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dimanche, 28 juin 2015

Plage et brise-lames en Zélande, Pays-Bas, Mer du Nord.

L'article progressif et le dessin pas à pas sont régulièrement complétés en bas de page.

 

Ultimes modifications ce dimanche 28 juin.

 

VENDREDI 19 JUIN

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SAMEDI 20 JUIN

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La Zélande, région intimement liée à la mer, mérite son nom de

"terre prise sur l'eau".

Les cartes anciennes, méconnaissables pour qui tenterait  de retrouver les contours actuels du pays (voisin par le nord de ma Belgique), en témoignent à merveille.  Aucune dune large et imposante ne protégeait auparavant les côtes de cette partie des Pays-Bas - un pays en grande partie sous le niveau de la mer - des assauts répétés de la Mer du Nord.  Au fil des siècles, par de courageux et inlassables travaux de poldérisation, une grande partie de terres immergées y a été gagnée de haute lutte.

 

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DIMANCHE 21 JUIN : la lutte incessante contre les flots

Tant d'acharnement à empêcher la mer de s'accaparer les terres, tant d’opiniâtreté à faire reculer la mer, même, ne suffisent pas toujours.  Malgré cette lutte incessante contre les flots, de nombreuses inondations, terribles déluges de mer dévastateurs, sont profondément ancrées dans la mémoire collective.

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LUNDI 22 JUIN

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1953 : la nuit du 1er février, rien ne peut arrêter les vagues d’une monstrueuse tempête.  Les digues, l’une après l’autre, irrépressiblement, cèdent sous l’assaut de la mer : une tragédie – de Ramp (la Catastrophe) - à jamais gravée dans la mémoire des Néerlandais.

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1953, l’année de ma naissance : je me souviens que bambin, quelques ans plus tard, j’entendais parler encore et encore - très impressionné et incompréhensif - de ce déchaînement de flots.

Plusieurs années seront nécessaires pour obturer toutes les brèches des digues et consolider les défenses de l’intérieur des terres, puis évacuer le sable, la vase et les débris dévastateurs qui ont envahi les paysages et les terres agricoles.

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MARDI 23 JUIN

La Zélande profite, pendant les mois d'été, du plus grand ensoleillement des Pays-Bas et Domburg est sa plus ancienne station balnéaire.  Cette ville historique m’impressionne par sa situation directement en contrebas des dunes.  Sa vaste plage de sable blanc - parfaitement nettoyée durant les mois d’été – s’étend sur plus de 10 km jusqu’à Westkapelle : nulle autre plage ne m’a jamais offert tant de paix et de quiétude.   J’aime particulièrement l'aspect unique que lui donnent ses têtes de piliers caractéristiques... 

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MERCREDI 24 JUIN

En langue néerlandaise nommés "palengolfbreker",  les brise-lames de Domburg, ces lignes de piliers, de poteaux d'arbres de plusieurs mètres de hauteur, profondément enfoncés, à des espacements rapprochés et réguliers, sur cette étendue énorme de plage sablonneuse, assurent une protection certaine aux digues et terrains risquant d’être assaillis par la mer lors des tempêtes.

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VENDREDI 26 JUIN

Les brise-lames présentent l’intérêt de créer des zones abritées qui constituent une protection contre l’attaque des houles : ils permettent de limiter, en dissipant l’énergie des vagues et de la houle et en créant une divergence du mouvement orbital caractéristique des vagues, l’érosion d’un tronçon de plage. 

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DIMANCHE 28 JUIN 

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- UNE PHOTO PERSONNELLE DE 2013 -

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- dessin achevé, d'après photo personnelle -

- format : 25 X 40 cm -

 

Troncs d’arbre plantés dans le sable : par l'homme...

Sentinelles tournées vers la mer : pour l'homme...

Commentaires

Impressionnants, ces poteaux d'arbres, ces arbres, une fois encore protecteurs de l'Homme qui, sur cette terre de Zélande, a laborieusement su combiner sable et piliers, dresser ces "palengolfbreker", pour la sauvegarde de ses habitations, de sa vie.
Encore impressionnant, effarant, ce déchaînement des vagues à l'assaut des digues sur la photographie de 1953 que vous confiez à vos lecteurs !
Ces piliers d'arbres, dignes gardiens de la plage, encourageant les flots à la sagesse, méthodiquement alignés afin d'obtenir une vue supérieure plane, équilibrée, vous avez su en dessiner les particularités : celui-là fendu presque jusqu'à la base, cet autre montrant une cicatrice, et celui-ci dont une blessure s'interrompt en son coeur, comme guérie par la pensée de la belle mission à accomplir...

Écrit par : Améthyste | mardi, 30 juin 2015

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Vous savez, caresser avec mes mines le papier pour, telles les rides d’un visage humain que le temps a façonné, dessiner les veines de vie de troncs de bois fut pour moi un jeu d’enfant... et de prédilection!

Surtout, et vous l’avez si bien ressenti, merci : ces arbres ô combien vivants, solides et pacifiques piliers protecteurs naturels, sont la plus belle et esthétique réponse qui soit, sagement choisie par l’homme face à une autre nature, elle dramatiquement dévastatrice... Mais est-elle coupable ? Non, bien sûr.

Je possède et viens encore de regarder la dizaine de photos prises de cet admirable lieu de Mer du Nord : nulle autre que celle sur laquelle mon choix s’était porté ne présente si clairement cet alignement supérieur plat, équilibré, voulu par l’homme, qui a accroché votre regard ; et le mien auparavant...

Écrit par : Jean-Claude | mardi, 30 juin 2015

La technique du porte-mines se prête parfaitement à la matière, bois et sable, au graphisme simple et harmonieux et à la grisaille poétique de la mer du nord.

Écrit par : Christiana | mardi, 28 juillet 2015

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J’ai adoré « travailler » ces matières, bois et sable.

J’aime beaucoup ces mots « grisaille poétique de la Mer du Nord » qui correspondent bien à mon dessin.
Ce sont cependant mes porte-mines qui ont apporté ce sentiment de grisaille à la photo qui m’inspira, car en réalité le jour de la prise de vue, le ciel était d’un bleu éclatant. (cette photo est présentée en toute fin d’article, au-dessus de mon dessin achevé).

Écrit par : Jean-Claude | jeudi, 30 juillet 2015

En effet, ce ciel bleu n'est pas celui que j'imaginais... on dirait un ciel de côte d'azur :-)

Écrit par : christiana | vendredi, 31 juillet 2015

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