qui souhaitent approfondir le sujet :

histoire des civilisations : le Tibet

le génocide tibétain

 

Retrouvez deux autres dessins d'après photo de Phil Borges, publiés sur ce blog en 2013 et 2014 :

Le trésor de Yama

Jigme et Sonam

 

prochaine publication

prévue à la mi-novembre

 

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Publié dans VISAGES DU MONDE | Tags : ladakh, tibet, dalaï-lama, phil borges | Lien permanent | Commentaires (7) |

Commentaires

Heureuse de retrouver tes mines de crayon!! je pense que ce tibétain va nous montrer le chemin de la sagesse!! Bisous Fan

Écrit par : FAN | 05 octobre 2018

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Dessiner ce vieux Tibétain, cet été, était passionnant, autant pour l'expression de son visage et ses rides, que pour ... son lourd manteau, que vous découvrirez plus tard !
Merci, Fan, de revenir pour ce charmant bonjour.

Écrit par : Jean-Claude | 05 octobre 2018

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Magnifique Tibétain!! je comprends que tu as eu une immense joie de le dessiner!!Ses yeux reflètent toute sa peine et sa sagesse mais son envie de vivre!!Bisous Fan

Écrit par : FAN | 15 octobre 2018

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Sans doute sa sagesse lui permet-elle de surmonter sa peine, comme le lui enseigne le Dalaï-Lama, par cette citation :

"La sensation d'être heureux ou malheureux dépend rarement de notre état dans l'absolu, mais de notre perception de la situation, de notre capacité à nous satisfaire de ce que nous avons."

Écrit par : Jean-Claude | 17 octobre 2018

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Je comprend d'après la photo de TSETEN que tu aies le désir de le dessiner!!! Il est superbe!!! En revanche, l'histoire n'est toujours pas très favorable pour les tibétains!!Quelle tristesse!!! plus je vieillis plus j'aime la Flore et la Faune!!! il y a trop d'humains qui ne savent pas se contenter de peu et aiment toujours ce qu'il y a chez les autres et sont prêts aux pires vilenies pour être plus fort que la nature!!Hélas, la nature sera toujours la plus forte!!!Bisous Fan

Écrit par : FAN | 29 octobre 2018

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Je viens de lire (et j'ai ajouté en bas de mon article le lien internet) les chiffres qui démontrent, si besoin en est encore, que l'on peut parler d'un véritable génocide tibétain :

plus de 1,2 million de morts entre 1950 et 1976, soit un cinquième de la population totale du pays
342 970 morts de famine
432 705 tués au combat
173 221 morts en prison ou en camps de travail
156 758 exécutés
92 731 morts sous la torture
9 002 suicides

Oui, il y a trop d'humains qui sont terriblement inhumains... Il m'est de plus en plus difficile d'espérer en un monde meilleur !

Écrit par : Jean-Claude | 30 octobre 2018

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Tu as raison !!Hélas, il faut toujours garder espoir avec les bienveillants de la planète!! Sur mon mur FB, j'ai inséré Tseten et une vieille dame (sais plus son nom) Bisous Fan

Écrit par : FAN | 30 octobre 2018

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