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21 mai 2014

"ALI" : un dessin d'un vieil homme du Djebel Barkal dans le Nord-Soudan.

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- 28 x 35 cm -  février 2009 -

- Ali, un vieil homme de la tribu Shaygyiah -

- Djebel Barkal, Nord-Soudan -

 crédit photographique : flickr @ Vit Hassan


Chaque pays, de quel continent qu'il soit, compte une ou plusieurs merveilles naturelles devant lesquelles l’homme se sent petit, dérisoire, comme confronté à des puissances surnaturelles.  Le Djebel Barkal (que vous pourrez localiser sur la carte ci-dessous), l’un des sites majeurs du Soudan, l’un des plus spectaculaires, appartient, dit-on, à celles-là. 

 Ali, le vieil homme de mon dessin,

vit dans cette région grandiose du Nord-Soudan,

près d’une montagne sacrée que vous connaissez peut-être…

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Le Djebel Barkal, tout proche des bords du Nil (à environ deux km de la rive droite du fleuve), à une quinzaine de km en aval de la quatrième cataracte, est en réalité une très petite montagne, mais pourtant tellement impressionnante !  Sa forme très particulière lui fit donner par les anciens Egyptiens son nom, son image de « montagne pure », « montagne sainte » ou « montagne sacrée » : une grande table rocheuse d’environ 300 mètres par 250, dominant la vallée de 97 mètres, flanquée à l’est d’une aiguille de grès rose haute de 75 mètres, sorte de pilier au flanc de la façade.  Son isolement et la verticalité des pentes qui en défient l’ascension renforcent une étrange impression de solennité et entraînent un sentiment de crainte révérencielle.

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Ali vit dans cette région unique - la seule du Soudan à être classée dans la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO - de Djebel Barkal et des quatre autres sites archéologiques de culture napatéenne (de 900 à 270 avant J.-C.) et méroïtique (de 270 avant J.-C. à 350 après J.-C.) qui couvrent une région de plus de 60 km le long de la vallée du Nil.  Ces sites comprennent des vestiges de temples, de bâtiments d’habitation et de palais mais surtout des tombeaux avec et sans pyramide. Ces vestiges sont un éloquent témoignage d'une culture ancienne remarquable qui s’est épanouie en ces lieux au cours de l’Egypte ancienne.

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Ayant achevé la conquête de la Haute-Nubie, le pharaon Thoutmosis III étendit en effet - vers 1450 av. J.-C. - l’empire égyptien au sud jusqu’au Djebel Barkal et y fondit la ville de Napata, au pied de la célèbre colline. C’est à partir de son séjour que se développa le lien avec le dieu impérial Amon, adoré tout spécialement au pays de Koush sous sa forme criocéphale (à tête de bélier).  Napata devint en quelque sorte “la Karnak du Sud”, la montagne sacrée étant considérée comme la demeure d’Amon.

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Après plusieurs siècles d’occupation, la ville fut abandonnée par les Egyptiens au XIe siècle av. J.-C. et sur le territoire allant de Napata et Dongola s’établit une dynastie autonome nubienne ou plus exactement koushite, qui, aux alentours de 750 av. J.-C., défit les troupes d’occupation et conquit l’Egypte, alors en pleine anarchie. Cette dynastie koushite, dite à tort “éthiopienne”, forma la XXVe dynastie, dont “les Pharaons noirs” s’installèrent à Thèbes, la capitale de la Haute Egypte, et y régnèrent de 750 à 664 av. J.-C.


sources :

http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/le_djebel_barkal_et_le_te...

http://nubie-international.fr/accueil.php?a=page403010&am...

http://fr.academic.ru/dic.nsf/frwiki/1457980

http://whc.unesco.org/fr/list/1073

 http://www.ictam.com/site_pages_fr/-AFRIQUE/soudan2.html

  


Ah !

Ali, cet homme âgé au visage buriné par l'impitoyable soleil nord-soudanais, à la barbe blanche si soignée et au turban immaculé, a sans doute souvent contemplé la merveille des merveilles, le Djebel Barkal, son tertre primordial, les pyramides des derniers rois de Napata, le temple d’Amon avec tous les autres temples attenants ; car même ruinés, leur magie opère encore pour celui qui y est sensible.

 

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Pour cette raison, sans doute, j'ai tenté - sciemment - de redonner vivacité à ce regard qui me paraissait quelque peu triste ou désabusé !  J'ai tenté, une fois n'est pas coutume, de traduire mon sentiment plutôt que celui qu'un visage exprime par lui-même.  J'ai tenté de traduire par mes mines mon regard sur son regard...

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Publié dans VISAGES DU MONDE | Tags : ali, dessin vieil homme, djebel barkal, soudan, dessin rides | Lien permanent | Commentaires (4) |

Commentaires

et ce regard, c'est celui d'un "sage", d'un homme qui est fier de ce qu'il est et en même temps plein de tolérance et de respect pour les autres, j'en ai rencontré de ces visages en Egypte aussi, ton dessin le met si bien en valeur, il est beau, on a envie qu'il nous raconte sa vie, son pays.........je me rappelle de ce dessin que tu as fait je crois en 2009, à l'époque déjà il m'avait fort impressionné !

Écrit par : TIFET | 21 mai 2014

Merci de m'ouvrir ton regard sur celui de cet homme, qui te remet en mémoire ces mêmes visages que tu as maintes fois rencontrés en Egypte voisine.
Oui, j’aimerais moi aussi qu’il nous raconte sa vie et nous conte son pays !

Écrit par : Jean-Claude | 28 mai 2014

Qu'il est expressif ce vieil homme à la barbe blanche!! Des yeux emplis de savoirs et de douceur et qui cherche à nous expliquer son histoire, son vécu! On ne sait ce qu'il est devenu mais je pense qu'il aurait un regard très triste sur 2014!! BISOUS FAN

Écrit par : FAN | 21 mai 2014

Merci Fan, à toi aussi, de me parler de ton regard sur celui de cet homme.
Comme je l’écrivais précédemment à Tifet : ces yeux nous donnent envie de connaître son histoire, son vécu, son approche du monde actuel...

Écrit par : Jean-Claude | 28 mai 2014

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