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lundi, 08 avril 2013

Un, ou deux, ou trois portraits de trois Mauritaniennes ou... peut-être d'une seule !

Dimanche 24 mars

C'est sous cet énigmatique titre - pardonnez-moi ! - que je vous présenterai bientôt un tout nouveau dessin pas à pas. (Même mes proches ne le connaissent pas, ou guère...)

Première publication ce mercredi 27 mars !

Image du Blog ypjane.centerblog.net

Mercredi 27 mars

Avec l'aimable autorisation de son auteur, je publierai en toute fin d'article 

"la" photo qui a inspiré ce portrait

qui, de jour en jour, se multipliera deux, trois fois, sous vos yeux...  

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Jeudi 28 mars

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Vendredi 29 mars

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J'ignore qui elle est, et en la regardant, je cherche, j'hésite, je m'interroge sur ces yeux qui semblent fuir.  Un signe de soumission ? Est-elle timide, modeste et pudique ?

Le commentaire sous la photo, sur le site du photographe, écrit en ces termes : "Lors de notre bivouac, quelques femmes du village sont venues partager avec nous quelques instants de chants et de danse.  Merci !" ne permet guère de répondre à la question...

Samedi 30 mars

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Dimanche 31 avril

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Lundi 1er avril 

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Mardi 2 avril

 Les voici, ces deux premiers portrait de femmes de Mauritanie.   

Avant une troisième Mauritanienne, bientôt, je vous le promets :

sur la feuille de dessin, elle s'approchera des deux autres,

gracieusement cachée sous ses drapés et plissés si élégants...

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 Mercredi 3 avril

Un, ou deux, ou trois portraits de trois Mauritaniennes !

Premiers traits du troisième portrait...

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Jeudi 4 avril

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Samedi 6 avril

 « Le Maure cherche toujours à se donner, par la dignité de son maintien, l’aspect respectable de l’homme sage et pieux, conscient de vivre sous le regard de Dieu.  Il marque ainsi sa différence à l’égard de ses chefs et de ses aînés, tout en inspirant le respect aux jeunes (et aux inférieurs). Il atteint ses buts par des vêtements amples et longs et par un art inné des drapés sculpturaux »

Odette du Puigaudeau – (1894-1991)

(Bretonne, elle partagea la vie des nomades du désert pendant des années, tout en effectuant des recherches archéologiques, botaniques et ethnographiques.)

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Le troisième portrait est achevé.

Dimanche 7 avril

Dans le désert, le soleil, le vent (et le sable lorsque souffle une tempête) agressent la peau, la dessèchent, la déshydratent.  Les gens du désert ont l’habitude et savent comment se protéger et s’isoler de ces agressions en choisissant des habits adéquats - souvent amples et superposés - et en s’enveloppant dans de longs voiles souples et protecteurs.

Le voile maure transporte - comme dans un rêve - l'histoire des femmes et de l'élégance en héritage, transparente, fluide et legère. 

Elles portent, gracieusement, la melhafa, enroulée à la façon d’un sari autour du corps et de la tête : elle semble là pour cacher le visage par timidité ou pudeur.  Cette très longue pièce de tissu, souvent de couleur vive, auparavant noir ou teinté à l’indigo, passe aujourd’hui par des tons pastels, vifs parfois, et est décorée au pochoir par des motifs se répétant.  Mesurant jusqu’à 7 m de long, portée sans bouton ni couture, elle est maintenue par de petits nœuds, enroulée de façon à couvrir le corps des pieds à la tête, hormis les mains et parfois le visage.

Le Coran, chapitre « la lumière » verset 31, précise : "Dis aux croyantes de baisser pudiquement leur regard et de protéger leur vertu. Qu’elles ne fassent pas étalage de leurs parures, hormis celles que l’on ne peut tenir cachées. Qu’elles rabattent leurs voiles sur leur poitrine et qu’elles veillent à ne pas étaler leurs ornements, sauf devant leur époux, père, beau-père, fils, frères, neveux, esclaves des deux sexes, serviteurs mâles non suspects de désirs charnels et les enfants non encore initiés au sexe; qu’elles évitent de frapper le sol de leurs pieds en marchant, pour montrer leurs atours cachés" .

 

1065662441.JPGLundi 8 avril

Grégory ROHART, photographe professionnel, est le fondateur de www.i-trekkings.net , portail communautaire sur la randonnée itinérante et le trekking, qu'il a créé en 2007 pour partager et échanger autour de la randonnée avec d'autres passionnés de la marche itinérante.  Toutes les destinations sont abordées sur I-Trekkings.  Il est l'homme à tout faire du site : journaliste, photographe, webmaster ; et il lui arrive même de temps en temps de mettre la main dans le code informatique...

Voici, enfin, cette photo-montage que j'adore - de Grégory ROHART - et qui m'a inspiré ce dessin de trois Mauritaniennes : votre oeil attentif décèlera les détails qui m'on permis de titrer cet article "Un, ou deux, ou trois portraits de trois Mauritaniennes ou... peut-être d'une seule !  Elle est visible sur le site www.i-voyages.net (cliquer sur le lien ou l'image ci-dessous).
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A bientôt, pour de nouveaux voyages...

 

Commentaires

C'est comme la sainte trinité, 3 en 1?

Écrit par : christiana | lundi, 25 mars 2013

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La Trinité ? Un fameux et sacré mystère...

Écrit par : Jean-Claude | lundi, 25 mars 2013

Encore un beau travail en route Jean Claude, ces plis si harmonieusement travaillés.......cette ébauche de visage que l'on ressent déjà pleine de vie.........ce sourire malgré tout ! j'ai hâte de voir la suite ! c'est tellement dommage que je sois si loin, j'aurais tant aimé aller à ton expo ! je te souhaite beaucoup de belles rencontres ! tu nous raconteras ?

Écrit par : TIFET | jeudi, 28 mars 2013

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Travailler avec mes portemines sur ces plis harmonieux et ce visage ridé, souriant mais qui se veut discret m'a passionné, l'espace de quelques jours...

D'accord, Tifet : je veillerai à trouver - après l'exposition "Les Theutois exposent et s'exposent" dont je parle dans l'article précédent, et le "WEEK-END WALLONIE BIENVENUE" - le temps (mais il me manque tant) de raconter un peu ici ces belles rencontres que déjà, je fais en préparant ces passionnantes activités !

Écrit par : Jean-Claude | dimanche, 31 mars 2013

Très beau travail des plis. Le drapé, l'épreuve qu'il fallait maîtriser et que les peintres allaient étudier à Rome quand ils étaient doués et avaient la chance de recevoir une bourse. Pas besoin d'aller à Rome pour toi...

Écrit par : christiana | mardi, 02 avril 2013

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Oh, ces plis, modestement travaillés, sont bien loin des drapés de Dürer ou de Leonardo da Vinci.
Mais quel plaisir j’ai éprouvé en dessinant ces alternances d’ombres et de lumières, ces plis entourés de deux zones d’ombre (ou l’inverse suivant leur sens !).

Écrit par : Jean-Claude | lundi, 25 mars 2013

Quelle sublime transparence dans ce voile !! j'imagine que tu as du y passer du temps !

Écrit par : TIFET | vendredi, 05 avril 2013

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De fait, comme tu l'as bien imaginé, la transparence de ce voile n'était pas l'élément de ce dessin le plus facile à réussir, et je me suis aventuré dans cette étape du travail... à tout petits pas !

Écrit par : Jean-Claude | samedi, 06 avril 2013

L'ensemble de ces trois Mauritaniennes est vraiment beau. Trois facettes pour un sourire radieux. Toujours pas envie de te risquer à la couleur? L'indigo des saris aurait peut-être fait merveille?

Écrit par : christiana | mercredi, 10 avril 2013

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Les trois facettes de cette même Mauritanienne, assemblées proches l’une de l’autre mais envisagées sous trois angles différents, permettent de la percevoir de trois manières complémentaires.

L’ensemble est très esthétique, et le défi de dessiner au portemine ce visage et cette melhafa m’a réjoui à chaque instant ; le bonheur de dessiner, tout simplement.

Et non, décidément, la couleur, ici comme ailleurs, me tente toujours si peu.

Écrit par : Jean-Claude | samedi, 13 avril 2013

Superbe dessin, une fois de plus, digne d'entrer dans la galerie des portraits de femmes dont tu sais si bien nous révéler toute la sensibilité.

Écrit par : Richard LEJEUNE | samedi, 13 avril 2013

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Merci.
A mes yeux, cette Mauritanienne - même si l’on ne peut la comparer à Lalibela ma Reine d’Ethiopie, à cette Rom qui semble crier en colère et en silence, ou encore à Mama Maria la veille mendiante rwandaise - est toutefois très digne de les côtoyer sans rougir !

Écrit par : Jean-Claude | samedi, 13 avril 2013

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