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09 août 2016

"... Se souvenir, c'est presque recommencer... "

Dernière mise à jour ce mardi 9 août.

 

JEUDI 28 JUILLET

introduction

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Si vous comptez (et vous comptez beaucoup, pour moi) parmi les fidèles lecteurs de là où mes mines me mènent, le contenu de cet article titré Se souvenir... vous paraîtra insolite, voire incongru, car ses mots et phrases n'accompagneront pas, contrairement à l'habitude, un dessin au portemine, qu'il soit neuf, réédité ou sorti des archives...

Einmal ist keinmal, dit-on en langue allemande, ce qui se traduit par une fois n'est pas coutume ! Le prochain article se devra donc de contenir un dessin : n'est-ce pas là, depuis sa création, le but premier de ce blog ?

En cette dramatique et interminable période d'attentats terroristes, en cette fin de mois de juillet où la folie meurtrière d'abominables individus a encore et encore frappé un peu partout dans nos pays européens et au-delà sur d'autres continents, une profonde tristesse me submerge et me fait craindre le pire pour l'avenir : oh, pas tant pour le mien, mais pour celui des générations qui me suivent, celles de mes enfants et petits-enfants...

Une crainte... une peur...

... une peur pour l'avenir... Oui : oser croire en l’Homme me paraît de plus en plus utopique. Nos hautes sphères retrouveront-elles la voie de la Paix, comme ce fut si souvent le cas à travers les âges, alors qu'il me semble que l'on s'en éloigne toujours davantage ?

... une peur pour l'avenir... Les nouveaux moyens d’investigation, la prévention de la radicalisation violente, le renforcement des contrôles et la lutte contre son financement seront-ils suffisants pour éradiquer le terrorisme ?

...
une peur pour l'avenir... Car en outre, nos hauts dirigeants sont confrontés à tous ces conflits qui se généralisent (entre autres à cause de convictions religieuses divergentes), aux flots migratoires pour lesquels l'Europe ne trouve pas de solution, à l'éclatement des États provoqué par l'aspiration grandissante des peuples à une plus grande autonomie, aux défaillances de nombreux États centraux voire à leur effondrement (en cause, la corruption, le crime organisé, les coups d’État et les renversements de pouvoir, les guerres civiles, les conflits linguistiques),...

... une peur pour l'avenir... Comment lutter contre le chômage, les catastrophes naturelles, les événements et changements climatiques extrêmes auxquels l'humanité est incapable de faire face, les cyberattaques et le vol ou le détournement de données informatiques ?

... une peur pour l'avenir... Ouh là là : elle me fait perdre, provisoirement, le goût du dessin et toute envie de concrétiser un beau et difficile projet qui occupe pourtant mes pensées depuis quelques semaines. Mais cela n'est pas bien grave, ce ne peut être que provisoire, je l'ai écrit ci-dessus...

Tant et tant de choses à combattre : nos meneurs en seront-ils capables ? En espérant que Marine Le Pen dans l'Hexagone, Donald Trump de l’autre côté de l’Atlantique, Bart de Wever dans mon pays, et tant d'autres indésirables et incapables, ne feront pas partie, un jour, des futurs meneurs de la planète et n'ajouteront leur incompétence à la difficulté des politiciens et spécialistes en tout genre déjà si réelle à surmonter tant d'écueils !

Alors - et sans doute est-ce dû aussi à l'âge qui avance, je veux dire mon âge !, j'éprouve en ce moment le besoin de me réfugier (une fuite ?) dans les souvenirs d'un monde qui, avec le recul, me semblait tellement simple et naturel, sans drame chaque jour alentour, sans peur du lendemain, dans le bonheur de vivre sur une Terre qui certes semblait tourner plutôt bien...

... et j'éprouve le besoin de décrire quelque part, ici en l’occurrence, ces souvenirs ; avant qu'à tout jamais ils ne s'effacent...

 

Juillet se termine : 

c'est donc des souvenirs de mois de juillet du passé que je vous conterai.

De simples et à mes yeux superbes souvenirs de jeunesse,

souvenirs d'une enfance insouciante...

 

LUNDI 1er AOÛT.

première partie

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On ne recommence plus,

mais se souvenir,

c'est presque

recommencer.

 

(Charles Nodier)

 

Source photographique : Wikimedia Commons

 

citation extraite des Contes de Charles Nodier

(Bibliothèque nationale de France)

Qui ne connaît et n'utilise parfois l'expression : Je m'en souviens comme si c'était hier !?

Oui : c'est comme si c'était hier... ou presque... Une profonde impression, une intime conviction de comme si c'était il n'y a pas très longtemps.... Pourtant, c'était il y a plus de cinquante ans !

Plus de cinquante ans, tout de même, ce n'est tout de même pas hier...

Soit : c'est comme s'il était d'hier, ce souvenir ancré dans les profondeurs de ma mémoire et qui jaillit instantanément en surface, au gré d'une recherche avancée sur Google après une promenade dans les Hautes Fagnes wallonnes.

Je voulais mieux connaître le degré de toxicité de la digitale pourpre (une seule est visible sur la photo ci-dessous), réputé extrême ; j'ai découvert que pourtant, l'on extrait de cette attractive plante à fleurs la digitaline, ainsi que des sucres complexes, utilisés ensuite pour soigner la tachycardie, en régulant, ralentissant et renforçant les battements des muscles cardiaques.

Et je me suis rappelé que mon grand-père m'interdisait d'y toucher, lorsque nous étions dans la forêt...

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Ah, mon grand-père ! C'est autour de lui que flotte le souvenir dont je voudrais vous parler. Oui : ce souvenir intact, après cette randonnée en Fagnes, avait le lendemain guidé mes foulées de joggeur plus très jeune - passer d'une altitude de 180 mètres à plus de 300 mètres, bel effort, non ? - dans le bois de Staneux, à la rencontre de lieux de mon enfance.

Voici ce souvenir...

Réciter Le Petit Savoyard d'Alexandre Guiraud :

c'était le défi que mon grand-père, le papa de maman, m'avait lancé.

Ce devait être en 1964, je crois ; en juillet. 

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                               Je n'ai pas connu mon grand-père paternel, décédé avant ma naissance, à la grande tristesse de papa qui, par la force des choses, était monté à l'échelon supérieur sur l'échelle des responsabilités : seul homme de la famille, il lui fallait s'occuper, pour autant que je sache, outre de ses études d'ingénieur, de sa maman, probablement guère préparée à se retrouver seule, de sa sœur jumelle et de ses deux autres sœurs...

Il me lançait là un sacré défi, mon grand-père Joseph.

Car il était très long, mais par chance à mes yeux d'enfant tellement émouvant et donc attrayant, le texte de ce poème qu'il me proposait de réciter de mémoire. 

Ce n'est qu'une proposition, mais ça me ferait plaisir... m'avait-il dit. 

Avais-je vraiment le choix ?

 

MARDI 2 AOÛT.

deuxième partie

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Tu en seras capable, c'est sûr, avait-il ajouté, puis précisé : puisque tu viens d'obtenir ton diplôme de primaire... Sans doute pour me rassurer, me convaincre, m'appâter peut-être. Mais ce que je comprenais bien, c'est que c'était important à ses yeux, c'est que cela lui ferait beaucoup plaisir, à lui-même...

Mon diplôme de fin de sixième année ! Une autre époque, bien sûr... Je venais de le décrocher chez les Frères des Écoles Chrétiennes... Catastrophe...  : je n'étais "que" quatrième de classe !  Je me souviens avant tout de mes parents déconcertés lors de la remise des prix (publique bien sûr, et sur la scène de l'école, par surcroît). Ils étaient assis au premier rang : je leur avais lancé un regard furtif... Moi, j'étais juste étonné, et inquiet de leur réaction. Je me souviens surtout des reproches et remontrances, de retour dans la Ford Taunus année 1963 (que j'adorais), et encore en rentrant à la maison... Diable, comment était-ce Dieu possible ? N'avais-je pas depuis la première année, toujours, oui, toujours ramené un bulletin trimestriel sur lequel je figurais dans le trio de tête, jamais moins ?

Une autre époque, sans doute... N'empêche : si le souvenir de cette remise des prix est toujours bien présent dans mon esprit, c'est sûr, c'est que l'événement et surtout les réactions engendrées m'avaient perturbé... 

Revenons à ce fameux défi...

Mon grand-père se voulait rassurant :

Ne te tracasse pas, tu es en vacances maintenant, ce ne sera pas pour des points ; mais pas pour des prunes non plus... C'est un beau défi, non ?

Un beau défi, oui. Rien de plus qu'un beau défi à relever ? 

Un beau défi, je dois l'avouer, et qui me plaisait bien. D'autant plus qu'à la clef, la récompense était alléchante : une petite pièce, avant même de commencer l'étude, et d'autres suivraient, à chaque progression significative dans le travail... 

C'était juillet... J'attendais impatiemment cette période de la cueillette des myrtilles en forêt. Chaque année, je me réjouissais d'aller dormir deux ou trois jours chez lui, dans le grand lit de la chambre de devant. Dès l'aube, nous savourions le copieux petit-déjeuner que Bobonne avait préparé, composé d'une fricassée qu'on voit le jaune et d'une tranche de lard croustillante et croquante. Il était maçon, en congé du bâtiment je crois, ou déjà à la retraite, je ne sais plus. Ce dont je me rappelle, ce sont ses couennes qui glissaient de son assiette à la mienne et que je croquais à pleines dents (mon papa me le défendait, ce n'était que de la peau de porc après tout, et... il ne fallait pas risquer de casser... mes dents).

Bref, après avoir mis la poêle et les assiettes à tremper dans l'évier, nous fermions la porte à double tour, passions par par le centre du village, longions la rivière, gravissions une rue escarpée et allions par les chemins : nous montions au bois, que nous atteignions au lever du soleil, non sans de fréquents regards en arrière pour s'assurer que d'éventuels suiveurs, curieux ou simples promeneurs ne risquaient pas de repérer le lieu choisi pour la cueillette, où nous allions installer le camp de base et où serait déposé le matériel pour la journée.

Ce lieu, bien sûr, c'était un lieu à l'écart des chemins, placé à un endroit stratégique, au milieu des plus beaux et prolifiques myrtilliers de la forêt, que mes grand-parents prenaient bien sûr garde de ne dévoiler à personne. Mais il était toujours le même, chaque année, pour autant que je m'en souvienne.

La journée d'étude poétique et la coupe aux myrtilles pouvaient commencer !

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 VENDREDI 5 AOÛT.

troisième partie

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Je pose près de moi, au gré de mes déplacements dans le massif de myrtilliers, l'édition du Petit Savoyard qui m'a été confiée.

Bobonne, vigilante, reste à proximité et m'encourage à voix basse, me soufflant parfois le mot que je recherche ; pas tant que sa mémoire soit excellente, mais grâce aux vérifications régulières dans le livret de l'exactitude des vers qui me voient hésiter.

À quelques mètres, mon grand-père donne le rythme, déclamant à voix haute et accentuant l'intonation : nous récitons ensemble.  Lorsqu'il me sent prêt, mon tour vient...

 

 

 

 

 

 

       

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Ma boîte de conserve en fer blanc, longuement trempée dans l'eau pour la débarrasser de son étiquette, est suspendue au cou par une corde confectionnée avec une ficelle aux couleurs noir-jaune-rouge. 

Remplie, elle pèsera 1/4 de kilo.

Elle sera facilement repérable s'il m'arrivait de l'ôter de mon cou pour la déposer, ce qui m'est de toute manière fortement déconseillé.

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À bonne école, j'applique au mieux la technique de coupe, en respectant les directives de grand-père, qui me surveille du coin de l’œil ! 

Un myrtillier bien fourni mérite que l'on s'y accroche et le dépouille, je l'ai bien sûr compris, mais j'ai parfois tendance à circuler en ne dépouillant qu'en partie les buissons chargés des plus beaux et plus gros fruits : je sais que mon maître, méthodique, repassera un peu plus tard derrière moi pour ne rien laisser !

Lorsqu'une une strophe est bien mémorisée, je me concentre sur la cueillette en veillant à épargner tout mouvement inutile : je gagne un temps précieux en conservant dans la paume quelques myrtilles avant de les déposer dans le pot. 

Surtout, prendre délicatement les myrtilles entre les doigts ! Bien sûr, le peigne est interdit, les myrtilles ne peuvent pas saigner leur jus, elles doivent garder leur superbe duvet bleuté attestant de leur fraîcheur. Et pas question de mêler trop de feuilles à la cueillette. Couper, c'est tout un art ! Pendant ce temps, Les rimes remplissent l'esprit, les piécettes sont comptabilisées, ainsi que le nombre de boîtes versées dans un des grands paniers plats en osier...

Le réveille-matin sonne enfin : chacun sait qu'il est midi, le moment de la pause ô combien bienvenue...

 

 

DIMANCHE 7 AOÛT

quatrième partie

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S'il y a des souches proches l'une de l'autre, elles compléteront parfaitement la vieille couverture emportée, histoire d'éviter le chatouillement désagréable des piqûres de fourmis. Les vaporisations régulières sur la peau d'un mélange d'eau, de vinaigre et d'un peu de jus de citron éloigneront quelque peu les taons, redoutés pour leurs morsures. Comme ils préfèrent se poser sur des tissus foncés pour ne pas être repérés, nous portons d'ailleurs des vêtements de couleurs claires ! Quant aux tiques, s'ils existent, paraît-il, depuis 140 millions d'années, l'on n'en parlait guère et assurément, ils ne pullulaient pas comme maintenant...      

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                            Bobonne sort le pique-nique et le couteau qui coupe bien : salami d'Ardennes pour tous, tartines à la confiture pour eux, pain-choco pour moi.  Et... j'ai droit à une larme de vin rouge... ça ne peut pas te faire de mal... mais pas besoin d'en parler...

Ce temps libre, c'est une petite délivrance, je dois l'avouer, l'occasion d'oublier un moment la coupe, l'étude, l'occasion de guetter les lézards et autres insectes rampants se faufilant sous les fougères, ou les papillons virevoltants. Puis, privilège à tenir tout aussi secret, je reçois une cigarette...

Quelques années plus tôt, l'aviation allemande ennemie avait bombardé l'usine du quartier et c'est par brouettes entières, ai-je appris bien plus tard, que mon grand-père avait sauvé des flammes de la manufacture de tabac voisine plusieurs caisses de fardes de paquets de cigarettes de marque BELGA (ou BOULE D'OR, j'hésite maintenant)  : assurément, de quoi remplir plusieurs étagères de la massive, profonde et vieille armoire peinte en blanc de la cuisine et fumer jusqu'à la fin de sa vie, privilège dont il n'abusait guère, car très économe il fumait avec modération. 

Mémoire qui meurt
Photos effacées
Rumeur ô rumeur
Des choses passées

Odeur des myrtils
Dans les grands paniers

(paroles extraites de la chanson de Jean FERRAT, Odeur des Myrtils, un poème d'Aragon)

 

MARDI 9 AOÛT

cinquième et dernière partie

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Et en fin d'après-midi, il donne le signal : on peut enfin redescendre dans la vallée ! Il me rappelle avec insistance qu'il s'agit d'être très prudent, ne pas trébucher, ne pas secouer le panier de myrtilles : il m'a confié le plus petit... Bientôt, nous traversons fièrement la localité, nos larges paniers plats en osier au bout de nos bras fatigués, la couche supérieure composée des plus belles et plus rondes myrtilles sélectionnées avec soin. 

Le plus souvent, six boîtes, et donc un kilo et demie m'appartiennent ! Parfois, une ou deux de plus (si Bobonne m'a un peu aidé, en cachette). Nous nous arrêtons souvent, juste quelques secondes, histoire de détendre les bras tout en laissant les passants admirer notre merveilleux butin.

                                       

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Puis, moi en premier, évidemment fier comme Artaban, nous poussons la porte des trois boulangeries de la Place du Perron : les clochettes de la porte d'entrée tintent, l'on me laisse le soin de présenter et parfois monnayer la marchandise (mais Joseph a déjà fixé les prix et personne n'ose contredire l'enfant si courageux : Rendez-vous compte, toute la journée à cueillir !).

Par ailleurs, comment le boulanger, trop content de l'aubaine, ne serait-il pas d'accord ? Que de savoureuses tartes et tartelettes en perspective, et une clientèle comblée...

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De retour à la maison, la partie préservée de la récolte est distribuée (ou vendue) aux voisins âgés qui nous attendent, ou transformée en confitures, ou encore, les plus belles myrtilles saupoudrées de sucre impalpable sont bien vite dégustées avec une tartine de pain frais.

 

Enfin, grand-père sort un calepin de comptes et me montre ma page. Nous calculons ensemble, lui surtout, le nombre de strophes du Petit Savoyard, le nombre de piécettes et le nombre de boîtes de myrtilles : moi, un peu distrait sans doute, j'avais mal compté mes parts du butin, car lui compte une ou deux boîtes de plus, pendant que Bobonne me sourit secrètement.

                                                                   

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Je me réjouis de rentrer à la maison et de faire part de mon travail, de mes gains... Puis, je dois mettre mon linge à laver et prendre un bon bain avant de retourner chez mes grand-parents le soir même : si le lendemain le soleil luit, nous remonterons au bois...

Le début de mes vacances d'été se passait ainsi. Mes économies gonflaient (plus tard, j'achèterai une mobylette !) et en quelques jours, je réussissais ce petit tour de force de réciter le poème "sur le bout des doigts" (surtout Le Départ, et Paris, car Le Retour restait tout de même source de nombreuses hésitations).

Qui sait, peut-être reprendrai-je un jour la plume pour d'autres souvenirs de vacances, sous le doux soleil de Tourcoing (que Bourvil aimait tant) ? C'était là, derrière cette étroite façade, dans une longue maison, et tout derrière, dans un jardin plus long encore avec au bout, des poules...

C'était chez Tant' Palmyre, ma merveilleuse marraine, et mon oncl' Guillaume...

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Je remercie vivement Améthyste de m’avoir fait connaître, par son commentaire du 11 août,

le livre "Le Tour de la France par deux enfants"

que je vous propose de découvrir par ce lien :

http://www.icem-pedagogie-freinet.org/sites/default/files...

 

Commentaires

je venais pour un dessin, je vais venir pour des récits de jeunesse!!Pourquoi pas, il faut exorciser ses émotions et tant que c'est par l'écrit, c'est toujours intéressant!! chacun pallie de telle ou telle manière pour échapper à la détresse ou à la colère, face aux événements tragiques, le meilleur c'est de partager, aussi, je viendrai !! Bisous Fan

Écrit par : FAN | 28 juillet 2016

Je ne suis pas écrivain et j’espère que le résultat sera à la hauteur de mon projet, de mon envie de raconter ces simples souvenirs d’enfance qui me sont chers et tellement présents dans mon esprit…

Oui, sans doute est-ce là ma manière d’échapper à la détresse et à la colère que provoquent en moi les tragiques attentats et folles tueries de ces derniers mois, sur une Terre qui se déglingue…

Écrit par : Jean-Claude | 29 juillet 2016

J'adore les myrtilles!! merci de me mettre l'eau à la bouche, j'attends de savoir si la cueillette fut généreuse!! C'est bien aussi, l'histoire du petit savoyard sur Internet!!Bisous Fan

Écrit par : FAN | 02 août 2016

Toutes les conditions sont réunies pour permettre une cueillette et une étude fructueuses...
Demain, je continue l'histoire de ce double souvenir !

Écrit par : Jean-Claude | 04 août 2016

J'adore les myrtilles !! à chaque fois que nous le pouvons quand nous allons en montagne à la bonne saison, c'est un vrai plaisir que de cueillir ces petits fruits si délicieux mélangés avec du fromage blanc par ex.......que de souvenirs cela m'évoque aussi ! merci Jean Claude de partager tes souvenirs "heureux" on en a tant besoin en ce moment......j'ai vendu dernièrement mes petits "copains d'abord" à une de tes compatriotes en vacances en Bretagne et c'est ce qu'elle m'a dit, "ça fait tellement de bien de voir ces enfants papotant, rigolant, ils ns donnent du bonheur".......je crois que ça me touche beaucoup ce qu'elle m'a dit, ce partage, cet échange........à bientôt ! je ne pars en Inde que début octobre mais pour moi c'est bientôt !

Écrit par : TIFET | 10 août 2016

Lorsque mes mots - qui ont tenté d'exprimer les heureux souvenirs qui reviennent à mon esprit - en ravivent de similaires chez le lecteur qui s'attarde sur eux, ou lorsque ta merveilleuse sculpture de petits copains riant et papotant, emplis de candeur et de joie de vivre, apporte de la joie à son acquéreur admiratif, que peut-on rêver de mieux dans ce monde en souffrances que ces sentiments-là qui doivent être les plus forts et nous aider à vivre et surmonter les soucis ?

Merci pour ton chaleureux commentaire !

Écrit par : Jean-Claude | 11 août 2016

Merci Jean Claude pour ce souvenir bucolique et fructifiant!! merci au papy qui a su faire de la pédagogie intelligente avec son environnement!! Belle histoire comme je les aime!! Bisous Fan

Écrit par : FAN | 11 août 2016

Merci Fan, pour ces quelques mots qui correspondent tellement bien à l'article que j'ai voulu écrire, avec ma modeste plume remplaçant - pour une fois - mes portemines !

Écrit par : Jean-Claude | 11 août 2016

Généreusement, vous faites revivre vos souvenirs d'enfance, si beaux et si originaux, afin de les partager avec vos Lectrices et Lecteurs. A leur tour, des souvenirs, tellement lointains que je les croyais effacés, se réveillent lentement d'un sommeil de plusieurs décennies et murmurent : "Nous sommes toujours là..."

"Le Petit Savoyard" est remplacé dans ma mémoire par "Le Tour de la France par deux enfants" (G. Bruno), que ma grand-mère m'avait confié avec tendresse. Aucune cueillette ne trouvant, hélas! d'écho dans ma mémoire, j'ai soigneusement rangé dans la case de mon cerveau intitulée "Souvenirs de Jean-Claude", espace créé pour l'occasion, cette passionnante découverte! J'espère que vous ne m'en voudrez pas de cet étrange recel.

Il est vrai qu'un récit débordant d'une telle fraîcheur est une véritable source de bonheur en cette période si noire. Nous voilà donc dans le bois de Staneux, mains, joues et bouche barbouillées de myrtilles, mais toujours attentifs et studieux. Merci, Jean-Claude, pour ce souvenir aussi charmant qu'émouvant...

Écrit par : Améthyste | 11 août 2016

Bien sûr, je ne considère pas comme du recel mais plutôt comme un grand honneur pour moi que cette mémorable cueillette de baies de couleur bleu-violacé soit rangée dans une case de votre esprit nouvellement créée !

Bien sûr, que la rédaction de mes souvenirs d’enfant insouciant ravive en votre mémoire d’autres souvenirs me réjouit énormément... Et si ce récit permet de se détacher, quelques instants seulement, de la morosité ambiante actuelle tellement éprouvante, cela me réjouit tout autant...

Jamais je n’avais lu, ou même entendu parler de ce "Le Tour de la France par deux enfants" dont votre grand-mère vous avait confié un précieux exemplaire. Vous vous en doutez, je me suis empressé de rechercher trace de ce recueil sur Internet : je viens à l’instant d’insérer en fin d’article, pour mes fidèles Lecteurs, un lien précieux le présentant. (Je n’ai encore pris le temps de lire que les premières pages de ce fichier pdf qui en compte quarante-et-une, mais elles me permettent déjà d’imaginer combien ce livre était et reste intéressant, sous de multiples aspects.).

Écrit par : Jean-Claude | 12 août 2016

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