Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08 octobre 2017

Satu, berger d'Ethiopie.

1926639039.png

Ce nouvel article, accompagnant un portrait de berger éthiopien jamais publié jusqu'à présent,

est régulièrement mis à jour.

Les sites Internet qui m'ont inspiré seront mentionnés lors de la dernière étape de la publication,

ainsi que le nom du photographe dont je reproduis certaines œuvres.

__________________________________________________________________

2267916325.png

__________________________________________________________________ 

 

Vendredi 22 septembre

1645143556.JPG

Je me réjouis de vous le présenter...

 

dimanche 24 septembre

à suivre, cet après-midi :

131067336.png

Les terres semi-arides du Sud éthiopien sont le territoire exclusif du peuple Borana

qui a réussi à dompter cet environnement hostile.

 

Les Boranas, considérés comme issus de la lignée la plus pure et la plus ancienne des peuples d’Éthiopie, a su conserver un mode de vie traditionnel ancestral. Ils sont demeurés d’indéfectibles pasteurs semi-nomades, dépendant exclusivement pour leur subsistance de leurs troupeaux de zébus. La survie d’un bétail si précieux dépend de l’eau et les pousse à creuser d’impressionnants puits atteignant parfois une profondeur de 40 mètres. La technique employée pour l'excavation de ces puits en usage depuis des siècles s'est perdue.

De tels ouvrages témoignent d’une société qui devait être parfaitement organisée, susceptible de mobiliser des ressources humaines importantes. De cette organisation, les Boranas ont conservé un sens aigu de la discipline et de la coopération : le tirage de l’eau s’apparente à un service social auquel tous participent au profit de la communauté.

 

290535585.JPG

mercredi 27 septembre

 

949172962.png

 

Dans la corne de l’Afrique, au sud de l’Éthiopie, les pluies sont rares – à peine 300 mm par an - et en outre, ne se répartissent que durant une courte saison des pluies. La majeure partie de l’année, il ne pleut jamais ; la sécheresse est interminable ; l’herbe est grillée. Satu, à 66 ans, a toujours vécu au rythme des sécheresses et souffre de leur intensification. Les scientifiques ont observé une hausse de la température de 1,3 °C en 10 ans et une réduction de la pluviométrie de 10 % en 50 ans. Les périodes d’intense sécheresse se répètent de plus en plus souvent.

 

2714584144.jpg

Face à de telles conditions, confronté à un cruel manque d’eau et d’alimentation pour son bétail, comment Satu peut-il encore réussir à élever son troupeau de 30 vaches ?  Comment peut-il s'adapter ? 

4132216374.JPG

vendredi 29 septembre

175656013.png

Le petit troupeau de zébus que Satu, éleveur semi-nomade, possède, est sa principale richesse. Pour leur procurer l’eau dont elles ont besoin tous les deux jours, il parcourt plusieurs kilomètres à pied, deux heures de marche le matin et autant en début d'après-midi pour regagner le village.

En 2007, lors d’une sécheresse exceptionnelle, Satu avait perdu la moitié de ses vaches. Lui et sa famille avec ses sept enfants risquaient de perdre l’unique repas du soir –un bol de lait de vache, mélangé avec du maïs pilé-. Alors, Satu a acheté quelques chameaux, mieux adaptés à la sécheresse, qui lui donnent plus de lait que ses vaches. Il n’en possède pas beaucoup, car ils coûtent trop chers…

2728150553.JPG

 

2457561070.jpg

lundi 2 octobre

841879299.png

Si la saison sèche s’éternise, les niveaux d’eau s’amenuisent. Les tensions sont vives entre les éleveurs, vivant chacun dans une grande précarité. L’enjeu du dérèglement climatique global est crucial, tant pour le bétail que pour les hommes. La femme de Satu rejoint les autres femmes des villages environnants, au puits d’eau potable le plus proche. Ici, plus que partout au monde peut-être, les préoccupations humaines restent les besoins primaires : manger et boire. Le peuple Borana doit s’adapter pour survivre. Ainsi, depuis 2008, Satu et son village cultivent quelques céréales, un peu de maïs, de sorgho, de pois. La voie de la diversification est tracée, même si les rendements sont encore faibles…

 

781182224.JPG

jeudi 5 octobre

3753196270.png

Le photographe auteur de ces clichés de Satu donne régulièrement des conférences. Souvent, les participants lui demandent comment ils pourraient aider Satu et sa famille, ainsi que tous les peuples sous-alimentés à travers le monde, victimes du réchauffement climatique.

Sa réponse est simple : "Réduisons ici, dans notre pays, nos propres émissions de gaz à effet de serre, afin de ne pas amplifier la sécheresse là-bas, dans les régions vulnérables du sud ; car aider les personnes les plus vulnérables aux changements climatiques ne peut réussir que grâce à des actes simples et silencieux, ceux du quotidien, ici."

Pour lui, surmonter la faim est le défi le plus réalisable au monde. Il y a suffisamment de nourriture pour tous les humains  et il ne faut aucune révolution scientifique pour combattre ce fléau.

3499871713.JPG

Dernier rendez-vous ce dimanche 8 octobre,

pour la publication de la photo qui m'a inspiré ce dessin.

(ainsi que la publication du nom du photographe et des sites Internet qui m'ont inspiré)

 

dimanche 8 octobre

1894956331.png

Satu, le berger, une photo de Gaël Derive.

 2126566130.jpg

Ci-après, larges extraits et vidéos copiés sur le site de Gaël Derive (lien) :

Grâce à ses passionnants périples à travers le monde, sous toutes les latitudes - de l'Arctique à l'Amazonie, du Pacifique à l'Himalaya - Gaël est aujourd'hui l'un des grands témoins de l'évolution de l'Homme et de la planète...

"Je suis un expert. Je suis un grand témoin. J'interpelle la conscience de l’humain face à la beauté et la fragilité de la planète Terre. Aujourd'hui, le défi climatique nous impose un nouveau regard sur le développement de l'humanité. Osons le regarder en face, avec pragmatisme et humanisme. A nous d'inventer une nouvelle histoire. Nous en sommes capables. Tout démarre maintenant ..."

Au coeur de la nature

En tant qu'humain, Gaël est convaincu qu'il faut ressentir la beauté de la petite bille bleue terrestre pour percevoir le monde tel qu'il nous entoure. Ainsi, il parcourt la planète sous soutes les latitudes pour retranscrire sa diversité climatique, de la débâcle arctique aux sommets himalayens, des atolls perdus à la forêt amazonienne. L'émerveillement est la premier pas vers le respect.

Un expert scientifique

Docteur ès sciences, Gaël a travaillé au sein des grands organismes scientifiques français (CNRS, INRA, IRD) sur l'étude de la planète (la glace, l'eau, le climat, la biosphère). Son engagement l'a aussi amené à s'impliquer dans le premier Plan Climat d’une agglomération (PCET), celui de Grenoble. Avec son âme de scientifique, la rigueur de ses propos constitue toujours le pilier de son discours.

Un voyageur à hauteur d'homme

L'une des plus grandes richesses de la planète : l'humain. Gaël rencontre les hommes et femmes directement chez eux, dans leur famille, pour partager leur quotidien, les pieds dans les rizières ou sur la banquise. Chaque rencontre sonne comme un témoignage unique, apportant des bouts de réponses précieux. A hauteur d'homme, la situation humaine et planétaire se dévoile plus facilement.

 

 

 

 

L'une des plus grandes richesses de la planète : l'humain. Gaël rencontre les hommes et femmes directement chez eux, dans leur famille, pour partager leur quotidien, les pieds dans les rizières ou sur la banquise. Chaque rencontre sonne comme un témoignage unique, apportant des bouts de réponses précieux. A hauteur d'homme, la situation humaine et planétaire se dévoile plus facilement.

 

 

Si vous souhaitez approfondir le sujet, et découvrir plus encore Gaël Derive , je vous conseille aussi :

http://www.lr2l.fr/actualites/habiter-la-terre-avec-le-cl...

http://www.grands-reportages.com/tv-gael-derive-planete-c...

http://boutique.terrevivante.org/librairie/interview/aute...

https://fr-fr.facebook.com/gderive/

https://www.youtube.com/watch?v=rx75HeNBXK0

http://biosphere.blog.lemonde.fr/2015/02/26/nous-aurions-...

 

 

Commentaires

Pauvre berger d'Ethiopie!! j'admire ce peuple noble! je pense que ton dessin lui rendra un bel hommage!! Bisous Fan

Écrit par : FAN | 01 octobre 2017

Les peuples d'Ethiopie me fascinent : c'est de cette mosaïque ethnique que provient la majorité de mes portraits d'Africains ! J'admire moi aussi ces peuples nobles, en lutte perpétuelle pour la survie... Merci, Fan.

Écrit par : Jean-Claude | 02 octobre 2017

Superbe dessin de Satu!!!! Je vais aller voir la démarche de GAËL DERIVE!!! Bisous Fan

Écrit par : FAN | 12 octobre 2017

Merci, Fan.
Je viens de voir, par ce tout nouvel article publié sur ton blog, que la démarche de Gaël Derive ne t'a pas laissé indifférente, et je m'en réjouis...
Belle journée, et à bientôt.

Écrit par : Jean-Claude | 15 octobre 2017

Ces pasteurs semi-nomades s'unissant pour creuser d'immenses puits qui permettent la survie de leur peuple, et par là même de leurs zébus... et inversement, alors que le mode de vie de ces bergers pourrait les inciter à se préoccuper uniquement de la garde de leurs troupeaux, donnent un bel exemple de solidarité.

Admirable et courageux Satu, avec ses zébus et ses chameaux, puis ses cultures de céréales et de légumes !

Dans votre très belle oeuvre, vous avez dessiné à merveille la dissymétrie des traits de Satu, de ses yeux et de son sourire, dissymétrie dévoilée par le talentueux photographe Gaël Derive.

Je ne manquerai pas de suivre votre lien vers son site. Merci infiniment pour tout cela.

Écrit par : Améthyste | 15 octobre 2017

Écrire un commentaire