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mercredi, 04 novembre 2015

Les oies sauvages

 En attendant la prochaine publication de dessin, que je ne prévois pas avant la fin de novembre,

voici une photo personnelle de migration d'oies cendrées vers leurs quartiers d'hiver,

prise à Theux, ce 3 novembre 2015, à 16h23.

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...

Voilà qu’à l’horizon s’élève une clameur ;
Elle approche, elle vient, c’est la tribu des oies.
Ainsi qu’un trait lancé, toutes, le cou tendu,
Allant toujours plus vite, en leur vol éperdu,
Passent, fouettant le vent de leur aile sifflante.

Le guide qui conduit ces pèlerins des airs
Delà les océans, les bois et les déserts,
Comme pour exciter leur allure trop lente,
De moment en moment jette son cri perçant.

Comme un double ruban la caravane ondoie,
Bruit étrangement, et par le ciel déploie
Son grand triangle ailé qui va s’élargissant.

...

(Guy de Maupassant : extrait du poème Les oies sauvages (Des Vers, 1880)).

Publié dans MERVEILLEUSE NATURE, POESIE | Tags : les oies sauvages, maupassant, photo, migration | Lien permanent | Commentaires (2) |

Commentaires

Voilà plusieurs siècles déjà, les oies sauvages et les étoiles filantes décidèrent qu'une rencontre, assurément extraordinaire, devait avoir lieu entre leurs communautés.

Les étoiles filantes, qui lisaient déjà dans leurs célestes archives de la Nuit, bien des millénaires avant votre naissance, Jean-Claude, ce que vous écrivez dans votre blog, en janvier 2015, soit l'article "Les voeux des Theutois portés par 20 000 lanternes de Chine à l'occasion de la Biennale d'Art de Theux", comprirent l'aide que pourraient leur apporter les oies sauvages dans ce fabuleux travail : acheminer les voeux des êtres humains.

Vous devinez les difficultés posées par l'heure de ce rendez-vous, mais les oies sauvages, avec leur sens inné des grands envols, les résolurent bien vite.

Aussi, lorsque nous avons le privilège de percevoir "qu'à l'horizon s'élève une clameur", puis de distinguer "les libres voyageurs au travers de l'espace", il est temps de lancer vers "ces pèlerins des airs", nos voeux. Ceux qui comprennent "cet appel errant", savent, en entendant le "cri perçant" leur parvenant, que le message est bien arrivé à destination...

Merci, Jean-Claude, pour cette photographie magnifique, pour cet envol sublime dans la pureté du ciel wallon et... pour cette petite oie rebelle à la neuvième place, pour ce poème que j'appris par coeur dans une autre vie.

Écrit par : Améthyste | samedi, 07 novembre 2015

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Chaque année, je tente de ne pas manquer ce rendez-vous et je guette le passage de ces « libres voyageurs au travers de l’espace » qu’annonce une « clameur qui s’élève à l’horizon »...

Chaque année, je guette les « cris perçants » des oies suiveuses qui encouragent leur congénère meneuse à garder rythme et vitesse aussi longtemps qu’elle le peut, avant de confier sa place convoitée à une autre plus vigoureuse...

Chaque année, je tente d’observer ces oies avides de voyages, qui tracent dans le ciel la seule et unique lettre qu’elle savent écrire, un majestueux V, comme la première lettre des Vœux, oui, qu’elles acheminent par-delà les nuages à ceux et celles qui savent déchiffrer, comme vous, ces messages furtifs...

Écrit par : Jean-Claude | mardi, 10 novembre 2015

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