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A propos du Musée National de la Céramique et des Arts Somptuaires de Valence

Complément historique à la présentation du DESSIN d'un des atlantes du...

(clic sur le titre ci-dessous)

 

Palais du Marquis des Deux Eaux (Valence - Espagne)

El Palau del Marqués de Dosaigües (València - España)

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Le Musée National de la Céramique et des Arts Somptuaires est hébergé dans le réputé « Palau del Marqués de Dosaigües », construit à Valence fin du XVe siècle : je vous en ai présenté ces triomphes d’exubérance rococo que sont sa façade (avec ses tourbillons, lions et animaux sauvages), sa porte d’entrée et ses atlantes, symboles des rivières Júcar et Túria, aux eaux dormantes la majeure partie de l’année mais susceptibles de jaillir de leur lit avec grand fracas lors de rares mais violentes intempéries.

L'intérieur de l’édifice - avec ses pièces luxueuses, certaines de style gothique, d'autres inspirées par l'Orient et la danse de salon - n’a rien à envier à son extérieur que je vous ai présenté.

La « Salle de la Cuisine »,  particulièrement, vaut, peut-on lire, le détour : elle recrée une cuisine valencienne telle qu'elle fut conçue par le fondateur du musée, Don Manuel González Martí, totalement équipée avec plusieurs centaines de pièces de céramiques et de porcelaine provenant pour la plupart des centres de fabrication de la région.


SALLE DE LA CUISINE

Nous y voyons sur les plinthes des séries d'azulejos – ces carreaux à décor émaillé, d’inspiration arabe, datant des XVIIIe et XIXe siècles - et d'autres carrelages représentant des scènes du premier quart du XIXe siècle, le tout accompagné d’objets et de mobilier de la même époque.

       

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VITRINES


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VITRINES

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Le Musée propose également des socarrats (ce type de carrelage avec lequel on revêtait aux XIVe et XVe siècles les intervalles entre les poutres des plafonds) mais encore de la porcelaine de Chine ou du Japon et de la faïencerie moderne, avec quelques Picasso (je vous en propose ici un exemplaire).  Enfin, on peut y admirer l’évolution de la céramique, à travers les siècles récents, ou quelques échantillons d'art islamique.

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Son intense polychromie, combinaison du rouge du tissu mural avec les dorures et verts utilisés en décoration murale, lui valent son nom ; tissu recouvrant encore la suite de chaises du XVIIIe siècle, style Queen Ann, laquées en blanc, aux armes du marquisat et se trouvant là depuis 1905. Une partie du mobilier est en outre une réplique de celui datant de 1867.  Le sol en marbre est marqueté aux initiales « MD » du Marquis des Deux Eaux.  Le plafond peint en 1866 représente "Le Génie, la Gloire et l'Amour" avec des couples d'auteurs célèbres et leurs muses respectives, comme Dante et Béatrice ou encore Pétrarque et Laure.

     

 

 

 


LA CHAMBRE ROUGE

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La « Salle des Carrosses » abrite l’étonnant « Carrosse des Nymphes » (1753), en quelque sorte la berline de gala des Marquis des Deux Eaux qui se succédèrent en ce lieu : dessinée et peinte par Hipólito Rovira, elle fut taillée par le sculpteur Ignace Vergara.  Toute la caisse est suspendue par des courroies en cuir et le modèle est presque identique à celui du "Carrosse d'Or" du Prince Josef Wenzel 1er von Liechtenstein, également daté de la seconde moitié du XVIIIe siècle, conservé à Vienne.  Son ornementation avec ses sculptures en bois doré tout en courbes et exubérance est semblable à celle du portail d’entrée du Palais.  Un second, celui du Marquis de Llanera, créé aux alentours de 1800, de style Empire, appartenait jusqu’il y a peu à la famille de ce marquis et fut légué récemment au musée par ses descendants.  Enfin, cette salle abrite une chaise à porteurs du XVIIIe siècle.

CARROSSE DES NYMPHES

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CARROSSE D'OR

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VON LIECHTENSTEIN)2451628446.jpg

 

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CHAISE A PORTEURS2465513209.JPG

Le mot berline utilisé ci-dessus n'a pas été choisi, vous vous en doutez, par hasard.  En effet, à l’époque déjà (:les temps n’ont pas changé), le carrosse – ancêtre de nos automobiles motorisées - était le symbole par excellence du statut social de son propriétaire. Les carrossiers (aviez-vous auparavant songé à l'origine de ce mot d'apparence bien moderne ?) présentaient à leurs clients des illustrations – un catalogue - à partir desquelles ils pouvaient proposer des modifications selon leur goût personnel, leurs besoins, leurs envies et… leurs moyens !  Ces voitures d’exception étaient celles, est-il besoin de le préciser, des familles royales et de la noblesse : on les rencontre dans des musées à Lisbonne, Londres, Versailles ou… Valence.

 

Terminons cette visite guidée par la "Salle de Bal" et son plafond, représentant l'œuvre "L'Entente de Valence et de Don Jaime pour la Religion", datée de 1866, où l'on voit la ville de Valence agenouillée devant Don Jaime - Jacques Ier dit le Conquérant (1208-1276) (en castillan : Jaime I el Conquistador) et un personnage en blanc symbolisant la Foi Chrétienne. 

Quatre médaillons à l’image de Vénus entourent la scène. Derrière une cloison ajourée de cette salle, à l’abri du regard des invités, se tenait l'orchestre.  Des reliefs en plâtre, figurant de nombreux éléments musicaux et soutenus par des amours, des cornes d'abondance et des animaux fantastiques, forment une allusion directe au caractère de la salle, qui conserve son mobilier d'origine composé d’imposants miroirs, de banquettes et de canapés dont un en son centre, que les spécialistes nomment "canapé borne".

       

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Écrit par Jean-Claude VINCENT Lien permanent | Commentaires (0)

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