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16 mars 2015

Achala, nomade, Achala, Rabari.

Nouvelle publication d'un dessin déjà présenté en août 2014.

 

En consultant -en bas d'article- les mises à jour régulières,

-LA DERNIERE EN DATE CE LUNDI 4 AOUT-

vous verrez progressivement grandir ce portrait d'Achala le Rabari

et connaîtrez l'histoire et le mode de vie de ce peuple nomade.

LUNDI 30 JUIN 2014

 "Là où mes mines me mènent ..."2734466719.gif

 

Dès ce mercredi 2 juillet, en ce début de mois de vacances et de voyages, c’est vers le nord de l'Inde que mes mines guideront mes pas, jour après jour, en votre compagnie si le voyage vous tente, à la rencontre des Rabaris, ce peuple qui parcourt les territoires du Gudjarat, du Pendjab, du Harayana et du Rajasthan, le long de la frontière avec le Pakistan ; nous voyagerons à la faveur d'un dessin évolutif que je vous avais déjà proposé à pareille époque sur mon blog précédent il y a 3 ans, un dessin agrémenté de quelques superbes photos d'artistes de renom et de diverses explications glanées sur la toile quant au mode de vie de ces nomades aux origines lointaines et méconnues, au futur incertain.

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Venez avec moi à la rencontre d'Achala, un Rabari, berger comme ses frères !

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MERCREDI 2 JUILLET

Ce peuple de pasteurs nomades, depuis des siècles et des siècles, parcourt les territoires du Gudjarat, du Pendjab, du Harayana et du Rajasthan, situés le long de la frontière avec le Pakistan.  

Rabari signifie « hors du chemin ».

 

Ils seraient originaires du Baluchistan (une région du Pakistan), et auraient migré vers l'Inde il y a plus d'un millénaire.  Certaines sources les apparente parfois au peuple des Tsiganes.  Le mythe décrivant les origines des Rabaris raconte que leurs hommes ont épousé les Apsaras, ces demi-déesses, des nymphes célestes à la beauté séduisante qui habitaient les cieux et les airs et marchaient sur l’eau.

 Permettez-moi, par ces huit clichés du photographe Laurent Auxietre,

de vous présenter de fiers mais tristes et sombres Rabaris.

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   Photos

Laurent Auxietre

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 Ne cherchez pas Achala, celui de mon futur dessin, parmi les photos ci-dessus : il n'y figure pas.

Chez les Rabaris, la plupart des hommes portent un costume composé d’un large pantalon blanc orné, parfois, de discrets motifs de couleurs, et d'une chemise courte -blanche également- avec de longues et amples manches.  Achala, vous le verrez, fait honneur à la tradition : un turban immaculé complète le plus souvent ce costume.  Ils arborent parfois deux grosses boucles d’oreille de forme semi-conique assez lourdes appelées « Toliya »qui traversent le cartilage de l’oreille de part et d’autre : Achala n'en portera pas, vous le verrez, mais à la place, il a choisi... mais cela, il est encore un peu tôt pour en parler, attendons que le dessin vous le révèle bientôt !

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mise à jour du SAMEDI 5 JUILLET.

LA VIE DE NOMADE AVANT 1947 ... 

Depuis des siècles, basés dans leur région ancestrale du Kutch, les Rabaris partent en transhumance -sitôt la mousson estivale terminée- et sillonnent les plaines à la recherche de pâturages, en parfait accord avec les paysans des régions traversées, selon un mode de vie séculaire, rythmé par les saisons et les besoins de leurs troupeaux de chameaux, dromadaires, vaches, chèvres et moutons.

Depuis des siècles. 

Jusqu’en 1947.

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(Les agneaux, trop faibles pour parcourir de longs trajets, sont ménagés !)

Jusqu'en 1947, jusqu'à ce que la "révolution verte" lancée alors par le gouvernement indien

bouleverse progressivement, complètement et irrémédiablement leur vie. 

 

LA VIE DE NOMADE APRES 1947 ...

Une nouvelle politique agricole plus intensive, instaurée afin de nourrir une population humaine en pleine expansion, a mené à un épuisement des sols et, pour de multiples raisons que je tenterai de résumer bientôt, a obligé les Rabaris à abandonner leurs zones de pâture traditionnelles, à mener toujours plus loin leurs troupeaux, essentiellement composés de nos jours de chèvres et de moutons, et à devenir progressivement semi-nomades : en 2010, l’on estimait que seulement 2% de Rabaris sont encore nomades.

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Beaucoup vivent dans de petits hameaux de huttes rondes aux murs de boue et toits de chaume. 

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Sous une chaleur accablante, les hommes continuent, inlassablement, à sillonner -les routes cette fois– en quête de nouveaux pâturages, souvent en butte à l'hostilité des cultivateurs locaux qui les voient maintenant comme des envahisseurs, souvent en butte au racket et au mépris, pendant que les femmes redoublent d’astuce et d’intelligence pour vendre la laine et le beurre clarifié près des commerçants des villes proches.

Plus encore que le turban, c'est l'étoffe de la chemise d'Achala que j'ai aimé dessiner : vous la découvrirez bientôt... 

Davantage encore, le visage, ridé à souhait, m'a intéressé : quel plaisir pour moi de le détailler ! En voici les premiers traits, ici, et ci-dessous.

Enfin, et surtout, j'ai craqué pour ses moustaches, de belles bacchantes : celles que l'on voit sur les photos de Laurent Auxiètre ne sont rien à côté de celles d'Achala, que vous connaîtrez bientôt !  

Vraiment : j'ai littéralement jubilé en les dessinant, poil après poil !

 

 

 

 

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mise à jour du MARDI 8 JUILLET.

LES RABARIS : en voie vers une lente et inéluctable disparition ?

Le gouvernement indien, par sa révolution verte de 1947, a tenté de protéger les terres agricoles des dégradations dues à l’érosion et a procédé à des plantations d’arbustes qui, envahissant aussi les terres incultes que les Rabaris avaient coutume d’utiliser, ont condamné leur accès et limité les parcours traditionnels de transhumances.  Ces plantations se répandant le long des routes, les pasteurs ont même été contraints de se déplacer en leur bordure, cette situation provoquant ainsi des risques pour le bétail et de graves perturbations pour la circulation.

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Auparavant, les régions réservées aux cultures et celles propices à l’élevage étaient bien distinctes et les pasteurs n’entraient guère en concurrence avec les paysans locaux.  Par certaines réformes, le gouvernement a progressivement incité ces derniers à élever eux-mêmes d'autres espèces de bovidés.  Les vaches indigènes des Rabaris, dont les productions telles que les bouses pour la fumure, les peaux ou la traction étaient autrefois hautement appréciées par les agriculteurs que les nomades côtoyaient lors de leurs déplacements, ont alors perdu de leur valeur.  En tant que mode d’existence, le pastoralisme a par voie de conséquence été hautement déprécié car l'élevage intensif des buffles a été privilégié sur les exploitations agricoles comme source principale de revenus, les agriculteurs conservant désormais les résidus de cultures pour leurs propres animaux plutôt que de laisser les pasteurs les utiliser. 

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L’agriculture s’est intensifiée et des champs qui demeuraient toute l’année en jachère –prisés par le peuple nomade– ont désormais été exploités toute l’année pour des cultures et un élevage rentables, allant même parfois jusqu’à bloquer l’accès aux points d’eaux pour les pasteurs.  Les engrais chimiques ont supplanté le fumier autrefois tant apprécié.  Les rapports se sont détériorés, querelles et tensions sont venues remplacer l’harmonie d’antan, laissant le peuple des Rabaris, les frères d'Achala, dans la perplexité et l'incompréhension.

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Parlons aussi du secteur industriel : lui qui reposait autrefois sur le textile, et donc profitait aux Rabaris éleveurs, s’est diversifié avec l’exploitation de minéraux comme le bauxite, ou du pétrole et du gaz naturel.  En conséquence déplorable,  les nouvelles industries se sont souvent implantées sur des terres marginales, sources de fourrages pour les pasteurs au cours de leurs migrations.

Enfin, l’évolution climatique -ce réchauffement qui affecte la planète entière- ne joue pas non plus en faveur des Rabaris.  Ces dernières décennies, une tendance à des sécheresses prolongées répétitives est apparue,  ce qui a perturbé la croissance des végétaux en détruisant les graines et appauvrissant les terres : la détérioration croissante des sols a réduit le nombre et la variété des espèces fourragères disponibles.


MISE A JOUR DU SAMEDI 12 JUILLET 

Le crépuscule des Rabaris

  Devront-ils perdre leur identité pour survivre ?

 

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Le crépuscule des Rabaris

2528017748.jpg  Hier, une vocation, aujourd’hui, un commerce. 

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Où qu'ils aillent, les Rabaris doivent désormais payer les agriculteurs qui ont cessé de les accueillir sur leurs champs en toute liberté.  Les redevances des contrats de pâture, établies pour une durée spécifiée, se négocient entre les villageois - qui décident le plus souvent des prix - et les chefs de tribus : il est du devoir des pasteurs de ne pas transgresser les règles du système, sans quoi ils ne seront plus acceptés dans le voisinage.

 

CREDIT PHOTOGRAPHIQUE : ©Meena Kadri

En conséquence, les Rabaris perçoivent de nos jours le nomadisme tout autrement : ce n’est plus une vocation mais un commerce !  Incités par le gouvernement qui leur octroie prêts, assurances, voire même aide financière lors des années de sécheresse, ils se lancent, bon gré mal gré, dans celui de la laine –pour la confection de vêtements et tapis– et dans la vente d’animaux sur les marchés locaux (la vente de bovins pour la consommation humaine constitue encore une infraction morale, mais  les ovins et caprins fournissent une viande non interdite par la tradition hindoue).  La vente de lait - jadis tenue comme un délit semblable à la vente de sang – entre également dans les mœurs. 

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©Michael Sheridan

Puisque les pasteurs n’ont qu’une connaissance très limitée de l’économie de marché, ils ne savent pas grand-chose de l’âpre concurrence qui joue entre les négociants d’ovins et de laine ; avec la fluctuation des prix, ils reçoivent parfois moins d’argent pour leur laine ou leurs moutons que lors de la transaction précédente et pensent avoir été floués ; ils ont le sentiment d’être trahis par ceux en qui ils avaient confiance.

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©Steve McCurry

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 MISE A JOUR DU MARDI 15 JUILLET

 S’adapter par la sédentarisation, l’éducation et le changement d’activité.

S’il ne reste que 15 ou 20 moutons et chèvres, un membre de la famille gardera le troupeau pendant que les autres –y compris femmes et enfants- rechercheront un emploi salarié comme main-d’œuvre non qualifiée : manœuvre pour creuser l’argile, travailleur dans les champs, ouvrier dans les mines de sel, garde de nuit sur des chantiers de construction, employé dans des stations-service et des commerces.  Le domaine des transports les attire également : voyager est dans leur sang. 

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Pour permettre cette intégration par le travail, ils considèrent que l’enseignement, vital, leur permettra de développer de nouvelles opportunités d’abandonner leur mode de vie inadapté à ce monde moderne auquel ils veulent s’intégrer pour survivre. Pour ces adultes analphabètes -qui parfois n'ont ni emploi ni papiers officiels pour attester de leur existence- gagner un statut reconnu est un vrai défi et ils ne veulent pas que leurs enfants rencontrent les mêmes problèmes ; mais faute d’écoles mobiles, la scolarisation ne peut vraiment concerner que les familles sédentarisées. 

Des choix de vie importants conditionnent et bouleversent leur vie et de telles décisions ne peuvent être prises à la légère ...

... sans le conseil des anciens ...   ... sans le soutien des proches ...

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Photo © Angshuman Chateerjee Photo © Angshuman Chateerjee

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Photo © Caleb Coleman 

De plus, très conscients de l'impact négatif que l'école peut jouer sur le tissu culturel de leur groupe ethnique, ils souhaitent un système d'éducation qui respecterait leurs valeurs morales et religieuses, leurs traditions, leur style de vie de nomades. Les écoles formelles des villages voient à peine la réalisation de ce projet d'éducation. Les valeurs des groupes minoritaires ne sont-elles pas réduites par les messages traditionnels des textes d'école ?  De plus, il n'y a que très peu d'enseignants d’origine rabari qui puissent être des exemples pour les enfants et pour les jeunes gens de la communauté.

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Photo © Mitchell Kanashkevich  

 

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MISE A JOUR DU VENDREDI 1er AOUT 2014

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Le crépuscule des Rabaris

Devront-ils cesser d’être qui ils sont pour pouvoir survivre ?

Devront-ils cesser d'être... pour pouvoir survivre ?

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 Les tatouages, une affaire de femmes ...

Les Rabaris font partie des peuples les plus tatoués d'Asie. 

Traditionnellement, le tatouage incombait -et était destiné- aux femmes qui, munies d'une longue aiguille,  représentaient des motifs compliqués sur les jambes, bras, mains, cous et visages, motifs qui assuraient la fertilité, protégeaient des dangers extérieurs et racontaient leur vie, celle des chameliers nomades du désert du Gudjarat.  Très fréquemment, on retrouvait le symbole du puits sur les avant-bras : avec un climat essentiellement sec, il représentait la vie pour ces nomades qui voyagent.  L’encre se composait d’un mélange de charbon noir et de colorants naturels.  Les mères tatouaient leurs filles dès l'âge de trois ans et jusqu’à leur mariage à 20 ans, car une femme non tatouée n’était pas considérée comme attrayante et ne pouvait attirer un mari.

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Il y a une trentaine d'années, la machine à tatouer a remplacé les aiguilles.  Des tatoueurs ambulants –qui utilisent dorénavant de l’huile de noix de coco et du kérosène dilué dans de l’eau- ont repris le rôle autrefois dévolu aux femmes.  Cependant, leur méconnaissance de la symbolique rabari a provoqué une dégradation de la tradition, qui disparaît peu à peu au nom du progrès et de la modernité issus du monde occidental et valorisant des images de femmes modernes à la peau claire.

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  all photo © Daniel Pissondes

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Le crépuscule des Rabaris

Devront-ils cesser d’être qui ils sont pour pouvoir survivre ?

Devront-ils cesser d'être... pour pouvoir survivre ?

Des femmes monochromes  ...

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  photo © Angshuman Chatterjee

Les femmes portent un long châle noir, puisque les moutons des Rabaris sont souvent noirs, châle appelé « lobadi » ou « ludi » et qui recouvre la tête, allant parfois jusqu’à voiler entièrement le visage lorsqu’un homme étranger à la famille apparaît.  Dessous s’entrevoit une blouse courte ornée de broderies colorées et rehaussées d’or et d’argent, blouse ouverte dans le dos et dont les pans sont reliés par des lacets.

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    Des femmes monochromes aux couleurs chatoyantes ...

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photo © Angshuman Chatterjee 

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photo © Angshuman Chatterjee 

De tous temps, les femmes brodent pendant leur temps libre et transmettent leur savoir-faire aux jeunes filles.  La broderie joue un rôle primordial dans leur vie : c’est une obligation sociale et une monnaie d’échange lors des mariages, mais aussi l’expression matérielle de leur culture.  Chaque point, chaque motif, chaque dessin -et la manière dont ils sont réalisés-, les occasions auxquelles les étoffes sont portées, tout a une signification et permet de distinguer la provenance du tissu par ses broderies.

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photo © Angshuman Chatterjee

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photo © Angshuman Chatterjee

 

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 MISE A JOUR DU LUNDI 4 AOUT

«J’avais remarqué un sac aux finitions délicates, le tissu était brodé de couleurs chatoyantes et parsemé de miroirs» écrit Judith Frater, anthropologue américaine qui se bat pour la survie des artisanats locaux et a partagé plusieurs mois la vie de ce peuple nomade."

    «The Threads of Identity» (1995) [Tissus identitaires].  

“C’était à la fois naïf et vivant, les miroirs en forme de cœurs et les couleurs vibrantes étincelaient joyeusement pour créer un autre univers.  J’étais comme hypnotisée.»

“J’ai été frappée par ces femmes mystérieuses enveloppées de noir, dont je n’apercevais qu’un œil à travers l’entrebâillement des portes. Qui étaient ces femmes de l’ombre ? Comment leur existence monochrome leur permettait-elle de créer ces broderies exubérantes ? A quoi pensaient-elles quand elles brodaient ces motifs si expressifs ?”

   

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Les motifs de chameaux, de paons et d’éléphants rappellent leurs origines de chameliers et leur lignée royale, et les scorpions, l’acacia et les femmes qui portent de l’eau évoquent l’âpreté de la vie dans le désert.  Les miroirs sont des parures, mais ils sont également destinés à aveugler et à désorienter les esprits malfaisants ainsi qu’à protéger leurs enfants du mauvais œil.

 

photo © Retlaw Snellac

De nos jours, l’art rabari résiste pourtant mal aux pressions du monde moderne.  De plus en plus de femmes se sont mises à travailler et consacrent donc moins de temps à la broderie, préférant même orner leurs vêtements de passements en tissu synthétique brillant, ou utiliser la machine à coudre ; la laine est délaissée pour le polyester, et les motifs anciens du désert comme les paons et les oiseaux sont remplacées par des motifs plus urbains et futiles comme des tracteurs et des motos.

 

Oui, les Rabaris ont déjà cessé ...

d'être ce qu'ils sont ... ... pour pouvoir survivre !

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Photo © Hervé Blandin

   Photo © Hervé Blandin

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 Mes principales sources d'information :

 http://www.decomood.com/s/18599_94990_les-rabaris-font-le...

http://www.trekearth.com/gallery/Asia/India/West/Gujarat/...

 http://www.touarek.org/BODYART/histoire_tatouage.php

http://www.kustomtattoo.com/tatouage-piercing-paris-tatoo...

http://fiveprime.org/hivemind/Tags/rabari,tattoo

http://www.courrierinternational.com/article/2005/08/04/b...

http://art.ba.meunier.free.fr/index.php?option=com_conten...

http://www.hommes-racines.fr/peuples-les-rabaris/page_4kk...

http://ngm.nationalgeographic.com/2010/02/nomads/mccurry-...

http://ngm.nationalgeographic.com/2010/02/nomads/lancaste...

http://www.photoradar.com/photos/757/ffotolady/rabari-elder

http://www.eenet.org.uk/resources/eenet_newsletter/news4_...

http://books.google.be/books?id=_xb59d1KcC0C&pg=PA11&lpg=PA11&dq=les+rabaris&source=bl&ots=XAR29Px07c&sig=0uYPSrYJH95JWZT4J2cfM9GUEaE&hl=fr&ei=3xYPTqPaCcyZOp_CobgL&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CBcQ6AEwADgo#v=onepage&q=les%20rabaris&f=false

http://indiahistoryspeaks.blogspot.com/2008/07/rabaris-of... 


Depuis le 30 juin, au gré des mises à jour de cet article,  vous m'avez accompagné, aussi attentivement que fidèlement je l'espère, tout au long du cheminement de ce dessin évolutif, de ce portrait d'Achala le Rabari, de ce magnifique berger nomade de l'Inde !  

Le voici enfin terminé, tout vêtu de blanc, sa barbe (un des pans s'est décroché) suspendue aux oreilles par un collier de fines perles, de part et d'autre d'un visage aux traits amaigris, le regard empli de tristesse peut-être, mais d'une grande fierté, sans aucun doute ; et chargé d'interrogations...

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 "ACHALA, LE BERGER NOMADE RABARI" -  25 x 37 cm

Le voici donc : ci-dessus, en dessin, ci-dessous, en photo.

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Au gré de mes recherches pour élaborer cet article, j'ai découvert sur l'internet que le mensuel "Sciences et Avenir" avait publié en novembre 2009 un article intitulé "Le voyage sans fin des Rabaris".  J'ai très vite réussi -grâce à la redoutable efficacité de la bibliothécaire de ma ville- à me procurer ce numéro 753 qui m'intéressait, vous vous en doutez, au plus haut point.  Permettez-moi, à l'occasion de la présentation de mon dessin achevé, de vous présenter ce texte en intégralité : il me paraît compléter à merveille mes articles. Ensuite, je vous proposer de visionner une vidéo -en anglais- tout aussi judicieuse !

De vrais reportages de journalistes et cinéastes

partis vivre quelques semaines parmi les Rabaris,

que vous pouvez découvrir en cliquant sur le dessin d'Achala ci-dessous !

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Commentaires

L'élevage intensif est une calamité pour tous les peuples, et inexorablement on voit disparaître des modes de vie et des paysages magnifiques, pour le profit de "quelques'uns"............Achala est déjà magnifique.........je m'en rappelle..........

Écrit par : TIFET | 09 juillet 2014

Oui, à l'époque de la première publication de ce dessin et de l'histoire des Rabaris, sur OverBlog, tu avais été très sensible aux thèmes abordés et leurs conséquences sur ce peuple, et tu avais particulièrement apprécié le drapé du turban... (si le blog ne montre plus rien, j'ai conservé des copies de tous les commentaires, car ils sont, pour moi, toujours très importants). A bientôt, Tifet.

Écrit par : Jean-Claude | 12 juillet 2014

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt ce "reportage" sur les Rabaris, un peuple que je ne connaissais pas, digne et noble dans sa détresse. Je suis convaincue que ce sont ces peuples aujourd'hui méprisés qui nous donnent des leçons de vie, et peut-être sauveront un jour l'humanité de sa folie auto-destructrice. Car eux sont restés sur le chemin de l'harmonie, qui seul va loin.
Je reviendrai voir le beau dessin qui s'esquisse d'article en article sous nos yeux émerveillés.

Écrit par : Carole | 12 juillet 2014

Je voudrais tant partager votre optimisme...

Je crois comme vous que les Rabaris, que tous ces autres peuples vivant auparavant en harmonie (au sein de leur groupe respectif !), mais aujourd'hui tellement ignorés, négligés, méprisés, nous donnent des leçons de vie dans nos sociétés malades...

Je crains par contre, et cela m'effraie, que leur disparition progressive, partout sur notre Terre, ne permette jamais de sauver l'Humanité de sa folie auto-destructrice. N'est-il pas, depuis longtemps (et si peu pourtant à l'échelle de l'âge de l'humanité), déjà trop tard ?

La suite de mon article, il me semble, parle en ce sens... Merci de revenir le lire et regarder ce fier Rabari s'épanouir sous mes mines !

Écrit par : Jean-Claude | 13 juillet 2014

Il est bien tel que je me le rappelais ! je crois que c'est avec Lalibela un de tes dessins que je préfère......il est tellement expressif, ce n'est pas étonnant qu'il t'ai inspiré, son histoire t'a touché et il me touche aussi......

Écrit par : TIFET | 04 août 2014

Merci, Tifet.

Avec Lalibela -qui fait la fierté de mes voisins !-, Achala est aussi, bien sincèrement, un de "mes" portraits préférés : je l'adore. Pourtant, j'ai l'impression qu'il passe inaperçu lorsqu'il est exposé, je ne sais pourquoi. Peu de visiteurs s'attardent devant lui.

J'envisage de le dessiner bientôt, à nouveau : j'ai tout récemment trouvé sur l'internet une autre photo de ce fier Rabari, légèrement de profil, sur lequel, encore, je lis dans le regard une grande tristesse...

Bon succès à Gérard et toi pour votre exposition "Tandem" !

Écrit par : Jean-Claude | 08 août 2014

C'est un merveilleux portrait, où se concentre toute la beauté d'un peuple ancien et menacé.

Écrit par : Carole | 07 août 2014

Beauté d'un peuple ancien, menacé...

J'aime dessiner ces portraits d'êtres humains amenés, inéluctablement, à disparaître.
Jimmy Nelson, qui m'a inspiré plus d'un dessin, consacre son oeuvre photographique à rassembler ces portraits de peuples en voie d'extinction.

On peut les découvrir sur le site http://www.beforethey.com/

Écrit par : Jean-Claude | 08 août 2014

J'avais déjà vu ton magnifique dessin mais c'est toujours un plaisir de le revoir et tes explications sont précieuses. De même que toutes ces photos, il y a là matière à une expo entière! Les fillettes aux yeux clairs sont si belles et pourquoi pas une main tatouée en noir et bleu?

j'ai programmé aussi "Mangez-le si vous voulez", on s'y rencontrera.
Cette année, je n'ai réservé "que" 5 pièces car la programmation me plaisait moins. Ils ont eu une diminution de subsides, Est-ce pour cela?
A samedi!

Écrit par : christiana | 08 août 2014

Sans les explications que j'aime leur associer, j'ai l'impression que mes dessins auraient triste mine ! Merci, Christiana.

Parmi les quatre autres pièces que tu as programmées, j'espère qu'est reprise "Discours à la nation" ! : mon garçon (et son équipe du Centre Culturel de Theux) l'avait programmée au Théâtre l'Autre Rive de Polleur l'an dernier : un bijou !

A samedi, alors...

Écrit par : Jean-Claude | 08 août 2014

Yes! je l'ai programmée!

Écrit par : christiana | 08 août 2014

Merci Jean Claude, la tension monte !............

Écrit par : TIFET | 12 août 2014

Les commentaires sont fermés.