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03 novembre 2016

Le cerf, roi de la forêt : un dessin d'un "16 cors irrégulier"

Ultime mise à jour en bas d'article effectuée ce JEUDI 3 NOVEMBRE.

La prochaine publication n'est pas envisagée

avant la fin du mois de novembre.

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DIMANCHE 2 OCTOBRE

En fin de période de brame du cerf dans mes forêts ardennaises, je suis heureux de vous retrouver pour vous présenter sur ce blog Hautetfort un dessin créé en 2009, déjà publié en ce temps sur mon précédent blog Overblog, aujourd'hui abandonné.

À cette époque, il y a sept ans, ce projet de dessin de cerf mijotait depuis le début de l'été mais la tâche paraissait ardue : serais-je capable de dessiner cet animal noble, majestueux, le Roi des forêts, le plus caractéristique des cervidés, traqué par les hommes depuis la nuit des temps, souvent considéré comme nuisible à cause des petites pousses, des jeunes arbres et des écorces dont il se régale, mais heureusement, grâce à certaines associations de défense de la faune, protégé par des réglementations strictes ? Assurément, il méritait de figurer un jour dans ma galerie de dessins...

Par ailleurs, mon vieil ami Joseph, aujourd'hui décédé, rêvait que je lui en dessine un. Je t'en commande un, m'avait-il dit un jour. Attention, il doit être magnifique... avait-il précisé.  Depuis qu'il avait vu mes dessins, l’idée de posséder et de pouvoir regarder tous les jours un portrait de cerf tracé de mes doigts trottait en effet dans sa tête... Serais-je capable d'exaucer son vœu ?

Ce double défi me stimulait. Le cerf représente l'une des rares espèces sauvages de cette taille que l'on peut encore contempler en pleine nature dans nos forêts d'Europe, si l’on sait s’y prendre. Sa majesté tient à la grandeur et à la beauté de ses bois. Réussirai-je à faire naître ce superbe animal sur ma feuille vierge, et ainsi rendre un ami heureux ?

Le projet me taraudait. J'étais pourtant obligé de le garder en veilleuse, ou plutôt de mettre l’ordinateur en veille, bredouille, chaque soir. Je recherchais en vain sur Internet une photographie de cerf répondant à quatre critères bien précis que Joseph et moi avions déterminés : une ramure bien développée ; il ne pouvait pas bramer ; il devait vous regarder bien en face, dans le blanc des yeux ; enfin et essentiel pour moi, la photo devait être très précise. Pas aisé à trouver : les quelques beaux clichés dénichés ça et là ne correspondaient pas pleinement aux trois premiers souhaits, ou n’étaient pas de qualité suffisante pour m’offrir les détails recherchés pour une précision extrême. Encore m'aurait-il fallu contacter au préalable les photographes pour obtenir leur autorisation... J’attendais donc : je trouverais bien, un jour...

Par hasard, lors d'une exposition de mes dessins en juin 2009, je rencontre un monsieur aussi discret que sympathique qui, lorsque je lui explique rechercher un modèle de cerf, pour honorer une demande, me dit Vous en voulez un ? et sort son portefeuille. Aurait-il une petite photo de cerf sur lui, me dis-je ?  Non, cela ne me conviendra pas, pensai-je très vite, la photo sera trop petite, les détails manqueront !  Et il me propose sa carte de visite.


Il pourrait m’envoyer en haute résolution un des cerfs dont son site regorge.  Vous verrez, vous aurez l'embarras du choix. me dit-il. A moi de sélectionner la prise de vue idéale et de le contacter.  Sitôt rentré à la maison, je m'assieds devant l'écran de l'ordinateur et découvre son blog d'alors "Ardennes sauvages" : il n'a rien exagéré.
 
       

Permettez, cher lecteur, de ne pas vous montrer d'emblée "la" photo qui a obtenu ma préférence. Sachez simplement qu'il s'agit d'un 16 cors irrégulier (les connaisseurs apprécieront !). Voici les premiers traits de mon dessin...

Le premier chandelier, appelé également l'empaumure, avec ses épois.

Le chandelier ou l'empaumure, c'est le nom que l'on donne aux extrémités du bois dont la disposition rappelle la forme d'un chandelier ou d'une main humaine ; les épois, ainsi s'appellent les cors qui terminent le bois.

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MERCREDI 5 OCTOBRE

Aujourd'hui, la suite de la présentation de mon dessin vous permettra de découvrir la chevillure, c'est-à-dire la troisième ramification du bois du cerf à partir de la tête, qui s'est développée sur le merrain, la tige du centre de la ramure. Les premiers traits du surandouiller, inachevé, apparaissent.

 

 

           
Dessiner l'oreille demande temps et précision... Méticuleusement, je tente de rendre compte de la finesse des poils.

Le surandouiller est achevé, comme l'andouiller de massacre (le cor au-dessus de l'oreille).

Si vous le voulez, vous apprécierez les détails sur la photo suivante, agrandie.



 

La large ramure de ce cerf m'oblige à dessiner... majestueusement !
Les dimensions prévues pour ce dessin ?  40 X 50 cm !

 © Jean-Claude Dechamps
Non, ce n'est pas ce cerf que je dessine...

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SAMEDI 8 OCTOBRE
Bonjour...
Au programme ce matin, avant de nouveaux traits de mon dessin,
quelques précisions fort utiles à propos de la ramure du cerf !

 

N'étant en aucune manière spécialiste en la matière, j'ai cherché à approfondir mes connaissances par Internet et surtout grâce à de fréquents et instructifs échanges d'emails avec Jean-Claude Dechamps, et je voudrais vous faire part de mes découvertes. 

 

J'ai précédemment écrit que "le cerf représente l'une des rares espèces sauvages de cette taille que l'on peut encore contempler en pleine nature...". Effectivement, il est le plus grand des animaux vivant dans nos forêts. Les données recueillies divergent quelque peu d’un site internet à l’autre, en fonction de la région concernée : en France par exemple, les cerfs de l’est ou du nord-est sont plus imposants que leurs congénères de l’ouest. L'on peut toutefois considérer que la hauteur au garrot dépasse parfois un mètre trente, la longueur du corps approche deux mètres et le poids des plus vieux spécimens peut atteindre deux cents kilos. Seul, le sanglier de nos Ardennes (et autres régions forestières) peut se targuer de le concurrencer, au niveau du poids, avec ses quelque 150 kilos.

 

Vous aurez probablement remarqué, à la lecture des premières étapes de cet article, que chaque pointe, chaque extrémité, chaque cor de la ramure de ce somptueux animal sauvage porte un nom bien spécifique. 

 

Une telle différenciation de termes trouve son origine dans le besoin des veneurs qui, lors de leurs chasses à courre, avaient coutume de donner des noms à chacun de ces cors de façon à pouvoir décrire au mieux l'animal qui était aperçu, chassé et abattu.
         
             
J'ai été surpris d'apprendre que la croissance de la ramure du cerf n'est pas aussi rectiligne que je ne l'imaginais (avec une chute des bois chaque année suivie d'une repousse annuelle d'un andouiller supplémentaire).

 

A l'âge d'un an et demi, un jeune mâle forme ses premiers bois, deux tiges droites, lisses et non ramifiées, appelées dagues (ce qui explique pourquoi l'animal est nommé daguet). Il les perdra. Ensuite - mais pas année après année - la dague sera remplacée par une tige plus forte, le merrain, qui portera l'andouiller de massacre, parfois désigné par andouiller d'oeil ou maître andouiller.  Apparaîtront plus tard, à la repousse, un surandouiller qui se placera au-dessus de l'ancien, puis par la suite, la chevillure, ainsi dénommée parce qu'elle sert de point d'articulation et d'appui aux cerfs lors des combats. Un andouiller supplémentaire ne poussera que rarement : la trochure qui donne alors aux bois une conformation assez reconnaissable.

 

J'ai écrit "à la repousse" car, contrairement à l'idée répandue, il ne s'ajoute pas un andouiller supplémentaire chaque année aux anciens bois : ils tombent à chaque printemps vers mars - à ce moment, on dit que le cerf est mulet - et repoussent bientôt, généralement plus gros et plus lourds, enveloppés dans une peau nourricière d'aspect doux, les fameux "velours".

 

En outre, l'observation des bois du cerf ne permet pas de déterminer avec certitude son âge puisque l'évolution des bois peut varier d'un animal à l'autre, pour devenir sans règle à partir d'une dizaine d'années, les aptitudes à la reproduction diminuant. On considère généralement que la ramure est à son apogée vers l'âge de 8 à 10 ans, et qu'elle régresse au-delà de 12 à 15 ans.

 

Les veneurs (encore eux) nommaient également les cerfs en fonction du nombre de leurs andouillers. Ils s'appelaient ainsi 2e tête, 3e tête, 4e tête,  puis 10 cors, 10 cors royal (pour les cerfs à empaumure), vieux cerf et enfin … grand vieux cerf.



 
Je ferme ici cette page didactique, en espérant qu'elle rencontrera l'approbation de mes lecteurs les plus avertis ou qu'un commentaire judicieux viendra compléter mes propos.
 
Passons sans plus tarder à mon dessin, la raison d'être, évidemment, de cet article. Je vous propose aujourd'hui le pivot, c'est-à-dire le socle sur lequel les bois poussent, ainsi qu'un oeil et presqu'une demi-tête. 
 
Voici plusieurs clichés de mon dessin : quelques détails et une vue d'ensemble pour terminer ! 
 
           
     
     
     
     
     
     


 
Votre oeil attentif aura peut-être remarqué que j'ai aussi entamé la robe (au niveau de la nuque) : beaucoup de travail en perspective, quelques cheveux blancs sans aucun doute, mais qu'importe ! 
 

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MARDI 11 OCTOBRE
Au programme aujourd'hui : la photo que m'a offerte le photographe J.-Cl. Dechamps et la tête entièrement dessinée complétée par quelques traits supplémentaires de la crinière, appelée aussi fanon.

  © Jean-Claude Dechamps

Il est rare de rencontrer pareil spécimen de cerf, un 16 cors irrégulier.

Comment ce nom est-il déterminé ? 

Observons-le attentivement, si vous voulez bien... 

Son merrain droit (à gauche, sur votre écran) porte sept andouillers : en commençant par le bas, nous voyons l’andouiller d’œil ou de massacre, le surandouiller et la chevillure surmontée par une empaumure (ou chandelier) de quatre épois (voyez également ces noms sur le schéma ci-dessous), l'un d'eux (et donc le septième andouiller), étant caché par le tronc de l’arbre !  (Ce qui, comme vous pouvez l'imaginer, me crée quelques soucis pour la suite du dessin.)

Son merrain gauche (à droite, pour nous…), achevé sur mon dessin, compte huit andouillers, puisque le chandelier compte un époi supplémentaire, et donc cinq épois.  

 

 

« 8 + 7 = 15 » me direz-vous ?  Pourquoi donc l'appelle-t-on "16 irrégulier" ?

Ce nom est déterminé en fonction du merrain qui porte le plus d’andouillers : huit, pour les cors de  notre cerf.  On multiplie alors ce nombre par deux, donc seize cors dans ce cas de figure ; irrégulier, vous avez compris pourquoi...

Ce cerf a été photographié en début du brame : un œil averti remarquera qu’il est encore bien gras (la crinière bien fournie cache à peine un sérieux embonpoint), aucun andouiller ne manque ou est brisé, et il ne montre pas de blessure apparente. 

Il est encore bien gras, disais-je : pendant la période du brame en effet (période de reproduction allant du 15 septembre au 15 octobre dans nos forêts d'Ardennes belges), à cause de son extrême vigilance pour éloigner ses rivaux et garder ses femelles,  et de son état d'excitation permanent, il ne se nourrit que très peu (si peu qu’on peut dire qu’il vit d’amour et d'eau fraîche !) et il perd une bonne partie de ses réserves qu’il devra ensuite reconstituer au cours de l’hiver.

Voici deux autres photos de ce même cerf, les trois clichés ayant été pris à quelques secondes d’intervalle. Si on regarde d’un œil rapide ces photos, m'explique Jean-Claude D., on pourrait penser que ce sont des individus différents, mais non, c’est bien le même. Il suivait la trace des biches au début du brame et avançait la tête baissée, le nez au sol dans les fougères, droit sur moi. Je l’ai un peu approché mais à cette courte distance, il a entendu le premier déclic, a levé la tête (deuxième photo) a encore fait quelques mètres puis m’a aperçu. A ce moment j'ai fait la 3e et dernière photo sans plus pouvoir me déplacer. J'étais ravi, un 16 c'est loin d'être courant !"

 

 

© Jean-Claude Dechamps

 

 

© Jean-Claude Dechamps

 

"Pour la petite histoire", puisque ces photos sont prises en sous-bois, et qu'il s'agit d'animaux totalement libres et sauvages, et donc très farouches, je suis obligé d'adapter la sensibilité en fonction des conditions de prises de vues. Et comme c'est souvent en forêt avec très peu de lumière, une sensibilité de 800 ASA, voire plus, est indispensable. La qualité des détails en souffre malheureusement. J'espère que la précision que vous recherchez sera suffisamment présente."

Oui, Jean-Claude, la qualité est largement suffisante. Comme il s'agit d'une photo de 7,87 mégas, en l'agrandissant (200%) à l'écran, les pixels et détails restent en quantité. Place à mon dessin maintenant, en guise de preuve.

 

       

           
         
           
           
           




 

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VENDREDI 14 OCTOBRE 

 

En début d'article, le dimanche 2 octobre, j’avais écrit, sans développer davantage mon idée, que le cerf est considéré comme nuisible, à cause des petites pousses, des jeunes arbres et des écorces dont il se régale : quelques précisions s'imposent.

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© Jean-Claude Dechamps

 

Il ne faut pas se leurrer : dans une forêt tournée vers une productivité intensive, le cerf, au même titre que le chevreuil ou le sanglier, est accusé de multiples dégâts et trop souvent jugé indésirable. Les dégradations qu'il occasionne aux arbres sont de trois types : l’abroutissement, l’écorçage et les frottis.

 

L’abroutissement, c’est la consommation par le cerf (ou le chevreuil) des jeunes pousses et des bourgeons. Ce dommage n'est heureusement pas irrémédiable : une pousse plus vigoureuse finira toujours par se développer...

 

Quant à l’écorçage pratiqué par le cerf, heureusement moins fréquent, il consiste comme son nom l’indique à arracher des morceaux d'écorce du tronc. Les écorçages d'hiver sont minimes. Ceux de printemps ou d'été sont souvent spectaculaires ; la sève étant remontée, des lambeaux entiers du tronc peuvent être arrachés. Les essences les plus touchées sont le frêne, le hêtre, le pin, l'épicéa et le douglas.

 

Enfin, les frottis apparaissent par frottement lorsque les cerfs vont "frayer" leurs bois sur les arbres afin de les dépouiller de leur velours : c’est d’ailleurs le tanin de l'écorce qui donnera la couleur aux bois. Ils surviennent le plus souvent en juillet quand les cerfs auront "tout allongé" c’est-à-dire lorsque leur ramure se sera complètement développée. On les observe également en mars lors de la chute des bois et lors de la période de rut en septembre.  Les essences les plus recherchées sont les résineux, pour leur pouvoir odorant, et les feuillus à bois plus tendre.  Les dégâts restent assez limités.

 

Mon cerf a eu tout le temps de frayer, puisque la photo a été prise en début de brame, et qu'il s'est débarrassé depuis longtemps de ses velours. Je puis vous en montrer la suite, la partie inférieure du second merrain et les andouillers qui le composent : l'andouiller d'oeil ou de massacre, le surandouiller et la chevillure.

 

J'ai beaucoup travaillé sur la seconde oreille et me suis concentré sur les longs poils drus de la crinière.  Ce fanon m'a donné beaucoup de... fil à retordre ! Comme la photo a été prise un mois de septembre, il est extrêmement fourni et d'une rare élégance...

 

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LUNDI 17 OCTOBRE 

Aujourd'hui, je vous montrerai le septième andouiller, ce cor manquant de l'empaumure caché sur la photo par le tronc d'arbre. Si dessiner sa forme était plutôt simple, en ce qui concerne les ombres, c'était moins aisé.

Enfin, vous découvrirez la suite de ce fanon bien fourni dans lequel, s'ils le pouvaient, nombre de chasseurs ou photographes glisseraient volontiers les doigts... 

 

Mais auparavant, voici encore quelques précisions fournies par Jean-Claude Dechamps en 2009 quant aux mœurs du cerf en période de brame, précieuses explications qui m'ont donné l’envie d’en connaître plus encore sur ses mœurs tout au long du reste de l’année, alors qu’il semble avoir disparu ou, du moins, se montre très discret.

Plusieurs fois par jour, il se roule dans la souille, une zone humide, une sorte de flaque dans laquelle il se couvre de boue, autant pour imprégner cet endroit de son odeur que pour se rafraîchir, car cette époque est un moment de grande activité pour lui : Il lui faut sans cesse rassembler ses biches et les tenir à l'œil jour et nuit, manifester en permanence sa présence et éloigner les rivaux voire même se lancer dans des violents combats...

 

Presque plus le temps de manger, juste dormir un peu et se souiller !

 

Entamons le cycle annuel en novembre/décembre, lorsque les plus âgés s’attroupent et se réfugient dans les grands forts, leurs repaires, leurs retraites au plus profond des bois. On trouve pourtant quelquefois, exceptionnellement, de vieux cerfs avec les jeunes, même avec des biches. Ils font leurs viandis – terme de vénerie signifiant aller en pâture – aux bruyères, dont ils mangent la pointe et la fleur (la substance de cette plante leur rend les forces perdues au rut). Ils sont aussi particulièrement friands de glands, châtaignes, faînes et autres marrons.

 

Les cerfs plus jeunes accompagnent les biches et se mettent en harde avec elles ; ils se retirent également dans les forts de fonds de forêt pour s'échauffer de leur haleine et pour y être à l'abri du froid, des neiges et des verglas. Ils font leur viandis, pendant ce mois, à toute espèce de bois mort, tout autant qu'au genêt, au saule, au peuplier, au châtaignier, aux ronces, aux framboisiers, à la bourdaine, etc. Ils sont entre autres fort friands du lierre de terre qui couvre certains sols, et de celui qui s'attache aux arbres contre lesquels ils s'élèvent pour l'atteindre, ce qui permet aux plus fins observateurs de se forger une petite connaissance de la taille et du corsage (du poitrail) du cerf qui s'en est repu. 

 

Au mois de janvier, les cerfs abandonnent les biches pour s'accompagner d'autres cerfs et recherchent les endroits à l’abri des grands coteaux car le froid y est parfois trop violent. Si la neige recouvre trop longtemps le sol, ils se nourrissent alors d'écorce qu'ils déchirent sur le fût des arbres, résineux de préférence, en longues lanières qu'ils saisissent avec leurs incisives

 

En février et mars, lorsque les grands froids sont souvent passés, les cerfs se séparent et se rapprochent des lisières des forêts, se choisissent des buissons commodes tant pour aller aux gagnages, ces prés verts où ils vont chercher leur nourriture dès la tombée de la nuit, que pour mettre bas, c’est-à-dire perdre leurs bois et refaire leur tête.

 

En avril et mai, puis l’époque des premières moissons passée, ils quittent difficilement la forêt et ses buissons (pourtant, les pommiers les attirent, ainsi que - autant profiter de l'aubaine - certains champs de carottes ou de betteraves).  Ils ne les abandonnent plus, ordinairement, qu'à l'entrée du rut, à moins qu'ils n'y soient inquiétés par l’homme.

 

Aux mois de juin, de juillet et août, les cerfs sont dans leur grande venaison : ils grossissent et accumulent de la graisse. Ce sont les graminées et céréales de toutes sortes, vertes ou en épis, qui ont leur prédilection, en raison de leur tendreté, ainsi que les feuilles de saule, de frêne, de hêtre ou de bourdaine. On les rencontre aux endroits où il y a de l'eau, parce que la grande chaleur de cette saison, jointe à la soif que leur ont causée les pâtures sèches, les obligent à aller y boire, et même à s'y vautrer dans la souille dont je vous parlais. Vers la mi-septembre généralement, ils quittent leurs buissons pour aller au rut…  Mais cela, c’est une autre histoire, que j'aurais voulu vivre et vous conter en fin connaisseur !

 

Vers la mi-septembre, ai-je écrit ?  Lors de la prise du cliché, nous y sommes depuis une dizaine de jours déjà.  Notre cerf se montre depuis peu : regardons-le. Sa crinière que voici, bien épaisse, cache difficilement un embonpoint certain qui disparaîtra bientôt. 

 

 

 

Prenons un peu de recul.  Souvenez-vous : les bois du cerf m'obligent à voir grand. Mon dessin mesure en réalité 40 X 50 cm : les cors occupent, dès lors, toute la largeur de la page.  La tête, d'une oreille à l'autre, sur papier : 18 cm.  La voici, cette tête, avec les épois au complet et le fanon achevé...

 

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JEUDI 20 OCTOBRE 
LE BRAME DU CERF  

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Permettez-moi d’interrompre aujourd'hui les étapes évolutives de la présentation de mon dessin de cerf car... le temps presse ! Il n'est déjà presque plus possible d'écouter le brame du cerf, que l'on entendait dès la mi-septembre en forêt ! Déjà, l’activité des mâles décroît et les biches se regroupent en noyaux familiaux tandis que les cerfs se retirent en petits groupes dans d’autres quartiers des massifs forestiers.
 
Depuis la mi-septembre, les cerfs quittaient leurs buissons pour aller au rut. Cette période de rut et de brame est donc achevée et en cette seconde partie d'octobre, je brûle d’impatience de vous la conter sans tarder. En 2009, n’étant guère compétent en la matière, j’avais consulté Internet et découvert un texte extrêmement intéressant, intitulé essai sur le brame des cerfs, écrit par le peintre ardennais Jacques V. Lemaire.

J'avais alors contacté l'auteur : il m’avait aimablement autorisé à puiser dans son essai tout élément susceptible de m’intéresser aux fins de rédiger un article sur ce thème. Je l’en remercie encore bien sincèrement et je me permets ici, modestement, de dégager de sa réflexion quelques éléments qui me semblent essentiels, dont vous pourrez prendre connaissance en cliquant sur le lien ci-dessous qui vous dirigera vers une page de ce blog.

essai sur le brame des cerfs

Je vous invite aussi, si vous le souhaitez, à consulter l’essai dans son entièreté, ainsi que le site artistique de l'artiste, les liens étant disponibles en fin de cette même page.

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DIMANCHE 23 OCTOBRE 

À l'époque de la réalisation de ce dessin, à ce stade d'avancement - en apparence achevé -, quelque chose me gênait beaucoup. J'avais longtemps cherché : comment résoudre un problème qui me perturbait au plus haut point ?

 

Le fond blanc, trop blanc, à côté de la crinière, me causait problème. Que faire ?
 
Devrais-je peut-être laisser apparaître les quelques fougères de l'avant-plan de la photo de Jean-Claude Dechamps ?
 
 
              



 

 

 

Non, j'avais finalement écarté ce projet : ces fougères, trop petites, ne combleraient pas suffisamment le vide qui me dérangeait. Dessiner quelques branches ? Envisageable... mais pas question d'en montrer à la hauteur des cors qui y perdraient en visibilité. Derrière eux, le fond doit rester immaculé.

Ma solution ? Faire rapidement pousser des herbes... De grandes, bien larges...

Dites-moi, comment appelle-t-on encore ces herbes auxquelles je pense... Comme sur cette photo ?


Ah oui, des joncs...

Non, ceux-là sont trop épais, trop larges. 

 

 



Ceux-ci peut-être... 


Oui oui... Ils me conviennent parfaitement.


C'est d
écidé : je vais en dessiner à la gauche de mon dessin.

               

Voici le résultat : gros plan sur les premières tiges et feuilles de joncs, puis dans la foulée, regardons l'effet qu'elles produisent à côté du cerf.

 

               
     
     

Belle opération non ? Sur ma lancée, j'avais aussi dessiné quelques feuilles devant la crinière du cerf : je l'avais prévu, il le fallait, mais l'opération s'avérait délicate et risquée. Il me fallait, exceptionnellement, gommer.

 

D'un geste souple et décidé (j'ai lu cette expression sur un écran de paiement de station-service !  "Retirez votre carte d'un geste souple et décidé")..., j'avais fait glisser ma gomme,  méticuleusement biseautée au cutter, sur la crinière du cerf (en la relevant d'un geste... tout aussi souple et décidé) : quitte ou double. Gagné : ça gommait bien. Pas trop large au début, affiné en fin de tige...Parfait.  Hop, hop, hop, en quelques  instants, les vides escomptés apparaissaient.  Y'avait plus qu'à border et griser ces blancs et le tour était joué...
 
Voulez-vous voir le dessin entier maintenant ? 
Non, Veuillez m'excuser... un peu de patience... revenez jeudi, voulez-vous bien ?

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JEUDI 27 OCTOBRE  

 
Ce dessin achevé promis pour ce jeudi , le voici ci-après...

... les joncs, destinés à combler discrètement cet espace vide éblouissant à côté de la crinière...


... les joncs, dessinés devant la crinière et les poils du cerf...


 
 
C'était une commande, vous le savez... De son fauteuil en maison de repos, souvent, pendant la journée, son propriétaire, aujourd'hui décédé, a inévitablement croisé, c'était son rêve, le regard de ce superbe cervidé.

Il était devenu SON cerf, il le comblait : je l'avais dessiné encore plus beau qu'il ne l'espérait, m'avait-il dit, et répété... :
 

 
Chers lecteurs, merci pour vos visites, votre fidélité.

Merci au photographe pour sa photo, pour sa précieuse collaboration !
Si mon dessin est réussi, c'est parce que sa photo était superbe.


Si le dessin est achevé, je n'ai pourtant pas l'intention de mettre un terme à cet article aujourd'hui. Revenez encore, car je voudrais vous raconter qu'en automne 2009, je suis allé, bien accompagné, écouter le brame en forêt ! Je vous en parlerai... dans la prochaine mise à jour prévue ce dimanche 30 octobre en cours de journée...
 
2146707527.png DIMANCHE 30 OCTOBRE
 
Le cerf brame, la forêt rêve.
 


Le cerf évoque la virilité.
Son brame, ce cri rauque qui symbolise l'extase, n’y est pas étranger !
 
 
Jeudi, je vous quittais avec ces mots : "Je suis allé, bien accompagné, écouter le brame en forêt !".

Pensez : vivre un mois en charmante symbiose avec mon cerf et découvrir tant de passionnantes choses à son propos donnent envie de partir à l’écoute de son brame. 

Et à l'époque de la création de ce dessin, je l'ai écouté, merveilleusement bien accompagné par un "guide" d'exception qui a accédé à ma demande avec une grande gentillesse, et accepté que je vous parle de cette escapade nocturne, malgré quelques légitimes réticences : surtout, ne pas dévoiler le lieu et bien mentionner le caractère exceptionnel de ce rôle de "guide"...

Ainsi, nous partons sur les chemins, quelque part dans les Hautes Fagnes, pour une visite crépusculaire vers le lieu de brame que mon guide a choisi de m'offrir et que je tairai donc, parce que, activité à la mode, l’écoute du brame du cerf, lorsqu’elle n’est pas menée en respectant quelques règles simples, peut effrayer inutilement l’animal et sa harde et le perturber fortement, à cette époque de rut. Dès lors, en reprenant ses paroles : "les gardes-forestiers, photographes naturalistes et autres spécialistes en la matière sont très réticents à la vue de tous ces gens, de plus en plus nombreux, non accompagnés, qui partent en forêt à ce moment de l’année, n’importe où, n’importe comment, et y font n’importe quoi sauf respecter la nature et ceux qui la peuplent, leurs véritables propriétaires. Si des personnes de tel gabarit prennent connaissance d'un lieu de brame, il est immédiatement... infesté !"

Mais tout cela ne correspond pas à Jean-Claude Dechamps : il préfère se fondre dans la nature qui l'acceptera, surtout s'il y va seul.  Je le lui promets : je m'engage à respecter le cerf et faire honneur à cette confiance qu'il m'accorde, généreusement en appliquant à la lettre les consignes reçues.

- Mes vêtements sont sombres et silencieux, pour éviter tout bruissement intempestif. Pas de K-WAY mais du tissu...

- Je porte bonnet noir et gants sombres : mes cheveux blancs, mes mains et mon visage pâle doivent autant que possible devenir invisibles...

- Mon GSM est coupé. Bien évidemment, pensez-vous ? Sachez qu'il paraît que cela arrive d'entendre quelqu’un qui, peut-être juché peut-être au sommet d'un arbre, s'écrie, portable en main "Eh, trop cool, attends, écoute le cerf qui brame!".

- Je ne me suis pas aspergé de parfum ou de lotion après-rasage : les cerfs ont un odorat particulièrement développé et me repéreraient à distance...

- Je ne fume jamais...

- Je n'ai aucune source lumineuse sur moi. Lui tient pourtant une lampe de poche, dans la rarissime éventualité où nous nous trouverions, inopinément, en tête à tête avec un cerf décontenancé : alors, le rayon lumineux suffirait à nous protéger et faire fuir notre pauvre animal (mais il n'en a jamais eu besoin).

- Il m’a prêté une bonne paire de jumelles de vision nocturne...

Les conditions climatiques sont idéales : un ciel dégagé, une lune gibbeuse ascendante, un imperceptible souffle de vent que j’apprends à percevoir et que les cerfs n'aiment guère car leurs larges oreilles y sont trop sensibles, un temps doux et un sol sec. Il ne devrait pas y avoir de problème, nous devrions entendre les cerfs bramer m’annonce Jean-Claude : même s'il arrive parfois, alors que toutes les conditions paraissent réunies, que ce soit le silence total. Et lui de stresser à l’idée de rentrer bredouille : et moi pareil !

Et c’est bien ainsi que cela commence : rien ! Jamais je n’ai marché aussi silencieusement : dans la pénombre de la nuit, je m’applique à coller à la forme sombre de mon compagnon que je suis, petits pas après petits pas.  Contrôle total du corps pour qu’il se glisse dans le silence, jusqu’à retenir son souffle...

Rien. 20 minutes passent très vite : il me chuchote quelques explications sur notre environnement. Nous observons le coupe-feu dans toute sa longueur avec nos jumelles : oui, même la nuit, on y voit clair, croyez-moi. Puis, enfin, ils se font entendre : loin, trop loin, à plus d’un kilomètre probablement, mais je les entends, pour la première fois. Étonnant !  Surprenant ! Merveilleux...

Déjà, je suis comblé. Encourageant, me dit mon ami : s’ils commencent à s’exciter entre eux de la sorte au loin, la soirée pourrait s’animer plus près de nous aussi.

Il a raison : subitement, un cerf a bramé à proximité, très près, moins de 50 mètres peut-être. Et dans le silence profond de la nuit, ce cri n’en prend que plus d’ampleur. Pour moi, non-initié, ce premier brame restera à jamais gravé dans ma mémoire... Ce puissant râle emplit la forêt et donne à ce lieu une atmosphère insolite et magique.

 

© Jean-Claude Dechamps

Nous l’écoutons quelques minutes (une éternité !), sans le moindre mouvement. Lui nous sent peut-être, puisqu'un léger frémissement aérien se déplace de notre lieu en sa direction. Nous l’entendons, un peu inquiet, lancer quelques rots graves et rauques, puis s’éloigner, lentement : le retentissement, paraît-il typique, de ses bois contre quelques branches d’arbres, est audible. Oui, il nous a sentis mais nous ne l’avons pas effrayé ni tracassé - enfin, juste un peu...

Nous continuons cette lente progression sur un sentier forestier. Jean-Claude, c'est flagrant, connaît parfaitement la typographie du terrain : il me prévient parfois, tantôt de la présence de racines peu apparentes, tantôt d'une petite zone boueuse ou de pierres protubérantes. 

La magie continue d'opérer, les cerfs brament de plus belle, dans le lointain. Il nous faut changer d’emplacement, sans attirer l’attention de ceux que nous cherchons à approcher : nous progressons un long moment (mais à peine de quelques dizaines de mètres), jusqu’à atteindre un champ bordé d’une haute sapinière, un endroit où mon ami escompte bien entendre l’un ou l’autre nouveau raire proche de nous. Là, il me propose d’utiliser ses lunettes d’approche avec amplificateur de lumière.  Je n’avais jamais entendu parler de ce type de lunettes, très impressionnantes : il me montre un lièvre traverser le champ, sans se presser.  Dans le noir, je ne l'aurais pas distingué : avec ces lunettes spéciales, je le vois clairement !

Subitement, le majestueux cri tant espéré retentit, très près de nous. Nous sommes, cette fois, du bon côté. L'odorat extrêmement  développé du cerf ne peut déceler notre présence car le souffle d'air circule de lui vers nous, ou du moins parallèlement à nos positions respectives.  Ainsi, pendant de longues minutes, je peux entendre le brame dans toute sa splendeur.

 

© Jean-Claude Dechamps

Le cerf progresse à l’orée de la sapinière, dans notre direction, lentement. Je suis figé. Nous entendons sans doute des raires de marquage et d’appel, leur fonction étant de marquer l'emplacement du cerf vis-à-vis de ses congénères et d’appeler les biches : il en a sans doute autour de lui et tente de les rassembler, on le perçoit au déplacement de son brame.  J’ai l’impression qu’il s’éloigne, puis subitement, se rapproche : non, non, le cerf lance cet appel aux différents points cardinaux avec un temps de latence et d’écoute plus ou moins important entre chaque émission, c'est pourquoi, selon la direction de l'appel, le son nous semble si proche, ou éloigné.

Quel moment intense pour moi, quelle scène exceptionnelle et naturelle se déroule là sous mes yeux, pardon, sous mes oreilles attentives. Régulièrement, j'ai la chance, le bonheur d'entendre retentir cette longue plainte rauque et profonde, ce cri étrange et pas aussi lugubre qu'on le dise :  c'est le brame du cerf.

Nous n’en avons pas vus : peu importe !  Les photos de Jean-Claude me suffisent. Mais je les ai entendus ! Je suis privilégié ... et comblé. 



Quel spectacle pour les sens ! 

Le cerf brame, la forêt rêve.

      

La prochaine publication

n'est pas envisagée avant,

le 20 novembre !

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Je vous remercie

pour votre fidélité.

Commentaires

Bonjour J.Claude, le site photos de JC Deschamps est superbe, je vais l'insérer sur mon blog! Quand au cerf que tu as commencé à dessiné, je ne dis rien, je préfère avoir la surprise!! Bisous Fan

Écrit par : FAN | 05 octobre 2016

Bonjour, Fan.
Oui, Jean-Claude Dechamps est passionné de nature et ses clichés le prouvent. Chacune de ses photos raconte une histoire, et il m'en a confié plus d'une... à bientôt Fan.

Écrit par : Jean-Claude | 08 octobre 2016

Merci Jean Claude pour ce magnifique dessin d'un 16 cors! la photo est elle-même superbe et rare surtout en période de rut! Je connais cette période de brame puisque j'ai habité quelques années dans l'Oise (Compiègne) aussi, je connais sa forêt et ses habitants!! Bisous Fan

Écrit par : FAN | 12 octobre 2016

Certes, habiter non loin de la forêt domaniale de Compiègne donne envie, à qui aime la nature, puisque c'est le troisième massif forestier de France et la plus grande forêt de Picardie : nul doute que la faune et la flore y sont de toute beauté...

Et effectivement, réussir de tells prises de vue de cerfs n'est pas chose aisée : celles que je montre, avec l'accord du photographe bien évidemment, ont nécessité des heures et des heures de guet... J'ai accompagné Jean-Claude une fois, pour écouter le brame : belle aventure et souvenir exceptionnel dont je parlerai bientôt...

Écrit par : Jean-Claude | 15 octobre 2016

Je viens lire cette belle aventure forestière et admirer ce 16 cors! Tu es un dessinateur hors pair qui sait trouver le moindre détail pour rendre même le velouté des cors et de la robe de ce magnifique animal!! Bravo à toi!! Bisous Fan

Écrit par : FAN | 18 octobre 2016

Merci, Fan.
J'ai l'impression que, si par chance inespérée l'occasion se présentait, tu ne rechignerais pas toi non plus à glisser tes doigts dans le fanon de ce cerf ou de caresser avec délicatesse ses cors...

Écrit par : Jean-Claude | 20 octobre 2016

Ton cerf est très beau!!quelle patience pour travailler tous les détails, ce bel animal à même la "goutte au nez"!! Bravo à toi!!Bisous Fan

Écrit par : FAN | 27 octobre 2016

La goutte au nez ?
Bien observé, chère Fan, mais cette impression n'est due qu'à une imperfection de mon dessin : je pense avoir exagérément accentué l'arrondi des babines...

Écrit par : Jean-Claude | 01 novembre 2016

Une réouverture de blog avec le roi de nos forêts, bien d'actualité; ça brame dans tous les recoins d'Ardennes. Quelle majesté! Et comme tu as bien fait de le placer dans les roseaux.

Écrit par : Christiana | 31 octobre 2016

Merci, Christiana, d'avoir trouvé un peu de temps pour te ressourcer avec mon cerf dans la nature ardennaise, malgré ton actualité littéraire aussi chargée que passionnante...

Écrit par : Jean-Claude | 01 novembre 2016

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